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Irina Petrova ▬ L'histoire d'une mère prête à tout

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MessageSujet: Irina Petrova ▬ L'histoire d'une mère prête à tout Ven 25 Avr - 22:07


Irina Anastasia Petrova


Anya ▬ Vampire ▬ 26 ans/401 ans ▬ Tchèque ▬ Strip-teaseuse / Prostituée ▬ Son camp ▬ Sang Humain ▬ Gemma Arterton


This is how I look
Miroir, mon beau miroir, dis-moi qui est la plus belle personne sur terre
Tu la vois, la fille là-bas ? Ouais elle, la grande sur le trottoir qui fait du stop. Mais non pas elle ! Je te parle de celle qui se tient droite, en petite tenue sous son gros manteau en fourrure ! Oui, celle-là... Tu as vu son air juvénil ? Son visage rond, ses grand yeux en amande soulignés de noir et cette bouche pulpeuse qui ne veut pas sourire ? Tu la vois, grande et fine, aux courbes douces et parfaites ? La voilà qui attends patiemment, une clope à la main, qu'une voiture la récupère pour une heure ou deux. Ses longs cheveux bruns virevoltent au vent, trainant derrière eux un parfum frais et fruité. Ah, voilà qu'une voiture s'arrête. Regarde là, de sa démarche assurée se diriger vers la portière et monter sans hésitation ! Mais tu sais, elle n'a pas toujours été comme ça non... La journée, même, elle redevient parfois une personne ordinaire, et quitte la débauche pour quelques heures. C'est une très belle femme, au teint clair et doux. Autrefois très simple et minimaliste, elle sait aujourd'hui comment se mettre en valeur. Veste en cuir, talons, rouge à lèvre... tout cela ne fait qu'amplifier le charme fou qu'elle possède déjà au naturel. Elle enchaine souvent différents types de coiffures, et n'est ni trop grande ni trop petite. Elle ne fait pas exprès de séduire, c'est tout simplement dans sa nature. Une attraction inexpliquée qui en fait un prédateur redoutable, et la rendent imposante même sous son apparence suggestive de fille facile. Je crois que la lueur d'espoir qui se ranime parfois dans ses yeux, masquant alors la peur constante et le désarroi, est la plus belle des lueurs. Quand elle vous plante son regard dans le votre, vous êtes à la fois mal à l'aise de la regarder mais vous n'osez pas détourner les yeux de peur de ne plus jamais le croiser. Et vous savez ce qu'elle a de particulier ? Malgré son vieil âge et son dur passé, elle ne possède aucune cicatrice. Une peau aussi lisse qu'une pétale de rose. Et ce qui la rend encore plus unique, c'est sa tâche de naissance brune, sur l'omoplate droit, en forme d'un joli croissant de lune.




