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Life can't always be planned ▬ Hazel & Meredith

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MessageSujet: Life can't always be planned ▬ Hazel & Meredith Mar 25 Mar - 0:53


Meredith  & Hazel ☸  Life can't always be planned
Nouant d'une traite ses cheveux blonds en une queue de cheval, Meredith épousseta les hanches de son tailleur blanc. Un dernier coup d'oeil face au miroir, et elle traversa les longs couloirs du Quartier Général du Vénator d'une démarche droite et assurée ignorant toute personne lui souhaitant le bonjour. En réalité, elle n'avait parlé à personne depuis deux jours. Elle avait fait une faute impardonnable à l'une de ses missions, et avait trop honte pour le reconnaître.  Alors aujourd'hui, elle allait réparer ça comme il se doit.

Il y a deux jours donc, elle était partie patrouiller dans les rues du Queens, le sort lui avait été favorable car elle croisa un sorcier seul déambulant dans un coin peut gratifiant. La traqueuse avait donc sorti son atirail, et avait poursuivit sa cible dans une course folle jusqu'à finalement lui tirer plusieurs balles dans le cœur. Trois en réalité, si du moins elle ne l'avait pas touché ailleurs en complément. Mais tout chasseur compétant se devait de nettoyer son carnage. Or, un autre sorcier l'a prise en dépourvu au moment où elle allait s'occuper des preuves. Elle se battit, mais n'avait pas prévu l'armerie nécessaire pour vaincre ce deuxième être surnaturel, un peu trop puissant pour elle. Elle fut donc forcée de fuir lamentablement, abandonnant sur la route un corps  mais aussi un sorcier en vie. Et si il y avait bien une chose que Meredith ne supportait pas, c'était de perdre.

Elle sortit toujours aussi déterminée et impassible du batiment, et monta dans le premier Taxi se présentant à elle.

« Au Centre de Criminologie principal je vous prie. Vite. »
lança-t-elle à l'adresse du chauffeur sans avoir même fermé la portière, mais le concerné eut bien raison de ne pas riposter vu la mine menaçante de la femme qu'il transportait.

Pendant deux jours, elle a suivit à la trace la prise en charge de la dépouille qu'elle avait abandonnée. Elle était revenue plus tard dans l'après-midi de son meurtre pour récupérer la victime, mais le corps était entrain de se faire embarquer dans un camion. Elle avait donc relevé le numéro de la plaque d'immatriculation et avait mené son enquête minutieusement, ce qui l'avait fait atterrir tout droit au Centre de Criminologie de New York. Le corps avait surement été amené là pour être étudié, et elle ne pouvait pas se permettre de les laisser découvrir ses balles. Si ils les trouvaient, ils trouveraient son arme, et donc la propriétaire. C'était bien trop dangereux pour laisser passer ! Elle s'occuperait du deuxième sorcier toujours vivant une autre fois.

Le taxi l'arrêta tout pile devant le bâtiment. Sans perdre son assurance et sa droiture, elle se dirigea à l’intérieur de celui-ci, et alla droit vers le bureau d'accueil en se penchant vers la secrétaire visiblement au téléphone. Celle-ci lui fit signe de patienter, mais la Fée ne fut pas de cet avis. Elle arracha le combiné téléphonique des mains de l’incompétente, et raccrocha pour capter toute son attention.

« Bonjour. J'ai besoin de parler à votre Directeur. » dit-elle fermement. Mais Meredith et le tact faisaient deux ! Sans surprise, la secrétaire refusa froidement d'entendre quoi que ce soit de plus. Plan numéro deux. Alors, la Fée se pencha un peu plus vers le bureau, et posa délicatement sa main sur la joue de la femme en face d'elle et la caressa du bout des doigts.

« Laissez moi répéter... » murmura-t-elle mieleusement. « J'aimerais accéder à vos couloirs c'est... très important pour moi. »

Un sourire béa aux lèvres, la secrétaire acquiesça et se leva pour la conduire aux portes d'accès. Elle composa le code et, un grand sourire aux lèvres regarda la blonde s'engouffrer dans les couloirs. Fière d'elle, elle glissa dans sa poche le pass qu'elle avait discrètement attrapé sur le bureau. Si il y avait bien quelque chose d'infaillible avec les humains, c'était le pouvoir de persuasion des Fées. Pendant quelques secondes, elles pouvaient être plus efficaces que n'importe quel Sérum de vérité ou que n'importe quelle forme de contrôle.

Elle traversa aisément les couloirs en rendant leur salut aux gens la croisaient, et arriva enfin devant la morgue. Il fallait dire qu'à son bureau, elle avait soigneusement étudié les plans du bâtiment afin de ne pas passer pour une boulet de service... Tout d'abord, Meredith détestait qu'on la sous-estime. Et ensuite, elle n'aimait pas le contact humain, et souhaitait l'éviter le plus possible. Elle passa le pass dans la porte, et regarda autour d'elle avant d'entrer. Là, elle se retrouva dans une grande salle, déserte de tout autre être vivant. Parce que les morts eux, ils y étaient...

Sur ses gardes, elle avança prudemment jusqu'au milieu de la pièce, cherchant où pouvait bien se trouver le corps qu'elle recherchait. Elle n'entendait personne, elle devait donc être seule, c'était parfait ! Elle espérait sincèrement qu'ils ne l'avaient pas déjà fouillé, sinon elle était foutue et n'avait plus qu'à démissionner. Non vraiment, elle ne se pardonnerait aucune erreur. Elle perdrait toute estime chez ses collègues qui la voyaient déjà comme un bloc de glace, alors se pointer au QG en annonçant qu'une arme de chasseur à pû être identifiée, c'était la goutte d'eau. Bien qu'elle menait le Vénator et avait la confiance de Dyson, elle ne sortait pas beaucoup voir quasiment jamais pour s'amuser. Elle passait son temps à travailler et à traquer, à se demander si elle dormait... C'est pour cela que ses relations sociales n'étaient pas très expérimentées...

Elle s'approcha d'un des corps et souleva avec dégout le drap blanc qui le recouvrait. Non, ce n'était pas lui ! Et... ce n'était pas l'espèce de double-face non plus... Elle s'approcha alors d'un troisième cadavre, et tendit la main vers le tissus, sentant que son but était proche. Plus vite elle aurait ses balles, plus vite elle pourrait repartir ! Sa main s'approchait dangereusement du drap, et au moment où elle allait enfin le saisir, elle se retourna d'un coup. Elle n'eut malheureusement pas le temps de voir le visage du corps froid, qu'elle sentit une présence derrière elle. Elle venait de se faire prendre la main dans le sac ! Et en plus, elle n'avait pas prévu d'arme au cas où...

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Dernière édition par Meredith Ziegler le Dim 13 Avr - 21:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Life can't always be planned ▬ Hazel & Meredith Lun 7 Avr - 5:41


Meredith  & Hazel ☸  Life can't always be planned
Le métal de son scalpel brillait sous les lumières industrielles du laboratoire, laissant une trainée sanguinolente dans le fond de l’évier. Hazel nettoyait tranquillement son arsenal de profanatrice de tombe dans de l’eau clair, puis désinfecta les instruments avec soin avant de les déposer sur un plateau en acier inoxydable. La brune revêtit une grand sarrau blanc par-dessus sa chemise à carreau et son jean noir, seules ses converses rouges dépassaient sous son habit de travail. La louve attacha ses cheveux en chignon sur le haut de sa tête pour ensuite enfiler une paire de gant en latex. Elle glissa également un masque de docteur en papier dans une des poches du vêtement blanc pour plus tard si les vapeurs de formol lui faisaient trop tourner la tête. Pas facile de travailler avec des cadavres quand on a le nez aussi fin, mais parfois, c’était pratique pour dénicher des détails que l’œil ne pouvait détecter. Un relent de parfum, une marque de nourriture, une tâche d’encre, une blessure minime, etc.

Aujourd’hui, c’était une journée comme les autres. Elle s’était levée très tard, car la chasse de la dernière pleine lune datant de quelques jours avait été plutôt mouvementée. La fatigue encore pesante l’avait maintenue au lit. Pas facile de gérer des louveteaux encore tout naïfs alors que les chasseurs rodaient à l’affut. Hazel était sans doute trop protectrice. Trop sentimentale pour entrer dans la définition d’une parfaite alpha. Néanmoins, elle n’était émotive qu’avec ceux qui le méritaient vraiment et affreusement cruelle avec ceux qui blessaient ces personnes. Ainsi donc, elle avait taillé en pièce quelques vampires pour rattraper une recrue tombée dans une embuscade. Elle s’en sortait avec de longues marques de griffes sur les épaules qui ne tarderaient pas à finir de guérir. Les vampires eux, en avait perdu la tête. Littéralement. Faute de témoins, la rumeur que la chef des Tellers était redoutable ne se divulguerait pas. Pour sa meute, c’était un fait établi.