This is how I think
Tout le monde est différent. Mais moi, je suis encore plus bizarre que tout le monde
Cette fille là, elle n'a pas enduré que des trucs simples. Et pourtant, vous ne la verrez jamais se plaindre. Jamais. Elle est forte et déterminée. Pour se protéger, il lui arrivera parfois de prendre de mauvaises décisions, peu réfléchies ou trop impulsives. Elle a perdu depuis bien longtemps son innocence de jeune fille, et n'a plus aucun scrupule à tuer quiconque est susceptible de lui faire des ennuis. Si elle se sent menacée par vous, elle vous traquera. Et vous tuera. Elle n'en est pas méchante pour autant. Elle joue simplement dans son propre camp. Et pour sa fille, elle serait prête à tout. Il n'y pas mère plus dévouée et protectrice qu'Anya. Elle détruira quiconque provoque des ennuis à sa fille et sera toujours là pour elle quoi qu'il advienne, prête à donner sa propre vie pour elle. Sa fille, c'est la plus grande moitié de son âme, celle qui fait pourquoi elle vit toujours aujourd'hui. Malgré tout ça, elle est très gentille. Calme, douce mais plus impulsive que réfléchie; elle peut faire une très bonne amie bien qu'elle évite au maximum de se lier aux gens étant donné qu'elle déménage régulièrement et qu'ils finissent trop souvent par mourir. Mais même en étant ami avec elle, vous risquerez d'y perdre la vie. En effet, elle est très obsessive au sujet de sa propre sécurité et celle de sa fille. Si elle juge que son secret ou Kamila sont en danger, elle n'hésitera pas à vous abandonner lâchement pour les sauver. Quand on la regarde, on devine dans ses yeux que sa vie n'a pas toujours été rose. Mais malgré ça, elle garde la tête haute et continue de surmonter chaque épreuve. Son vampirisme, elle le vit comme une deuxième chance. Un cadeau. Une chance de se venger envers tous ceux qui l'ont abusé. Mais elle le vit aussi comme une assurance, lui permettant de se protéger seule. Elle ne se sent pas capable de réussir à faire autre chose que de la prostitution. Elle ne se pense douée que pour ça, et se sent obligée de le faire pour pouvoir aider sa fille à avoir une vie meilleure, et aussi pour pouvoir se payer de quoi vivre. L'art de la séduction, elle le maitrise. Et il en est de même pour la comédie. Elle n'a aucun scrupule à vous raconter des bobards car après tout, c'est grâce à ça qu'elle a survécu jusque là. Forte et dotée d'une détermination obsessive, c'est un vrai cœur de pierre qui, ayant été écorché à vif, n'arrive plus à cicatriser. Elle n'oubliera jamais tout ce qu'on lui a fait subir, et continue de vivre sa vie avec résignation, recommençant la même journée chaque matin. Le train-train quotidien dans lequel elle s'est résignée à vivre, des jours mornes et ennuyeux dans les bas-fonds de la ville. Cependant, la jeune femme est pleine de paradoxes. Envers les gens, elle peut se montrer très compatissante et réconfortante ! Imprévisible à souhait on ne sait jamais comment elle va réagir, elle ne se laisse pas marcher sur les pieds et est déterminée, bien que quelque peu désenchantée. Après tout, la vie n'est qu'un piège vicieux dans lequel on vous jette dès votre naissance sans même vous avoir demandé votre avis, puis on vous oblige à vivre dans un monde noir et meurtri, dans les entrailles de l'univers, et où la seule instruction est: "survivre".




This is how I lived
C'est mon passé, mon histoire, mon vécu, mes aventures




Floraison de l'innocence
1613. C'est en cette année là que naquit, dans un champ au milieu des blés, une jolie petite fille criarde. Ses parents, deux modestes paysans Tchèques, vivaient dans l'agglomération de la ville grâce à leur commerce agricole très rude mais rentable. Pendant des années, ils avaient prié le ciel de le donner un enfant. La mère, une noble et douce paysanne, ayant eut trois fausses couches auparavant avait très peur de vieillir seule sans enfants. Puis un jour où ils ne s'y attentèrent plus, elle arriva. Le jour de la naissance, elle fut baptisée Irina synonyme de Paix dans la Grèce Antique et, dans leur langue signifiant Désirée. Un nom en somme, qui correspondait très bien à la petite.
Très vite, elle sû se rendre utile et à défaut d'aller à l'école, aidait ses parents dans les difficiles travaux de récoltes. Elle s'occupait des champs, et parfois même des animaux élevés. Elle ne se plaignait jamais, et ne cherchait jamais de problème. A ses 12 ans tout de même, ses parents réussirent à lui payer l'école et l'envoyèrent dans un couvent; où elle pourrait recevoir une meilleure éducation. Elle apprit donc à lire, à écrire et plusieurs autres choses. Plus elle grandissait, plus elle s'embellissait. Elle était le portrait de sa mère. Aussi pure, douce et précieuse de visage. De longs cheveux bruns et des taches de rousseurs. Elle faisait beaucoup d'envieuses, mais n'y prêtait pas attention. Un jour cependant, sa mère eut un accident et mourut tuée à cause d'un soldat Tchèque. Elle dût alors retourner dans les champs aider son père au commerce, et abandonna l'école à ses 16 ans. Mais encore, elle ne se plaignit pas.
Un jour alors qu'elle récoltait les champs, plusieurs soldats à cheval vinrent la trouver. Elle était seule au milieu d'eux, et ils souriaient d'une manière peut rassurante. Ils lui demandèrent de la suivre en ville, car ils connaissaient un bon moyen pour qu'elle puisse rapporter de l'argent à son père et ainsi sauver sa ferme. La naïve demoiselle, qui voulait tout faire pour aider son père, accepta et monta à cheval avec l'un d'eux. C'était surement la plus grosse erreur de sa vie. Arrivés dans la ville, ils la conduisirent dans les bas-fonds et l'entrainèrent dans une ruelle sale et humide. Ils étaient quatre. Elle était seule. Et elle passa les deux heures les plus longues de sa vie. "Tu es une adulte désormais." lui avaient-ils dit. Ils conduisirent ensuite la pauvre jeune fille dans un bordel renommé de la ville, et ils l'abandonnèrent là en ricanant. La patronne des lieux la ramassa, la nettoya et lui trouva une chambre. Désormais, elle ne pouvait plus partir. Elle était résignée à rester là, abandonna derrière elle sa famille et son ancienne vie. Tout d'abord, elle ne savait pas comment elle pouvait retourner chez elle seule sans argent, et ensuite, elle avait bien trop honte de revoir son père dans cet état. La jeune Irina venait, à 16 ans, de perdre toute sa pureté et avait vu son innocence se faire arracher par les hommes.




Précieux Cadeau ou horrible tare ?
Des cris perçants résonnèrent dans la maison close. Irina, allongée dans le lit le visage contracté, se cramponnait aux draps et hurlait. Une de ses collègues la rassurait et l'encouragea à souffler. Elle avait perdu les eaux il y a huit heure ce matin alors qu'elle sortait d'une nuit avec un client, et depuis elle hurlait sous la douleur des contractions. Elle avait peur, très peur. Et elle ne voulait pas que l'enfant sorte, et essayait de repousser sa sortie au maximum. Elle ne voulait pas imposer cette condition de vie à un être, elle ne voulait pas qu'il vive dans la même misère qu'elle. Et après tout, elle ne se sentait pas prête. Comment une trainée pouvait-elle élever un nourisson ? Sept mois étaient passés depuis que les soldats l'avaient amenés dans la maison close. Et aujourd'hui, elle accouchait de l'enfant de l'un d'eux. Et si il leur ressemblait ? Non. Non de toute façon, elle ne le garderait pas. "Irina, un enfant n'a pas sa place içi !" lui avait répété sa patronne chaque fois qu'elle la croisait. "Il faudra le faire disparaitre." Alors, Irina s'y était résolue. Une fois que le bébé sortirait, elle le noierait. Au moins, il échaperait à cette vie immonde sur les pavés.

Les contractions s'intensifièrent, et elle poussa un nouveau cri déchirant. Au bout de plusieurs efforts, le bébé sorti enfin, mais tout ne se passa pas comme prévu. Anya se redressa sur le lit et apercut au milieu des draps ensanglantés, un magnifique petit bébé qui criait, perdu. Une petite fille. Une nuée de papillon éclata alors dans son ventre. Elle prit la petite chose doucement dans ses bras, et l'approcha de son visage. Le bébé l'accueilla bras ouvert. Le visage dur de l'adolescente fixa le nourrisson quelques instants, et un sourire s'échapa tout seul de ses lèvres. Elle lui déposa un doux baiser sur le haut de la tête et posa son front contre le sien. Sa fille. C'était sa fille. Et au moment où elle avait posé les yeux sur elle, elle sû que jamais elle ne pourrait lui faire de mal. Cependant, elle ne pouvait la garder, les autres filles n'allaient pas le supporter. Et il était hors de question qu'elle devienne une trainée elle aussi.