Hazel mis les écouteurs de son Ipod sur ses oreilles, puis pris le plateau métallique et se dirigea vers la salle de chirurgie. La voix criarde, mais à la fois envoûtante de Led Zeppelin remplie ses oreilles et la belle brune se mis à marmonner les paroles tout bas tout en bougeant la tête au rythme de la musique. Trop absorbée par la mélodie ou le fait qu’elle n’attendait personne, la louve ne remarqua pas tout de suite l’intruse. Elle circula simplement entre les tables argentées sur lesquelles trônaient des corps couverts de leurs linceuls blancs, puis posa son plateau sur un chariot vide. Le scalpel entre les doigts et les lèvres articulant silencieusement les dernières paroles de Stairway to Heaven, elle se retourna pour arriver face à face avec la chasseuse. Une expression de surprise se peignit sur les traits de la légiste quand soudain, elle pointa la blonde du bout de sa lame d’examen.


«T-t-t ! On en touche pas ! Je n’ai pas fini de l’examiner ! » dit-elle avec conviction tout en retirant ses écouteurs pour les mettre dans sa poche. Elle avait remarqué la main de la chasseuse près du drap et fronça les sourcils. Entrer dans la morgue sans s’être annoncé, c’était piétiné un peu sur son territoire couvert de macchabées. Ses yeux clairs détaillèrent la nouvelle venue : Une beauté froide à l’apparence immaculée. Elle venait peut-être des hautes sphères de la police ? Hazel baissa son scalpel, mais ses sens la titillaient. Soit le parfum de la blonde était un peu spéciale, soit la dame n’avait pas une odeur très… humaine. « Je peux vous aider peut-être ? Normalement, les agents m’appellent avant de me rendre visite. C’est ce monsieur qui vous intéresse ? Il a été très bavard vous savez… »

Enfin bavard, façon de parler ! La brune approcha son chariot avec ses instruments de torture. Ensuite, elle se plaça entre l’étrangère et le corps, la forçant ainsi à se reculer pour laisser la légiste travailler. Elle mit le scalpel dans la poche avant de son sarrau et souleva à deux mains le drap qui couvrait le défunt. Du coin de l’œil, elle examina la réaction de blondie et remarqua le manque de stupeur sur son visage. Ce ne devait pas être le premier mort qu’elle voyait.

« Toujours pas de traces du meurtrier ? Vous pouvez m’éclairer un peu sur les circonstances de sa mort peut-être ? C’est pour le rapport bien sûr. » dit-elle de manière innocente, espérant en apprendre un peu plus qu'avec le mince dossier qu’on lui avait refilé en même temps que la dépouille. « En tout cas, il n’y a pas de doute sur la cause du décès… Des tirs parfaits!» La jeune femme se pencha au-dessus du corps et compta les trous de balles en les pointant du bout du doigt. Trois balles dans le cœur et peut-être d’autres ailleurs vu la quantité de traces de sang séchées. En tout cas, ce n’était certainement pas un accident !
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MessageSujet: Re: Life can't always be planned ▬ Hazel & Meredith Jeu 17 Avr - 0:46


Meredith  & Hazel ☸  Life can't always be planned
A peine Meredith s'était retournée, que son antagoniste pointa un objet tranchant vers elle. Par précaution, la fée préféra reculer d'un pas et éloigna sa main du drap perplexe ment. Elle ne comptait tout de même pas l'attaquer avec ça ? Et puis qui était-elle pour oser lui parler ainsi ! Elle sera les poings, frustrée d'avoir été interrompue après avoir exercé un sans faute sur un plan parfait et prémédité. Pourquoi avait-il fallu qu'il y ait quelqu'un dans la morgue ! Elle aurait déjà terminé sa tâche si elle n'avait pas été prise au dépourvu ! Décidément, la chasseuse enchainait erreurs sur erreurs et aurait beaucoup de mal à se le pardonner. Elle était trop peu indulgente envers elle-même lorsqu'il s'agissait de son travail. Après tout, c'était sa vie et elle tenait vraiment à éradiquer les buveurs de sangs et les sorciers même si ça devait impliquer qu'elle y laisse sa propre vie ! Et puis comme si ca n'était pas déjà assez, en plus de se faire prendre la main dans le sac elle se faisait menacer par un objet coupant !

Celle qui était visiblement la médecin légiste de ces corps se tenait droit devant elle, et fini par baisser son scalpel. C'était pas trop tôt. Meredith n'avait pas vraiment envie de se battre de toute façon. Elle se trouvait donc face à une jeune femme plutôt de petite envergure et pas très imposante aux traits doux et attrayants. Mais Meredith savait qu'il ne fallait jamais sous-estimer quelqu'un. Elle en avait fait l'expérience plus d'une fois avec de nouveaux vampires ! D'ailleurs, l'amie des macchabées lui disait étrangement quelque chose. Peau pâle, yeux clairs et épaisse chevelure ténébreuse avec une once de rouge ;  elle était presque sûre de l'avoir déjà vue quelque part, mais impossible de se souvenir où. Après tout, où aurait-elle pû bien la voir ? Elle ne côtoyait que très peu de gens, et encore moins des médecins légistes ! Mais moins si elle n'avait pas fini d'examiner sa victime, peut être n'avait-elle pas encore retiré les balles ! Une once d'espoir, qui commença à s’effondrer au moment où elle reprit la parole.

« En fait non, pas vraiment. » répondit-elle froidement au moment où la brunette lui demanda si elle voulait de l'aide. Et puis quoi encore, elle travaillait bien mieux toute seule, elle n'avait pas besoin d'une inconnue dans les pattes ! Mais celle-ci ne semblait de toute façon pas l'écouter puisqu'elle continua de parler.

Les agents ? Oh ! Ainsi, elle la prenait pour un simple agent de police... Intéressant, au moins elle avait déjà sa couverture et pourra continuer de jouer le jeu ! Mais la partie qui lui plû un peu moins ce fut celle concernant le cadavre. Comment ca « très bavard » ? La blonde préféra garder le silence et rester impassible. Elle regarda la scientifique préparer son matériel, et pesta intérieurement quand celle-ci la força à s'écarter en se mettant entre elle et le cadavre. Elle était un peu trop curieuse et gonflée à son goût, et prendre du retard commença sérieusement à l'irriter. Pendant qu'elles avaient cette ennuyante conversation, des centaines de vampires se baladaient toujours dans les rues de New-York , pouvant faire de nouvelles victimes à tous moments !

Puis la louve releva le drap, sous l'Impassibilité exemplaire de Meredith. C'était bien lui, c'était bien le sorcier qu'elle avait abattu ! Et vu l'aspect des impacts, les balles n'avaient pas encore été retirées ! Un immense sentiment de satisfaction et de soulagement monta en elle. Elle n'allait peut être pas devoir démissionner du Vénator, et ne fuirais peut être pas New-York après tout !

Meredith contourna la table du mort, et alla se placer en face de la gérant des lieux pour avoir une meilleure vue sur la victime sans être gênée par celle-ci. Pour une fois, elle décida de jouer les cartes de la ruse et non de la violence. Ainsi, elle répondit aux questions de la brunette avec le plus de conviction qu'elle put.

« Non, toujours rien. On l'a retrouvé comme ça au milieu de la route avec des impacts au cœur. On ne sait pas combien de temps il est resté là, et encore moins qui a eu la cruauté de faire ça. » Elle marqua une pause. « Mais en réalité j’espérais que vous pourriez m'aider également à en savoir plus. » Répondit-elle d'une voix posée. Meredith avait toujours eu un accent étranger très prononcé, dû à son ancienne vie au Danemark. Quand elle était arrivée aux États-Unis, elle avait appris très vite la langue par obligation, mais n'avait cependant rien perdu de sa langue maternelle et de ses origines.

Vint ensuite le moment de parler des balles, enfin. Le moment que la chasseuse attendait depuis le début. Tout autre sujet était inutile à vrai dire. Elle se pencha en même temps que la légiste, et écouta attentivement. Parmi toutes les traces de sang on pouvait tout de même discerner trois impacts de balles au niveau de la poitrine : les siens. Elle releva la tête au mot « tirs parfaits », et un petit sourire s'étira sur ses lèvres roses. Évidemment que c'était parfait ! Sinon, elle ne serait pas digne de mener le Vénator ! Elle scruta le corps encore quelques instants, et planta ses yeux dans les iris bleues de sa compagne. « Oh, je vois.... » rétorqua-t-elle d'un air innocent en rapprochant dangereusement sa main des blessures. « Et dîtes-moi, par hasard vous ne saurez combien de balles a-t-il reçu ? Et si... si il aurait été touché également ailleurs qu'à la poitrine ? » demanda-t-elle en désignant la zone du doigt.

Mais elle regretta très vite d'avoir demandé quelque chose d'aussi précis. Disons qu'il y avait moins direct, comme approche... Même si un agent fédéral avait besoin d'informations de ce genre pour pouvoir enquêter, elle manquait de prudence et craignait de se faire découvrir. Elle n’aimait pas parler aux gens, et même si son statut de fée lui permettait d'obtenir toutes les informations qu'elle désirait grâce à la séduction elle n'en fit rien. Premièrement, parce qu'elle était trop loin de la petite fouine. Et deuxièmement, parce que celle-ci possédait un scalpel dans sa poche alors qu'elle, n'avait pas d'armes. Bien sûr, elle aurait toujours pû la faire déprimer pour la calmer, mais elle n'avait rien à gagner en utilisant son pouvoir sur des humains et en plus elle s'était déjà nourrie un peu plus tôt. Par ailleurs, elle se demandait toujours où est-ce qu'elle avait bien pût déjà voir la brune et n'arrivait vraiment pas à résoudre ce mystère. C'était comme un sentiment de déjà-vu sans vraiment l'être.  Mon dieu... comment allait-elle bien pouvoir faire pour se sortir de là et récupérer les balles sans commettre un autre homicide ?