A la nuit tombée, Irina sorti du bordel camouflée sous un voile, un panier couvert à la main. Elle longea les pavés en silence, et s'arrêta devant plusieurs maisons, mais rien ne lui semblait bien. Puis dans une ruelle étroite, elle apercut un couple de noble gens descendre d'une calèche, et se diriger vers une splendide et haute maison blanche. Ils avaient l'air de s'aimer ! Cachée derrière le mur, elle les observa quelques instants et une fois qu'ils furent rentré, s'approcha prudement. Elle enjamba la cloture, et regarda à travers la fenêtre. C'était une maison riche, aux décorations claires et luxueuses. Au centre de la pièce, une cheminée dont le feu éclairait les lieux. Et debout, au milieu, le couple face à face. Ils étaient front contre front, les traits durs et tristes. L'homme toucha le ventre plat de sa femme et lui déposa un tendre baiser sur le front. Une larme roula sur la joue de la blonde. Et la fille de joie compris. C'était la bonne famille. Elle alla donc devant la porte d'entrée, et déposa le panier. Là, elle s'agenouilla devant une dernière fois, et releva le drap. Sa fille dormait à poings fermés sous la multitude de couvertures. Elle l'avait vêtue d'un pauvre bout de tissu blanc venant de la maison close. Dans cette famille au moins, elle aurait sa chance. La chance d'avoir une vie bien meilleure que la sienne, plus heureuse. Mais il ne fallait pas qu'elle sâche l'identité de sa vraie mère, jamais ! La jeune femme se mordit les lèvres, et ne put retenir quelques larmes. Elle posa un bout de parchemin sur le panier avec ces quelques mots: "Je vous offre la clé du bonheur. Prenez bien soin de ma fille." Elle embrassa une dernière fois le front de son enfant, puis elle frappa contre la porte en bois de toutes ses forces, et s'enfuit en courant vers son foyer, ettoufant un sanglot. Une fois rentrée, elle ne répondit et ne parla à personne. Elle alla directement se coucher, les yeux rivés sur la fenêtre et pleura toute la nuit. Demain, les affaires reprendraient.




Dix ans de débauche et de luxure
Les jours passaient, puis les mois, et les années. Irina grandissait, et devenait peu à peu une vrai femme. Elle s'embellissait un peu plus chaque jour et rendait de nombreuses filles hargneuses à la Maison Close. En plus d'être une des plus jeunes recrues, elle était également une des plus belles, et des plus douées. Oui car, au fur et à mesure du temps, elle apprenait. Avec un ou deux clients par jour, ou bien sous les conseils de ses ainées, elle s'inissia à l'art de la Luxure pour satisfaire au mieux les hommes qui venaient l'espace de quelques heures ou bien d'une nuit. C'était ça le deal. Plaire, séduire, surprendre. Et en ce qui la concernait, elle n'avait pas besoin d'en faire des tonnes. Tout ceci plû rapidement à la patronne, qui la confiait de plus en plus à ses clients en se rendant compte qu'elle pouvait rapporter beaucoup d'argent. Mais Anya ne se plaignait jamais. Evidemment qu'elle n'aimait pas cette vie où elle était prisonnière. Qui pouvait l'aimer ? Mais disons qu'elle s'était finalement résignée à être une fille de joie et à faire ça toute sa vie. Elle commencait à faire abstraction de son ancienne vie et à la ranger dans un coin de sa tête. Mais si il y a une chose à laquelle pensait tous les jours la brunettes, c'était sa fille. Celle qu'elle avait abandonné à la naissance dans une famille de noble gens n'arrivant pas à avoir d'enfants, pour qu'elle ait un meilleur avenir. Jamais elle n'oublia ce premier contact si magique qu'elle avait eu en la regardant pour la première fois, et jamais elle n'oublia le déchirement ressenti quand elle l'a laissé devant la porte. C'est pour cela que, depuis ce triste jour, elle veillait sur elle. Le soir, Anya sortait discrètement du Bordel pour aller espionner chez les tuteurs de sa fille pendant des heures. Plusieurs fois même, elle était passée par la fenêtre pour regarder son bébé dormir avec le coeur serré. Au moins chez eux, elle était à l'abris. Elle appris également que sa fille fut baptisée Kamila. Perfection. Prénom qui convenait parfaitement à sa jolie princesse.

Bientôt, Kamila fut trop grande pour qu'Irina se risque encore à rentrer dans la chambre la nuit. Mais elle continuait de veiller sur elle. En faisant simplement mine de passer dans la rue lorsqu'elle était dehors, ou bien en l'observant depuis le toit d'enface. Jamais elle ne manquait un de ses anniversaires, et déposait toujours un cadeau sur sa fenêtre. De temps à autre déjà, elle laissait parfois de la patisserie douce qu'elle allait acheter au boulanger du coin, comme un fourré à la crème ou d'autres succulentes choses. Mais le jour de son anniversaire, Irina lui offrait toujours quelque chose pour lequel elle économisait des mois. Un bijou, une paire de chaussure... Qu'elle déposait encore et toujours sur le bord de la fenêtre, sans que sa fille ne sâche jamais qui en était l'auteur.
Mais plus le temps passait, plus l'état de la fille de joie s'aggravait. Elle avait peut-être gagné en expérience, mais perdait en vivacité. Les filles des maisons closes n'étaient pas réputées pour avoir de longues vies. Et la jeune femme s'était très vite aperçut qu'elle s'affaiblissait. Fatigue, courbature, transpiration rapide et parfois des difficultés à respirer. Jusqu'au jour où elle se mit à cracher du sang. Et à partir de ce moment là son état s'aggrava à une vitesse folle. Elle ne parla pas de sa toux qui la condamnait, et préférait se taire à ce sujet. Si elle partait au final, tant mieux. Au moins, elle n'aurait pas fini sa vie à quatre-vingt ans, morte dans un des lits du Bordel ! Mais son seul regret, c'était de ne pas pouvoir voir sa fille grandir.

Mais un jour, tout bascula. C'était un jour comme un autre, où elle patientait dans les couloirs, s’apprêtant à recevoir un client. Il avait l'allure d'un général puissant. Grand, droit, blond et aussi immaculé que la neige. Si étrange qu'il en était magnifique. Elle lui souri d'un air enjôleur puis lui prit la main du bout des doigts, pour l'amener dans la chambre avec elle. Tout le long, il n'avait pas parlé. Il se tenait debout, droit devant elle. Surprise, elle lui caressa la joue et lui dit: "Oh, vous voulez que je commence c'est ca ?" mais aucune réponse. "Très bien, détendez vous..." Alors elle entreprit sa tâche, et commença à déboutonner sa veste de soldat. Elle le poussa avec délicatesse et sensualité vers le lit, où il se laissa tomber assis. Elle se rapprocha de lui, et l'allongea, se penchant au dessus de lui en plantant ses yeux dans les siens avec fougue. Mais tout d'un coup, elle sentit quelque chose lui monter à la gorge, et se mit à tousser.




Renaissance
Elle toussa, toussa et toussa si fort, qu'elle dû se relever. Elle crachait du sang, et s'étouffait en même temps. Elle s'excusa auprès de l'homme qui la regardait toujours sans rien dire, et sorti du lit en crachant ses poumons. Elle était là, au milieu de la pièce en porte-jarretelle, à se tenir la gorge et tacher le sol de sang. Elle était fatiguée, même la tonne de maquillage qu'elle portait ne pouvait plus cacher ses joues creuses et son teint pale. Ses cernes étaient grandes, et sa bouche sèche. Ces horribles maladies allaient finir par emporter sa vie... Puis finalement, l'officier se releva enfin calmement et se mit devant elle. Avec fermeté, il lui prit les épaules et parla d'une voix claire. "Tu veux vivre ?" lui demanda-t-il. "Réponds moi ! Est-ce que tu veux vivre ? Veux-tu une vie meilleure loin d'içi ? Je peux t'en donner la chance." Intriguée, elle le regarda avant de s'effondrer au sol sur le tapis chauffé par la cheminée. Que voulait-il dire par là ? Elle ne pouvait pas échapper à sa maladie. C'était trop tard, et c'était le double tranchant d'être une trainée. Oui, une trainée, c'était ainsi qu'on l’appelait, et c'était ça qu'elle était. Après avoir été arrachée à sa vie qu'elle aimait tant, on lui avait arraché sa pureté et maintenant elle devait mourir pour avoir été souillée par tous les hommes de la ville et les voyageurs en recherche de distractions. Si seulement elle pouvait trouver un moyen de combattre la mort, elle le prendrait sans hésiter. Tandis qu'elle toussait de plus belles, le Général retira entièrement sa veste et la posa sur le sol. Là, il retourna la mourante et la mit sur le vêtement. Sa respiration sifflait, sa gorge se resserrait, et elle commençait à ne plus voir très clair. Sa vue se brouillait, les sons devenaient flous comme si elle avait été dans l'eau. "Je te fais don d'immortalité." poursuivit-il. Et sous les yeux ébahis de la belle femme, de longues canines s'allongèrent dans la bouche de celui qui se retrouvait désormais à genoux à côté d'elle. Un air terrifié s'afficha sur son visage, et elle paniqua encore plus. Il s'arracha ensuite soudainement un bout de chair au poignet, et la força à avaler son sang. "Bois !" dit-il en lui tendant le bras. Et elle comprit. Elle comprit que devant elle, s'offraient les portes de l'immortalité. Et si jamais cela ne marchait pas, elle mourrait de toute façon. Sans hésiter une seconde de plus, elle s'empara du bras du Soldat et bût tout ce qu'elle pût. Le liquide rouge et chaud coulait à flot dans la gorge de la malade. Elle toussait encore et pouvait presque sentir ses poumons se détacher tellement qu'elle avait mal. Il retira finalement l'une de ses nombreuses bagues rouges, et la glissa au doigt d'Anya dont la vue commença à blanchir de plus en plus et elle vit sa vie défiler à une vitesse folle devant ses yeux. Elle jeta un regard perdu vers l'homme qui se releva, et se mit de dos. "Ne me remercie pas. Sauves-toi, reprends ta vie en main." Irina, qui convulsait presque, prit soudainement une grande inspiration. Puis sa vue devint entièrement blanche, et un dernier soupir s'échappa de ses lèvres rosées. On était en Mai 1939 et à seulement Vingt-six ans, la belle Irina Petrova venait de s'éteindre avec pour dernière vision, le moment où elle avait prit sa fille pour la première fois dans ses bras.