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MessageSujet: Re: Life can't always be planned ▬ Hazel & Meredith Mar 22 Avr - 4:16


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Dans sa tête de fouine, la louve revoyait les images du dossier qu’elle avait oublié dans le laboratoire. Ses converses rouges s’activaient autour du ''bavard'' et elle griffonna quelques remarques sur son bloc note au fur et à mesure qu’elle examinait les autres blessures. Son regard clair regarda la tête du cadavre un instant, le comparant à la photographie de la victime aperçue plus tôt, car on avait su l’identifier avec ses empruntes. Il avait déjà été fiché par la police pour vol de voiture il y a 6 mois. D’un côté, sur sa table d’opération, on ne voyait qu’un cadavre livide et sans expression avec les yeux grands ouverts. Sur le papier, on apercevait plutôt un quinquagénaire respirant la santé avec sa peau rose et ses yeux plissés à cause de la lumière. La mort emportait tout, même la joie, et la légiste aurait presque pu se sentir mal si elle ne passait pas sa vie entière entourée de macchabées. Le jour à la morgue et la nuit dans son assiette...  

Cela dit, elle fut soulagée que la cause de la mort ne soit pas une mystérieuse morsure ou des coups de griffes d’un animal enragé. Un meurtre par un loup-garou ne laissait rarement plus que quelques morceaux de chair déchiquetés, mais les impacts de balle excluaient définitivement ce scénario. Il aurait été plus difficile de falsifier des dossiers avec Blondie sur ses talons qui examinait tous ses faits et gestes. Hazel admirait cette étrange femme à la dérobé. Elle se tenait trop droite, trop proche du corps et son parfum indescriptible commençait drôlement à taquiner son nez fin d’enfant de la lune. Lorsque l’agent du FBI, NCIS, CIA ou toute autre organisation dont elle se fichait éperdument eut posé ses questions, la légiste prit son temps avant de desserrer les lèvres. En fait, elle enregistrait soigneusement ce que lui racontait l’inconnue dans un coin de sa tête tout en étudiant les bleus qu’avait son patient sur les jointures. La louve remarqua le petit accent légèrement germanophone dans la voix de son interlocutrice, mais ne dit rien, elle en aimait bien la sonorité. Elle hocha de la tête. La route ça correspondait bien aux traces de gravier trouvées sous les chaussures de ce monsieur.


« Vu la coloration de la peau ainsi que la rigidité du corps, ça doit faire entre 46 ou 47 heures qu’il est mort. Des témoins peut-être ? Je n’ai pas eu le privilège d’aller sur la scène du crime moi-même. » Son attention se reporta très vite sur la cause principale du décès, c’est-à-dire, les trois balles. Le sujet semblait également attirer l’attention de Blondie qui se pencha au-dessus du corps. Suivant la main de la jeune femme du regard, un détail attira son attention, mais elle ne dit rien encore une fois. Le cadavre était sa priorité pour l’instant.« Trois balles dans la poitrine et peut-être une autre dans la région du mollet gauche. C’est pour ça qu’il y a autant de sang, mais je crois que celle-là ne l’a qu’effleuré. Juste assez pour l’empêcher de pouvoir courir trop loin, histoire de le garder à porter de tire. Il s’est battu. Ses poings sont abîmés, mais il n’a pas souffert. C’était une mort rapide. »  

Il ne fallait pas être idiot pour comprendre que c’était un travail de professionnel. Hazel n’était pas psychologue ou psychanalyste, mais son expérience dans le métier lui soufflait que ce n’était pas un acte qui avait été fait sous une impulsion quelconque. Ce crime avait été calculé, ou du moins, pratiqué de nombreuse fois pour atteindre une maîtrise certaine. Un meurtrier en série ? Non… Plutôt un chasseur de prime. Les mains d’Hazel se figèrent quelques secondes. Un chasseur ! L’alpha se força à recommencer à respirer. Elle essaya de ne pas trop penser à ce qu’impliquait la présence d’un chasseur dans le Queens à quelques rues de son lieu de travail. La tête de la meneuse des Tellers était-elle mise à prix ? Depuis quand étaient-ils au courant de l’existence de sa meute ? La légiste se releva et laissa l’agent contempler le cadavre seule alors qu’elle fit mine d’aller chercher une paire de pince sur le chariot. Soudain, les pièces du puzzle s’imbriquèrent une à une dans sa tête. La louve était très maligne, peut-être trop, car elle avait la fâcheuse habitude de voir des complots partout. Pourtant, dans une situation pareille, laisser le doute planer trop longtemps pouvait se révéler fatale. La brune se rapprocha nonchalamment de la porte de la sortie pour ne pas qu’on s’alarme devant son comportement. Hazel pris une grande inspiration et tourna la serrure, s’enfermant ainsi volontairement dans la morgue avec la blonde. Si danger il y avait pour sa meute, il ne sortirait pas d’ici.

Une jeune femme inconnue, étrangère même, qui arrivait sans s’annoncer dans la morgue. Un meurtre de première qualité à deux pâtés de maison. La blonde qui soulevait les draps sans permission. Aucun coup de téléphone de la réception. Absolument rien qui puisse la prévenir au moment exact où elle était la seule et unique légiste présente à cet étage… Hazel épousseta son sarrau blanc, mais avec l’adrénaline qu’elle sentait monter en elle, elle en oublia ses gants tachés du sang de la victime. De longues tâches rouges apparurent sur son habit. Le scalpel se retrouva à nouveau dans sa main et pour passer son stress, elle le faisait tournoyer dans ses doigts. Elle se retourna vers Blondie, se trouvant entre elle et l’unique sortie, puis s’éclaircit la voix avant de lui faire un sourire polit.


« Vous savez, normalement, les agents se présentent avant de poser les questions. À moins de me montrer votre plaque, j’ai bien peur de ne plus pouvoir vous en dire plus sur la victime… » Hazel haussa les épaules innocemment, comme pour dire qu’il s’agissait de la procédure habituelle et qu’il ne fallait pas s’inquiéter. Néanmoins, elle n’avait pas terminé... « Sauf que toutes personnes qui s'inquiéteraient du résultat de mon analyse auraient au moins la décence d’éviter de contaminer les preuves. Elles porteraient des gants par exemple. » Chose que la chasseuse ne portait visiblement pas. « Enfin, bien sûr, ce n’est peut-être pas dans vos inquiétudes s’il y a de potentielles chances que votre ADN soit déjà sur le corps... » rajouta-t-elle sur un ton beaucoup moins gentil.  Elle ne l’accusait pas ouvertement d’être la meurtrière, mais en tout cas, elle le sous-entendait très fortement. Elle planta son regard dans celui de la jeune femme avec toute la sévérité dont elle était capable.

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MessageSujet: Re: Life can't always be planned ▬ Hazel & Meredith Jeu 22 Mai - 22:29


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Elle continuait de scruter attentivement le cadavre avec grande satisfaction. Elle l'avait bien amoché cet abruti de sorcier ! Comme les vampires, elle n'éprouvait absolument aucun scrupule à les tuer. Ils n'avaient pas marqué sa vie comme eux certes, mais cela faisait parti de son job alors elle s'était conditionnée à penser comme ça. Qu'ils étaient des machines qui devaient être débranchées, des bêtes bonnes à l'abattoir. Jamais une seule fois dans sa carrière -sauf peut-être à ses débuts mais elle le soustractait de la liste- elle n'avait manqué sa cible, et jamais une fois elle fut aussi stressée qu'aujourd'hui.

"Non, pas de témoins je le crains..." répondit-elle à la Brune. Elle était drolement perspicace pour une humaine. Voir même un peu trop. Elle lui détailla ensuite le nombre de balles, c'était trois. Parfait, elle avait vu juste. Son expression se crispa cependant à l'évocation d'une possible quatrième balle dans le mollet. L'avait-elle oubliée ?! Mais qu'est-ce-qui lui avait pris ce jour-là pour faire autant de fautes ! Puis elle parla finalement ses poings abimés. En effet, quand elle s'était approchée de lui et l'avait giflé avec son arme, le sorcier avait tenté de se défendre en la frappant  mais Meredith avait très facilement le dessus en lui donnant un coup de coude à la tête, et c'est là qu'elle lui tira la première balle avant qu'il ne prenne la fuite. Ensuite, elle lui tira les deux autres dans la poitrine. Elle avait parfaitement calculé ses tirs qui avaient été précis et heureusement fatals pour sa victime qui ne se releva plus.

Cependant, une question persistait dans la tête de la fée. C'était bien beau, d'avoir des informations supplémentaires et de se rendre compte que cette stupide humaine en avait découvert un peu trop, à son grand malheur. Mais elle n'avait pas de temps à perdre, et devait à tout prix récupérer ces satannées balles ! Comment pouvait-elle bien procéder avec une légiste dans les pattes ? Elle n'avait pas que cela à faire ! Pendant qu'elle papotait tranquillement avec l'autre, des vampires étaient en pleine liberté ! C'est alors que, tandis qu'elles étaient toutes les deux penchées au-dessus de la victime, la brunette familière se figea quelques secondes comme une statut. Sans montrer son étonnement, elle tourna les yeux vers elle tandis qu'elle se relevait vers le chariot. Meredith était perplexe, quelque chose n'allait pas.