Des voix s'élevèrent du Néant, et raisonnaient dans le vide pesant. Irina reconnu en elle une voix très familière. C'était celle d'Oksana, la prostituée qui l'avait aidé à accoucher dix ans plus tôt et qui avait été sa plus grande amie içi. Elle l'entendait l'appeler. Soudainement, ses paupières s'ouvrirent et la lumière rentra dans les yeux de l'ex-paysanne qui se reveilla dans son lit. Mais à peine-eut-elle ouvert les yeux qu'elle hurla de douleur, sentant son corps la bruler entièrement. D'une vitesse surhumaine, elle se précipita vers les rideaux et les ferma. Que venait-elle de faire ? Elle regarda ses mains, avec frayeur et se dirigea vers un miroir. Elle était en vie? Mais elle s'était vue mourir ! Comment ?! Le miroir ne réfléchissait plus une fille usée et fatiguée. Mais désormais, il laissait apercevoir une radieuse jeune femme légèrement plus pale qu'elle ne l'était autrefois, à la peau immaculée et aux yeux brillants. Et soudain, quelque chose se brisa en mille morceaux derrière elle. Alertée, Irina se retourna et constata que c'était Oksana qui, morte de peur venait de laisser tomber le vase en porcelaine qui contenait l'eau visant à nettoyer l'ancienne mourante. La mère voulu répondre, mais se retrouva d'un seul coup hypnotisée. Elle entendait les battements de coeurs de sa collègue, affolés et irréguliers. Elle entendait le sang chaud battre dans ses veines et frapper contre ses tempes. Son ventre se resserra alors, et ses yeux devinrent entièrement noir. De longues dents s'allongèrent, et en l'espace de quelques secondes son visage doux et enfantin venait d'être remplacé par un visage de monstre mortel. Et avant même que la trainée ne put crier, Irina se jeta à son coup et la mordit pour la vider entièrement de son sang.

De nombreux jours s'étaient écoulés depuis son réveil soudain d'entre les morts. Irina avait regagné toute sa santé d'antan, et se nourrissait de sang. Après son premier meurtre, elle s'était rappelée de ce qu'il s'était passé avant qu'elle ne meurt et avait cessé de paniquer. En effet, ses courtes années au couvent, elle les avaient passé à étudier mais surtout à lire durant son temps libre. Et elle avait déjà entendu parler de ces buveurs de sangs, qu'elle ne pensait être que légende. Et elle ne savait encore moins pourquoi un homme que ce mystérieux Soldat blond était venu lui proposer son aide, puis était reparti comme si de rien était. Elle avait réussi à se débarrasser du corps d'Oksana en la balançant dans un fleuve à la nuit tombée, et avait repris la bague qu'on lui avait retiré et posé sur la table de nuit. Bien sûr elle avait eu de la peine pour son amie. Mais qu'était-ce par rapport à la joie d'être immortelle ? Elle avait encore bien du mal à se contrôler, mais s'arrangeait toujours pour sortir dès qu'elle avait faim. Contrairement à la réaction générale des nouveaux buveurs de sangs, elle n'était pas effrayé. Non, pas du tout. Car elle voyait cela comme une nouvelle vie. Une deuxième chance. Une vie éternelle qui commençait pour elle, la rendant plus forte ! Elle ne serait plus jamais malade, et n'aurait plus jamais peur !