Et elle avait vu juste. Sans aucune raison apparenta, elle se dirigea tout droit vers la porte d'entrée du labo et la verrouilla la porte, sous la surprise de Meredith qui se redressa et se crispa en fronçant les sourcils. "Je peux savoir ce que vous faites ?!" lâcha-t-elle sur la défensive. Non mais elle était entrain de faire quoi là ? Non, ça ne sentait pas bon du tout. Sur ses gardes, la chasseuse recula par réflexe d'un ou deux pas en la voyant faire de nouveau tournoyer le scalpel dans ses doigts. Elle arrêta finalement sa marche, et lui fit un grand sourire. Charmant sourire, il fallait l'avouer...

"Je... pardon ?" Surprise par le refus soudain de la belle brune. Néanmoins, elle n'eut pas le temps de finir, que celle-ci reprit. Et en l'espace de quelques secondes, la chasseuse venait de se faire découvrir et toutes les possibilités envisagées pour prendre les balles venaient de se jeter par la fenêtre. Un frisson la parcourut et malgré son air impassible elle ne put retenir son déconcertement de s'afficher sur son visage. Elle n'avait pas du tout aimé l'insinuation qu'avait formulé la médecin, parce qu'elle venait de tout deviner. De deviner que c'était elle qui l'avait tué, et venait récupérer ses preuves. Elle détestait se sentir en position de faiblesse. Et le "Qui êtes-vous ?" qu'elle avait lâché sur un ton glacial ne la rassurait absolument pas, elle avait l'impression qu'elle allait devoir se battre pour sortir d’ici. Bien qu'elle ne doutait pas de qui allait s'en sortir vivant, étant donné qu'elle était surnaturelle et l'autre n'était qu'une pitoyable humaine. Mais elle n'avait juste pas envie de faire plus de dégâts. Dans ces conditions, prise au piège et sans armes, Meredith n'avait pas le choix.

Elle reprit son calme olympien, et sortit d'une des poches antérieures de sa veste, une fausse plaque de police. Tous les chasseurs en possédaient une sur eux en permanence, au cas où. Elle s'avança vers la brune, et commença son discours à dormir debout.

« Anna Jensen, du FBI. Excusez-moi, je suis nouvelle dans mon secteur et je n'ai pas encore pris l'habitude de me présenter. » Elle montra la plaque, avec sa photo dessus. C'était un nom un peu germanique que lui avait choisi Dyson, pour éviter toute confusion avec son accent. « Pour ce qui est des gants, cela ne m'a pas paru nécessaire de les mettre. Je n'ai pas l'intention de toucher la victime, je laisse ce boulot salissant à des personnes comme vous. Ensuite, je ne vois pas de quoi vous parlez, et ces accusations peuvent avoir de lourdes conséquences sur un agent de police. Maintenant, auriez-vous l’amabilité de m'ouvrir cette porte, ou alors de répondre à mes questions sur la victime ? »

Elle fixa son interlocutrice quelques instants sans état d'âme. On aurait dit un bloc de pierre. Mais en même temps, la Danoise n'était pas vraiment à l'aise avec les conversations, et elle avait beaucoup trop parlé à son gout. La scruta le scalpel, toujours dans les mains de la brune qui ne semblait définitivement pas convaincue par son discours. Très intelligente. Vraiment, très belle et intelligente. Sans aucun doutes, elle devait réussir à faire ce qu'elle voulait de sa vie. Puisqu'elle ne pouvait rien faire d'autre et n'avait pas envie de lutter plus longtemps, elle n'avait plus qu'une solution.

Elle planta ses iris bleutées dans celles de la médecin, et avança prudemment vers elle en rangea son badge. Arrivée face à elle, elle força un sourire sur ses lèvres et sans détourner le regard, baissa délicatement la main armée de son adversaire pour éviter tout danger, activant son pouvoir de séduction.  Là, avec la main qui lui restait de libre, elle effleura du bout des doigts la joue chaude de la brunette, et se rapprocha pour lui murmurer au creux de l'oreille. « Soyez-gentille... Ne dîtes à personne ce qu'il vient de se passer. » La séduction des fées était un moyen imparable pour obtenir ce qu'elles voulaient. Il leur suffisait de toucher quelqu'un et de battre des cils, pour que cette personne face les moindres de leurs désirs. Elle allait peut-être pouvoir partir tranquille. « Maintenant, enlevez ces balles pour moi et faites les disparaitre de vos analyses. S'il-vous-plait. » Mais alors que tout semblait marcher et qu'elle semblait séduite, elle sentit son fluide faiblir tout à coup. Elle fronça les sourcils et retira sa main brusquement. "Mais que... ?"

Comment était-ce possible ! En général, seules les fées non-expérimentées n'avaient pas une durée de séduction très longue. Or Meredith ne faisait pas parti de cette catégorie et réussissait toujours à obtenir ce qu'elle voulait de ses pantins ! Comment croyez-vous qu'elle se soit hissée si facilement au sein du Vénator ! Mais ce n'était pas normal, sa séduction venait de s'interrompre sur une humaine ! Maintenant, elle allait la trouver encore plus étrange et elle allait être obligée de s'en débarrasser pour ne pas avoir d'ennuis ! Un humain ne résistait jamais aux fées, ils étaient bien trop faibles. A moins que... Meredith dévisagea soudainement la brunette, et se précipita sur le chariot et prit le premier objet coupant sur lequel elle tomba. Un humain ne résistait pas au charme surnaturel. Mais une créature, oui. Elle leva à son tour son scalpel vers elle avec inquiétude et la menaça.

« Je savais bien que je n'aurais pas dû sortir sans armes. VOUS qui êtes-vous ! »

Tout s’emmêlait dans la tête de la chasseuse d'habitude si minutieuse et aujourd'hui tellement maladroite... Si celle qui se trouvait en face d'elle s'avérait être une créature, il y avait de grandes chances qu'elle soit en mauvaise posture. Bien heureusement, sa chair était trop rose et sa peau bien trop chaude pour qu'elle soit une vampire. Et si c'était une sorcière, elle était mal barrée. Au fur et à mesure qu'elle la détaillait, Meredith commença à se rappeler où est-ce qu'elle avait déjà vu la tête de la jeune femme. C'était évident, pourquoi ne pas y avoir pensé avant ! Dans les bureaux des chasseurs.


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MessageSujet: Re: Life can't always be planned ▬ Hazel & Meredith Lun 23 Juin - 3:37


Meredith  & Hazel ☸  Life can't always be planned

La tension augmentait progressivement dans la salle. Les silences entre deux phrases devenaient des moments pour examiner son opposante. Les mots soulevaient plus d’interrogation que de réponse et le voile des secrets se faisait de plus en plus transparent. La louve qui se pensait une proie devant une chasseuse avait ses sens en alerte et, par mesure de précaution, avait verrouillé la porte. Le métal froid des murs et des tables d’opérations renvoyait l’image floue des deux jeunes femmes qui se jugeait du regard alors qu’Hazel exposait la procédure habituelle. Son sarrau et ses gants étaient déjà maculés de sang du sorcier mort. Du coup, des taches supplémentaires passeraient pour une recherche plus approfondit de l’anatomie de la victime et non pas d’un règlement de compte… L’alpha était terriblement rationnel, même dans ce genre de situation imprévisible. Bien qu’elle pensait avoir poussé Blondie au pied du mur, l’étrangère ne broncha pas. Son calme état imperturbable et s’en était presque agaçant. Même si les traits de son visage étaient parfaits, la louve aurait préféré de loin pouvoir y lire ses intentions, hors, la potentielle menace en avait très peu. Le scalpel cessa de tournoyer lorsqu’on lui présenta la plaque d’officier de police et la brune s’approcha pour la voir de plus près. Son regard brillant d’intelligence passa de la plaque à la blonde en silence. Hazel savait les avantages d’une bonne écoute, ainsi, elle ne manqua aucune parole même si elle n’en croyait pas un mot. C’était juste… Trop. Trop parfait. Trop facile.

« Pour quelqu’un qui n’avait pas l’intention d’y toucher, vous aviez visiblement l’air de vouloir l’examiner avant l’arrivée d’un quelconque légiste… Disons que c’est un peu hors normes…» rajouta-t-elle sans perdre son ton soupçonneux, se rappelant très clairement la délicate main de ''Anna'' qui s’apprêtait à soulever le drap lorsqu’elle était entrée dans la pièce.


Et soudain son regard croisa celui de l’intruse et tout stoppa. On aurait dit que pendant un moment, Dieu avait décidé de peser sur le bouton pause, privant Hazel de secondes précieuses pour sa survie. On ne parle pas d’un coup de foudre, mais plutôt d’un étrange besoin de regarder Blondie, de la sentir, de l’écouter, mais surtout de lui obéir. Une main abaissa son arme de fortune, mais ce fut le contact des doigts de l’inconnue sur son visage qui la fit frissonner. Sa joue picotait étrangement et c’est un picotement qui se rependit sournoisement dans ses muscles. La brune eut le souffle coupé et cligna des yeux sans comprendre ce qui se passait. Être gentille ? Elle n’était le gentil toutou de personne ! Pourquoi devrait ne rien dire ? Pourquoi elle devrait docilement lui donner les balles ? Dans un tintement sonore le scalpel tomba sur le sol dans un étrange geste de soumission, mais l’alpha secoua la tête quand Anna retira sa main. Ses pensées devenues soudainement confuses reprirent leur juste place. Si la brune n’avait pas trop compris ce qui venait de se passer, elle avait bien sentit que c’était l’œuvre d’une créature surnaturelle. La colère teinta ses yeux d’une couleur d’or et ses ongles devinrent d’un noir de geais avant de s'allonger de quelques centimètres. On avait essayé de la manipuler et elle était à la limite de se transformer. Un sorcière peut-être ? Mais une chasseuse en plus ? Hazel avait vu juste, la menace était réelle ![/i]

« J’ai posé la question en premier ! » cracha-t-elle avec frustration tout en ramassant son propre scalpel sur le sol.

La blonde s’était réfugiée derrière l’un de ses chariots. Mauvaise idée, car dans sa vitesse d’esprit, la légiste se plaça entre la menteuse et ce qu’elle voulait le plus : les balles. En réalité, la brune lança sa lame qui alla se planter non loin du visage gracile de son adversaire en guise de diversion. Puis, elle fit un grand bond pour se retrouver accroupit sur la table d’opération, juste au-dessus du corps de la victime à la manière d’un animal qui protège son butin d'une attaque extérieur. Un grondement sauvage monta dans sa gorge en guise d’avertissement, mais la louve n’attaqua pas. Même si l’intruse était surement très dangereuse, ne venait-elle pas d’admettre sous la surprise qu’elle ne possédait pas d’arme sur elle ? Enfin, hormis l’équipement du labo bien sûr.


« Vous voulez ces balles ? Moi je veux des informations ! »

Hazel n’était pas encore sûre de vouloir laisser l’étrangère respirer une seconde de plus dans son laboratoire, mais hélas, il y avait trop de blancs dans cette histoire pour qu’elle s’achève aussi vite. Grâce au petit tour de séduction d’Anna, elle avait compris qu’elle n’était pas la cible première de cette dernière, sinon elle n’aurait sans doute pas eut une caresse mais bien une lame plantée au milieu du visage. L’envie de dévoiler son nom était tentante, mais trop risqué pour sa meute alors la louve se contenta de réfléchir à la meilleure option.

« On a le choix : soit on se tape dessus jusqu’à ce que mort s’ensuive, soit on repart toutes les deux avec ce dont nous avons besoin… À vous de choisir ''Anna''. »

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MessageSujet: Re: Life can't always be planned ▬ Hazel & Meredith Lun 4 Aoû - 4:22


Meredith  & Hazel ☸  Life can't always be planned
Contrairement à l'ambiance quelques minutes plutôt, l'ai se faisait lourd dans la salle et la tension ne cessait d'accroitre. Les deux jeunes femmes ressemblaient à deux grands et féroces fauves qui se fixaient en attendant que le premier baisse les yeux pour que l'autre attaque par derrière. La voilà qui se trouvait face à une autre créature surnaturelle, sans moyen réaliste de défense. Elle n'avait pas peur de devoir affronter son adversaire quoiqu'il était, mais si il s'avérait que l'envoutante brunette était en réalité une sorcière et qu'elle connaissait l'existence des fées, elle risquait gros pour ses ailes et son enveloppe charnelle qu'elle avait très fraichement aquise. Il ne manquait plus qu'elle reste coincée dans son corps toute sa vie, non merci  ! Cela sous-entendrait que les vampires continuraient de vivre après elle, et il en était hors de question.

Postée sur ses gardes et à l'affut de tout mouvement Meredith attendait, scalpel en main, prête à pousser son adversaire à la dépression. La légiste ne semblait pas craintive non plus, et faisait remarquablement fasse à la chasseuse qui en fut bien étonnée. D'habitude, il suffisait que Meredith fixe un peu trop longtemps les gens avec son air de meurtrière pour qu'ils baissent la tête et rebroussent chemin. Être associale pouvait avoir de considérables avantages, mais dans le cas présent c'était totalement déconcertant. C'est alors qu'un élan de colère envahi la docteuresse qui se crispa sous la fureur et la fixa avec de grands yeux jaunes luisants. Ses ongles s'allongèrent en de longues et accerées griffes noires. Surprise, Meredith recula soudainement de deux pas et perdit son air impassible pour laisser place à de la stupeur.

«  Un loup-garou...  » souffla-t-elle faiblement. Et tout lui revint  ! Travaillant du côté du Vénator, elle n'était que très peu au courant des affaires des bestiaux. Chats, chiens... ils ne lui avaient rien fait, pourquoi les chasserait-elle ? Elle savait simplement qu'ils y avait de nombreuses tensions entre loups et vampires obligeant les deux organisations à s'allier de temps à autres, ce qui l'avait amenée à travailler plus souvent avec Kyle pour son grand malheur. Mais par conséquent, même si elle ignorait le nom de la demoiselle, elle se souvenait très clairement l'avoir déjà vu dans les fichiers des créatures les plus puissantes  ! Son esprit en déduit rapidement qu'il devait s'agir d'une Alpha d'une meute importante. Ou d'un loup sanguinaire, mais Alpha était plus plausible. Si elle avait été une simple membre des blackwood, la conversation aurait surement été beaucoup moins diplomate. Elle tenait donc droit devant elle, une alpha visiblement dangeureuse. Et a peine avait-elle eu le temps de courir derrière un chariot, qu'un scalpel passa à vitesse lumière devant ses yeux et frola le visage de Meredith, qui se figea d'un seul coup.

Le saut hargneux de la lycante sur la victime comme un vulgaire chien de chasse qui protégeait son lapin ne fit qu'irriter d'avantage la chasseuse. Celle-ci, qui n'avait toujours pas bougé face au scalpel, se retourna lentement et vint se placer juste  face à elle en soutenant un regard glacial mais dont les iris trahissaient une pointe de rage. Elle émit un petit rire après avoir entendu le grondement sortir de sa gorge et ne put s'empécher de commenter. « Oh voyez-vous ça, le toutou garde sa proie... » Elle avanca sa tête vers celle de l'Alpha assez près pour sentir son souffle, puis lui déclara d'une voix mélant calme et provocation.

« Ce ne sont pas vos affaires. Maintenant, je vous conseille de me laisser accéder à ces balles, et nous reprendrons toutes deux tranquillement le cours de notre vie. Vous vos copains les macchabés, et moi mes enquêtes. »

Mais l'alpha ne semblait pas décidée à la laisser partir aussi vite  ; et la voilà qui se retrouvait coincée avec un chien mal léché au milieu de pleins de cadavres. Ainsi, elle lui proposa deux alternatives.  Dans un premier temps, la blonde ne répondit pas. La diplomatie n'était vraiment pas son point fort, et négocier non plus. Enfin, pas quand ce n'était pas selon ses règles à elle. Elle était étonnement plus douée pour les coups, et était pertinemment certaine que de toute façon,si elles venaient à s'affronter toutes les deux la pauvre chef de meute finirait en carpette. Dans son salon. Elle détacha ses yeux des iris bleutées de la brune pour aller calmement décrocher le scalpel du mur puis revint devant la jeune femme. Là, elle la fixa de nouveau et sentant l'impatience grandir en elle, elle planta d'un seul coup le scalpel avec tant de force, qu'il troua la table métallique.

« FILEZ-MOI CES FOUTUES BALLES !   »


Elle avait craché ses mots avec une telle fureur, que son accent germanique avait totalement refait surface. En général, ses employés qui la craignaient déjà d'ordinaire, la craignaient encore plus lorsqu'elle était énervée à cause de ses origines qui rendaient tout de suite sa voix beaucoup plus menacante. Il fallait dire que si on voulait rester en vie, en général, on ne décevait pas Meredith. Ou alors on en restait loin. Mais cela faisait trop longtemps qu'elle était partie du QG. Et elle n'avait prévenu personne. Car personne ne devait découvrir qu'elle avait faillit, cela représentait l'humiliation totale.

« Je n'ai aucun compte à vous rendre, et je me fiche de ce dont vous avez besoin, vous n'obtiendrez rien ! Il me FAUT ces preuves ! Puisque vous m'avez si brillamment démasqué, vous devez surement avoir compris que je veux juste faire mon boulot et récupérer ce que j'ai laissé sur cet imbécile ! »
rajouta-t-elle, hors d'elle. Rares étaient les fois où elle avouait son manque de réflexion devant quelqu'un d'autre et où elle reconnaissait s'être faite bernée. Surement parce que ce n'était encore jamais arrivé. Elle pouvait peut-être être la plus stratégique de sa tour, mais lorsqu'elle n'avait pas de plan de secours, c'était sauver sa peau -et ses balles- à tout prix. Et elle avait la vague impression que la brunette ne la laisserait pas sortir d'ici contre la parole. Manque de peau, elle n'avait pas l'intention de parler. «  Si j'aurais voulu vous tuer, vous n'auriez même pas eu le temps de voir mon visage que vous auriez déjà mit fin à vos jours avec votre fidèle scalpel. Trop coriace pour être séduite, et trop têtue pour obéir... Si vous refusez de falsifier ce rapport, je pourrais très bien envoyer d'autres chasseurs à vos trousses qui seront sans doutes moins sympathiques. Je suis sûre qu'ils seraient ravis de savoir la planque d'un
Alpha, hm ?! J'ai besoin de ça pour rentrer chez moi et terminer le travail. Mais je vous préviens... »

A ces mots, Meredith recula de quelques pas et laissa machinalement tomber sa veste sur le sol, dévoilant ainsi un débardeur aussi blanc que le reste. Elle raidit ses épaules en arrière et soudainement, deux immenses ailes translucides à la teinte bleutée se déployèrent hors de son dos, la soulevant à cinq centimètres du sol dans une position d'attaque.

« vous n'avez pas envie de céder, et bien moi non plus. »


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MessageSujet: Re: Life can't always be planned ▬ Hazel & Meredith Jeu 11 Sep - 2:31


Meredith  & Hazel ☸  Life can't always be planned

Il y avait ce fourmillement sur sa peau, un mélange de frisson provenant de ce que lui avait fait subir la blonde et le début d’une transformation. Par chance, Hazel n’était pas une alpha pour rien et savait parfaitement contenir son instinct animal sous silence. Dans ce cas-ci par contre, peut-être que les crocs et les griffes allaient trouver leur utilité… Intérieurement, la louve paniquait un peu, car il y avait les deux choses qu’elle détestait le plus autour d’elle à cet instant précis. Prisonnière du labo, la voilà dans une cage avec une chasseuse expérimentée comme seule compagnie. Son enfermement était peut-être volontaire, limite héroïque puisqu’elle faisait cela pour sa meute, mais très peu plaisant en réalité. Elle n’était pas comme Zachariah avec son appétit féroce pour le sang et les tripes de vampire. Bon, elle préférait une sangsue morte plutôt que vivante, mais de là à prendre un malin plaisir à les torturer… Non, sa sentence à elle était souvent rapide et efficace. Un peu dans le même genre que les trois balles de Blondie. Parlant de l’intruse, son regard aux iris de loup examinaient son adversaire de loin, pesant le pour et le contre. Est-ce que ça valait vraiment le coup de jouer au chat et à la souris ? Ne serait-il pas mieux d’en finir rapidement ? Quoique laisser filer la jeune femme sans s’expliquer n’avait jamais été une option. Non, Hazel songeait à quelque chose d’un peu plus définitif. Néanmoins, pendant qu’elle réfléchissait, la fausse policière s’était avancée pour lui faire face. Elle était si proche et tellement peu impressionnée par ses allures de bête sauvage que c’était un peu désarmant pour Hazel. D’accord, les gens avaient tendance à la sous-estimer, mais de là à la confronter directement sans une once de peur, c’était une nouveauté.

« Le toutou peut aussi vous arrachez la gorge, alors faites attention à ce que vous dites ! » cracha-t-elle avec rage en réponse au rire moqueur de l’étrangère.

Elle aurait avantage à ce que ce soit un rire nerveux, car elle était dans un beau pétrin pour être ainsi entrée dans la tanière d’une alpha. D’ailleurs, la traiter comme un animal de compagnie n’était pas la façon la plus efficace pour allonger sa ligne de vie... Bref, Blondie avait une confiance en elle frisant la stupidité ! Ou du moins, ses habilités à gérer des crises laissaient à désirer vu la façon dont elle hurla pour obtenir ce qu’elle voulait. La brune sursauta lorsque le scalpel traversa la table métallique, mais elle ne changea pas de poste, toujours entre l’objet de convoitise et celle qui le réclamait. Sa proposition plus pacifique avait été balayée en un instant, laissant croire que la louve était sans doute la plus sage des deux au final. Hazel releva un sourcil de manière sarcastique, comme on regarde une gamine faire une crise de larmes pour une friandise.

Ridicule. Cette façon dont elle se mettait dans une colère noire devant la première difficulté et sa manière d’en dire plus qu’elle n’avait besoin se relevaient un spectacle assez intéressant, mais une perte de temps également.  Plus les mots franchissaient les lèvres rosées de la blonde et plus la louve fronçait les sourcils. Le lot de menace dans ses propos dépassait largement ce qu’elle tolérait normalement et, devant les menaces évidentes d’un plus grand nombre d’assassins, les raisons pour laisser partir la chasseuse en vie diminuaient à la vitesse éclair. Doucement et avec une tension habitant chacun de ses muscles, Hazel s’assit au côté du cadavre et écouta en silence le reste du monologue. Soudain, elle se mit à applaudir de manière délicieusement sarcastique.


« T'es quoi toi ? Un moustique ? » Son ton de parfaite indifférence n’était sans doute pas la réaction qu’Anna aurait voulu vu sa position défensive, mais Hazel était un public attentif. « Joli numéro en tout cas. Visiblement, on n’a pas l’habitude de se faire dire non, pas vrai ? Pauvre petit papillon… » minauda-t-elle pour retourner le couteau dans la plaie.

La brune descendit de la table avec souplesse et attrapa le scalpel qui transperçait son équipement, puis elle se pencha au-dessus du cadavre en fredonnant. Avec trois coups secs, elle élargit les trous des balles avant de plonger ses doigts gantés dans l’amas de chair morte et de sang coagulé. On aurait pu croire qu’elle obéissait gentiment, mais non, elle s’assurait juste que l’objet dont Blondie avec ABSOLUMENT besoin soit entre de bonnes mains. Les siennes. En vérité, s’il n’y avait pas un danger de mort imminente, la légiste serait fascinée par ses grandes ailes translucides et sa façon de planer à plusieurs centimètres au-dessus du sol. Néanmoins, la colère la submergeait trop pour profiter de sa nouvelle découverte. Elle glissa les balles dans la poche avant de son sarrau de légiste et repris son ton moqueur.

« Le truc, vois-tu, c’est que si tu représentes seulement la moitié de ce que j’imagine que tu es, je ne peux pas te laisser partir aussi facilement. Rien de personnel, je t’assure… Enfin, ça c’était avant de t’en prendre à mon labo ! »

Avec une vitesse surnaturelle, la brune déposa ses mains au bout de la table d’examen où trônait le macchabé et la poussa de toute ses forces. La table roula à vive allure vers la chasseuse dans l’intention de la percuter. Qui a commandé un câlin de sorcier décomposé ? Encore une fois, ce n’était qu’une diversion imaginée par l’alpha, car si Blondie décidait de l’affronter en déjouant la gravité, Hazel comptait également utiliser ses propres dons pour avoir le dessus. Sautant par-dessus les autres tables, la légiste atteint la porte d’entrée. Sa main ne trouva non pas la poignée ou le code de sécurité, mais bien l’interrupteur.

« J’aurais tout le temps que je veux pour savoir ce que tu es vraiment une fois que tu seras étendue à la place de notre ami. Oh et j’espère que le petit papillon aime l’obscurité... »

Clic. Le laboratoire fut plongé dans le noir, mais ses yeux de loup y voyaient parfaitement clair. La leader des Tellers gronda, cette fois de manière encore plus bestiale qu’auparavant, preuve qu’elle profitait de la noirceur pour perdre le peu d’humanité qui lui restait. Ses muscles se tordirent et sa silhouette se déforma pour prendre des proportions monstrueuses. Une fourrure brune épaisse aux reflets roux recouvrit l'intégralité de sa peau. La louve fit un bond de plusieurs mètres en direction de l’intruse, ses pattes animales sur la poitrine de la blonde, elle la plaqua au sol. Sa puissante mâchoire de bête se referma sur du vide, claquant tout prêt du visage de la chasseuse pour lui faire perdre son air supérieur. Hazel se promis d'être son pire cauchemar...

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MessageSujet: Re: Life can't always be planned ▬ Hazel & Meredith Lun 13 Oct - 0:17


Meredith  & Hazel ☸  Life can't always be planned
La tension qui pesait dans l'air était palpable. Deux redoutables prédatrices de la nature, tétues comme des ânes, campées sur leurs positions, prête à se déchiqueter l'une et l'autre pour leurs convictions. De nombreuses personnes appartenant à la gente masculine auraient tout donné pour assister à une scène telle que celle-ci, surtout si l'on rajoutait à la longue liste de points forts la grande beauté des deux créatures.  Or, elles étaient bien loin de se soucier de ca pour le moment. En fait, c'était un peu le jeux de "qui survivrait" le plus longtemps. Jamais Meredith n'avait eu affaire avec un cas aussi tenace. Déjà qu'elle ne s'autorisait pas à tuer de sang froid les créatures qu'elle ne chassait pas, par sorte de compassion, pourquoi ne s'estimait-elle pas simplement heureuse d'être en vie ? Non, il fallait qu'en plus d'être énervante et belle, elle soit résistante. C'était l'enfer, l'enfer total. Plus elle perdait du temps ici, et plus les gens du boulot allaient remarquer son absence. Elle ne s'était même pas justifiée en partant, et bien qu'elle détestait trop parler ou mentir, rien que d'un point de vue personnel elle détestait prendre du retard. C'était considéré comme un échec d'avance. Et là pour tout dire, c'était bien parti pour en être un.

La fée fut déconcertée de nouveau, quand la louve ne manifesta aucun signe de surprise et paraissait s'en ficher totalement. Peut-être avait-elle déjà croiser des fées ? Après tout, c'était tout à fait possible quand on était chef de meute. C'était juste... rare. Elle fut vexée de ne pas avoir impressionnée Hazel comme elle l'aurait voulu, et elle se crispa encore plus sur ses positions. Elle scruta perplexement du regard la brunette ouvrir le cadavre. Avec ce qu'elle venait de lui dire, il était impossible qu'elle lui donne généreusement ces maudites balles. Sa pensée se confirma ainsi quand le sac à puce mit les balles dans sa poche. A ce moment là, personne n'aurait voulu se retrouver face à Meredith. Sa tête, trois fois plus froide que d'habitude, était devenue rouge de colère. Non en effet, elle n'avait pas l'habitude de se faire dire non.  Pas l'habitude du tout.

Un petit sourire mesquin s'étira sur les lèvres de Meredith, toujours suspendue dans les airs à demi. « Oh, et qu'est-ce-que je représente selon-toi ? » Malheureusement, elle n'eut pas la chance d'avoir une réponse et à la place, fut totalement surprise par l'offensive de la louve. La table d'opération contenant le cadavre fonca droit sur elle, la plaquant contre le mur avec une force surnaturelle. Poussant un cri de douleur, l'Incube serra les dents et repoussa avec autant de force la table, la faisant voyager jusqu'à l'autre bout de la pièce. « Tu vas me le payer ! » s'écria-t-elle, enragée. Mh, elle devait bien admettre qu'au moins cette fois-ci, elle avait une adversaire à son niveau, et c'était plutôt plaisant ! Elle retourna dans les airs, prête à foncer sur son ennemie quand tout à coup la lumière s'éteignit. Les yeux plissés, la Chasseuse essayait tant bien que mal de discerner l'animorphe. Sa menace avait été claire, et elle l'avait parfaitement entendue. Mais son grondement aussi elle l'avait entendu. Un frison parcouru l'échine de Meredith qui, plongée dans le silence et l'immobilité parfaite, essayait de percevoir les sons autour d'elle.  Mais rien. Le silence absolue. Puis boum.

En moins de temps qu'on pouvait le dire et le réaliser,  l'impostrice se retrouva plaquée contre le sol par une monstrueuse et lourde bête difforme. Même si depuis le début elle se sentait petit à petit perdre le controle de la situation, ce fut à ce moment précis que Meredith s'inquiéta vraiment pour sa vie. Elle se débattait, tentait en vain de se dégager de l'emprise pesante que l'Alpha avait sur elle en vain. Les yeux hors de ses orbites, Meredith crû voir sa vie défiler en entendant la mâchoire claquer près d'elle. Non, non il fallait qu'elle arrête d'avoir peur ! Elle n'avait jamais eu peur, et cela ne commencerait pas maintenant ! Elle se forca a reprendre son air neutre et, à force de se débattre, réussi à dégager l'une de ses mains avec laquelle elle empoigna une des pattes avant du caniche sur sa poitrine. Elle se concentra de toute ses forces et réussi à plonger la pièce dans une atmosphère dépressive pour quelques minutes. « Mais il en faut plus que ca au papillon pour se faire écraser... » Sentant l'animal relâcher,  elle tendit le bras sur le côté et réussit à s'emparer du manche de la lampe d'opération qu'elle tapa contre sa tête et roula au-dessus de lui en un éclair, le tenant fermement à la gorge. Si fort qu'elle aurait pû lui faire une marque, si Hazel aurait préféré sa forme humaine. Malheureusement, il lui était impossible d'absorber les émotions de la brunette quand elle était sous cette forme. Il fallait ainsi qu'elle use de sa force et de ses réflexes. Mais c'était déjà tout vu.

« On va voir, qui c'est qui va être étendue ! »


De une, elle lui faisait perdre son temps. Un coup de poing dans la gueule. De deux, elle se croyait plus maligne qu'elle. Meredith tapa de nouveau. Et de trois, elle lui avait pourri ses habits blancs. Et si il y avait bien une chose qu'elle ne supportait pas, c'est rentrer sale à son travail. Cela prouvait de la lutte, et elle préférait qu'on garde en pensait qu'elle abattait ses cibles du premier coup. Elle se releva et encouragée par son propre cri de rage, releva à vitesse éclaire la louve qu'elle souleva à quelques mètres du sol, pour la plaquer violemment contre le mur de la morgue. L'avant bras appuyé contre sa gorge, Meredith avait en passant ravagé toutes les autres tables.

Elle se demandait comment elle allait pouvoir procéder ensuite. Sans arme et sans réel avantage racial, c'était difficile de partir positive. Mais jamais une seule fois dans sa vie la Danoise n'avait été pessimiste. Réfléchir. Réfléchir. Le sang de loup garou lui était nocif, il fallait surtout qu'elle se méfie.  Son cerveau passa rapidement en revu les quelques possibilités qui s'offraient à elles dans la salle, mais tout était trop loin et risquait de lui faire perdre l'avantage. Puis tout à coup, elle se souvint. Continuant de forcer sa pression sur le parasite, elle arracha de son cou un pendentif du Vénator en argent. Du véritable argent. Elle le tendit au dessus de la tête de la brune poilue.

« Hop, hop, hop ! Couché Cerbère ! » Un rire mesquin et délicat sortit de sa bouche. « La partie est terminée, si j'étais toi, je me retransformerais sans me plaindre... » puis, pour tester les nerfs de sa victime, elle s'amusait à balancer le bijou au-dessus d'elle. Mais l'un des plus gros défauts de Meredith, c'était d'un peu trop jouer avec le feu.

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MessageSujet: Re: Life can't always be planned ▬ Hazel & Meredith Ven 26 Déc - 21:05


Meredith  & Hazel ☸  Life can't always be planned

Quand la jeune femme prenait sa forme de bête, elle ne pouvait s’empêcher d’apprécier cette espèce d’euphorie qui gagnait sa conscience. Cette folie sanguinaire qu’elle avait passé de nombreuses années à dompter et qui se rependait dans son corps comme une onde de plaisir. Une décharge d’adrénaline engourdissait maintenant sa peau habituée à se déchirer pour laisser le monstre sortir. Elle se sentait forte, puissante et sans peur. Ses vêtements n’avaient malheureusement pas survécus à ce changement drastique de forme et, dans l’agitation, ils étaient tombés sur le sol immaculé du laboratoire. Tous, sauf le sarrau blanc dont les manches étaient maintenant en lambeaux, laissant apercevoir une fourrure épaisse. Le tissu sur le dos de la bête ne tenait que grâce à quelques fibres désespérées qui empêchaient la grande déchirure entre les omoplates de s’agrandir. Les balles se trouvaient toujours dans la poche de l’uniforme d’Hazel, mais pour les atteindre, il faudrait littéralement lui passer sur le corps. Plongée dans le noir, la salle prenait des allures sinistres avec cette odeur de mort et de formol qui flottait dans l’air.  Le stratagème de l’alpha semblait fonctionner alors que Blondie se retrouvait à sa portée entre ses griffes acérées. La brune aurait souri de sentir ce petit cœur de papillon s’affoler sous sa patte, mais elle ne put se réjouir très longtemps. Soudain, l’ambiance devint lourde et chargée de chagrin. C’était si soudain et intense que la prise de la bête se relâcha, puis un coup violent sur la tempe sonna la louve. Elle relâcha sa proie en grondant de frustration. Les rôles furent brusquement inversés et les mains de la fée se refermèrent avec force autour de sa gorge. Un éclat de rage vint faire reluire ses yeux dorés et ses oreilles de loup étaient plaquées contre sa tête, signe d’une intense colère qui bouillonnait. L’oxygène commençait à manquer et un mince gémissement de douleur s'échappa de sa gorge alors que ses pattes griffues cherchaient à la dégager, entaillant la peau qu’elles pouvaient atteindre. Les coups pleuvaient et, bientôt, la louve sentie le gout du sang emplir sa bouche. Cette bataille ne la laissera surement pas sans marques, mais si elle devait porter des cicatrices, elle ne serait pas la seule !

Légèrement assommée par la riposte de la chasseuse, la légiste tentait de reprendre ses esprits alors que le monstre en elle hurlait vengeance. L’alpha s’énervait de plus en plus, oubliant vaguement jusqu’au but de cette dispute. Le fait qu’elles ne touchaient plus le sol n’était pas important, pas même que le son de ses vertèbres qui craquèrent de manière inquiétante lorsqu’on la plaqua au mur. Ce qu’elle voulait vraiment à cet instant précis était de se débarrasser de ce sale moustique qui bourdonnait autour de sa tête. Un éclat argenté fini par capter l’attention de l’alpha, puis un frisson de panique la fit tiquer. Le monstre cessa de s’agiter un moment et regarda le bijou se balancer de gauche à droite, comme hypnotisé par le mouvement. Étudiant patiemment la trajectoire de cette main élégante qui tenait l’horrible métal, Hazel posa doucement ses pattes arrière contre le mur. Le risque était grand, mais il fallait le prendre. Blondie se moquait, perdait de précieuse secondes pendant lesquelles les méninges de la brune s’activaient. Tout à coup, la louve se propulsa vers le haut la gueule ouverte, refermant sa mâchoire puissante sur le poignet de la fée avec force. La chaîne du médaillon lui frôla le cou et l’épaule, le contact fut si brûlant qu’une plainte s’échappa d’entre ses crocs. Le monstre renonça à arracher le bras de son adversaire et Hazel retomba lourdement sur le sol, attrapant aussitôt avec ses dents une des jambes de la chasseuse. Sans délicatesse, elle la ramena sur la terre ferme. D’un puissant coup de tête vers la droite, elle l’envoya valser contre une porte qui céda sous l’impact.

La louve suivit sa proie dans l’autre pièce, marchant sur les débris de la porte en grondant de manière menaçante. Entre ses crocs, du sang dégoulinait et son souffle était saccadé. Le poil sur son dos était hérissé et le sarrau était plus rouge que blanc. Dans la nouvelle salle rainait une lumière vacillante qui agrandissait l’ombre du monstre sur les murs. Le crématorium. N’attendant pas que la fée soit moins étourdie, l’alpha lui donna un coup de patte toutes griffes dehors et la plaquant ainsi violemment contre le four encore brûlant.  Sous la vibration du coup, la porte du four s’ouvrit, laissant voir sa gueule enflammée qui crépitait près des deux ennemis. Cela aurait pu être la fin alors qu’Hazel gronda une ultime fois, prévoyant arracher cette veine palpitant dans le cou de l’étrangère. Sauf que, son grondement se changea en hurlement de douleur alors que la fée plaqua le médaillon contre sa poitrine de bête. La louve se retira instantanément, reculant péniblement vers le coin le plus sombre. Dans la pénombre, le souffle creux de la bête repris des intonations humaines peu à peu. La légiste retrouva sa forme d’origine et porta ses mains à sa poitrine, sentant la forme du collier imprimé sur sa peau au fer rouge. Complètement nue mis à part le sarrau tachée qui couvrait juste ce qu’il fallait, la brune grelottait. La douleur et la rage lui avait fait monter les larmes aux yeux, mais elle refusait de pleurer et les essuya du revers de sa main. Ses cheveux poisseux collaient sur sa peau blanche et elle avala difficilement le sang dans sa gorge. Le papillon avait un drôle de gout.  


« On arrivera à rien comme ça… » haleta-t-elle presque dans un murmure. Elle ne s’avouait pas vaincue, s'il le fallait, elle se battrait jusqu’à la mort, mais son esprit pragmatique lui disait que si elle n’avait pas à se rendre jusque-là, c’était aussi une victoire. Même si ses brûlures commencèrent déjà à guérir, leurs souvenirs resteraient indélébiles dans l’esprit de la légiste. Regardant les blessures qu’elle avait elle-même administré à son adversaire, elle se doutait qu’elle n’était pas la seule à souffrir le martyre. Lorsqu’elle bougea pour s’adosser au mur, quelque chose tinta dans la poche de son habit en morceau. Ah oui, les balles… « Ma dernière offre Blondie : 3 balles donc 3 questions. »



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MessageSujet: Re: Life can't always be planned ▬ Hazel & Meredith Mar 24 Fév - 18:40


Meredith  & Hazel ☸  Life can't always be planned
Cela aurait pû être fini, elle aurait pût gagner si seulement elle avait plaqué le médaillon contre le torse de son adversaire dès que l'occasion se présenta à elle et qu'elle n'avait pas à la place voulu la narguer en se croyant plus intelligente. Oui mais voilà, l'Incube avait toujours été sûre d'elle plus que raison (et à juste titre, car elle ne se trompait que rarement, malheureusement pour ceux qui se trouvaient en face d'elle) et aujourd'hui encore alors que tout lui indiquait le contraire, elle était sûre de gagner son combat. Même si elle devait en mourir aussi, même si la peur lui prenait les entrailles. Et bien évidemment, ce qui devait arriver arriva. Son manque d'attention et sa satisfaction qui l'aveuglait l’empêchèrent de voir venir le coup qui la propulsa dans les airs. Elle n’eut le temps de rien faire, qu'une gueule farouche se referma sur son poignet. Un cri de douleur s'échappa des lèvres de la fée qui se colla un peu plus au plafond pour se replier. Cependant, cela n'eut en aucun cas l'effet escompté car en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire, la puissante mâchoire l'attaqua une deuxième fois et lui saisit la jambe pour la trainer au sol, avant de l'envoyer valser contre une porte.

Un craquement lourd retentit dans la pièce raisonnante en même temps que les grognements de la bête. C'était à se demander qui de la porte écroulée ou de Meredith avait craqué le plus fort. « Espèce de... »  A bout de souffle, elle essaya tant bien que mal de s'appuyer sur ses avants bras pour se redresser, mais était trop présentement étourdie par le choc contre la paroi métallique qui résonnait encore dans tout les recoins de son crâne.  Elle sentit au dessus d'elle une ombre gigantesque la recouvrir, et un frisson lui parcouru l'échine. Quelle idiote, mais quelle idiote ! Elle n’arrêtait pas de se maudire intérieurement pour la bêtise qu'elle avait faite. Mais que lui avait-il prit de venir sans arme ? Une balle dans la tête et tout serait réglé ! Mais elle pouvait encore y arriver. Si le pauvre clébard croyait qu'il gagnerait si facilement, il se trompait !  La tête encore tournante, elle hasarda un coup de poing qui parti misérablement dans le vide, et en retour elle se fit de nouveau emporter par la masse de muscles.

Meredith hurla au contact brulant du four contre sa joue d'un côté, et les griffes acérées de l'alpha de l'autre. Elle pestait, râlait et se débattait sans relâche en cherchant tant bien que mal de plaquer le médaillon d'argent contre la fourrure du molosse. La porte du four s'abaissa soudainement, et un souffle chaud se frappa contre leurs visages. La gueule de la légiste se rapprochait dangereusement de la chasseuse. Maintenant, c'était le bon moment. Elle plaqua d'un coup sec sa chaine d'argent contre la poitrine de son agresseuse, et appuya du plus fort qu'elle le pouvait.

Enfin, le loup se replia pour aller se cacher dans un coin la queue entre les pattes. Tenant son poignet avec force, la blonde se releva immédiatement et se mit sur ses gardes, prévoyant déjà une autre riposte à venir. Elle balaya des yeux le sol, et s'empara d'un scalpel qui trainait là. Or, sa cheville tremblotant sous le poids trop lourd qu'elle exerçait, elle comprit qu'elle ne pouvait pas se permettre de rester debout encore longtemps. Cherchant en boitillant un endroit stable et non dévasté où s'appuyer, elle fini par s'adosser contre la surface roulante du four, et en profita pour refermer la porte. Il n'y avait plus de bruit, et elle aperçut dans le coin de la pièce la légiste qui avait repris sa forme humaine. Les deux étaient couvertes de sang, de marques, et avaient laissé des traces de leurs passages partout autour d'elles. « Plutôt pas mal, pour un caniche. » lâcha-t-elle dans un halètement résigné.  Meredith grimaça en touchant son poignet et fit battre ses ailes avant que celles-ci ne se recollent à sa peau pour vérifier leur état. Heureusement, elles n'étaient pas abimées. Car une fée sans ses ailes était comme un cerf sans bois. C'était une partie de soi en moins, et très certainement un lourd choc psychologique.

Un lourd soupir s'échappa de sa gorge quand elle jeta le scalpel loin devant elle. Elle ne l'admettrait jamais de voix vive mais elle devait reconnaitre que l'Alpha avait raison. Rien qu'à regarder l'état des lieux, on se rendait compte de la boucherie. C'était un vrai champ de bataille ensanglanté et même si Meredith aurait donné son bras pour gagner le combat, elle  n'aspirait pas à la mort réellement. Après tout, qui se chargerait d'éliminer tous les vampires si elle n'était plus là ? Pas ses imbéciles de collègues en tout cas. A dix d'entre-eux, ils étaient capables de faire rater une mission. Premièrement, elle émit un rire incrédule. « Et qu'est-ce-qui me prouve que tu ne vas pas en profiter pour me planter des crocs dans le dos ? Les bêtes comme toi sont plus fourbes que les serpents. »Mais vraiment... elle se sentait humiliée par cette créature. Pour un loup-garou c'était facile, ils se régénéraient en moins de temps qu'il en fallait pour le dire. Mais une fée comme elle ? L'organisme des Incube était fait pour la subtilité et la manipulation mentale, pas pour être utilisé comme un bourrin. Maintenant, elle allait devoir rentrer à son travail dans cet état lamentable, et allait devoir inventer toute une histoire.

Elle ne faisait pas du tout confiance à l'animorphe devant elle, et restait toujours sur ses gardes. Mais après quelques minutes de réflexions silencieuses, elle dû se rendre à l'évidence. Vu l'état de la louve dénudée, elle n'avait certainement pas envie de remettre ca sur le feu une deuxième fois. Et Meredith non plus. Elle se hissa sur le mécanisme pour s'y asseoir, et repris son ton sec. «Bon qu'est-ce-que tu veux, qu'on en finisse ? »

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Life can't always be planned ▬ Hazel & Meredith

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