Les années passèrent encore, et Irina expérimentait son vampirisme. Au bout d'un an, elle était parvenue à se contrôler entièrement. Au bout de deux ans, elle appris à lire dans les pensées puis au bout de quatre ans, à hypnotiser. Elle ne se nourrissait désormais que de vieilles épaves, des gens au bord de la mort ou bien de grosses pourritures qui ne faisaient que le mal autour d'eux. Des gens dont plus personne n'avait besoin. Elle avait également retrouvé les quatre soldats qui l'avaient violé il y a des années de cela, et les massacra de sang-froid. Mais plus le temps passait, plus les autres filles du Bordel vieillissaient au contraire d'Irina qui ne prenait pas une ride, rendant encore plus jalouse ses collègues. Elle rendait toujours des visites secrètes à Kamila, qui s'était trouvé un beau garçon d'écurie avec qui elle s'était fiancée à ses 19 ans. D'ailleurs, la vampire n'y était pas pour rien. En effet, Kamila aimait ce jeune homme. Bien qu'il ne soit pas riche, duc, noble ou quoique ce soit d'autre ; il la rendait heureuse et épanouie et c'était le principal. Cependant, ses parents adoptifs ne paraissaient pas de cet avis là et avaient renvoyé le garçon, sous les yeux d'Irina qui avait tout vu depuis le toit. Elle suivit le garçon à la trace et vit qu'il se rendit dans une taverne surement pour noyer son chagrin. Mais la brunette n'allait pas laisser les choses se passer comme ça ! Elle parti alors chez le tailleur, et posa toutes ses économies sur le comptoir. Vraiment, toutes. Elle lui demanda alors de lui trouver le plus beau costume qu'elle pouvait payer avec une somme pareille. L'artisan sorti d'un drap un magnifique costume doré et blanc. De véritables habits de nobles, idéal pour une demande en mariage. Elle emporta donc la tenue, et rentra dans le bar. Là, malgré les nombreux regards des gens qui voyaient une fille mal vétue rentrer dans un lieu bondé d'hommes ; elle se dirigea droit vers Aleksandr qui s’apprêtait à boire dans sa chope. Elle posa la main sur le récipient et d'un geste peu être un peu trop brusque le plaqua contre la table. Elle s'assit en face de lui, et lui parla. « Je sais ce qui s'est passé, pour toi et ta fiancée. Mais tu ne vas pas abandonner. Elle t'aime, et tu l'aimes aussi. Peut importe si le monde entier se dresse contre vous, vous pourrez faire face à tout. » Il lui demanda qui elle était pour savoir de telles choses, mais elle ne répondit pas. A la place, elle posa le costume enroulé dans un drap sur la table. « Je veux que tu y retournes, et que tu portes ceci. Son père te laissera rentrer. Pour l'instant, travaille, gagne de l'argent, pour lui payer une jolie bague. Ensuite, retournes y, et épouse-là. » Le jeune homme semblait émerveillé par le costume, et remercia de nombreuses fois Irina. Il lui demanda finalement une dernière fois avant de partir, si il pouvait savoir son nom. Et elle lui répondit « Qui je suis n'a pas d'importance, par contre PROMETS-MOI, que tu ne lui diras jamais que je t'ai donné cet habit. » tout d'abord intrigué, il fini par acquiescer, et sortit en courant, joyeux, de la taverne. Irina rentra à la maison close après avoir bû la chope, et continua d'épier. Quelques mois plus tard, Aleksandr revint et demanda sa fille en mariage. Et comme cadeau de mariage, la douce immortelle déposa un magnifique bracelet de rubis sur la fenêtre de sa fille. Elle était si fière d'elle ! Plus la demoiselle grandissait, plus elle ressemblait à sa mère. Un sentiment qui lui nouait le coeur de bonheur. Elle aimerait tellement lui adresser la parole, la serrer dans ses bras rien qu'une seule fois... Et pourtant, elle devait rester cachée dans l'ombre.




Distraction d'un soir, erreur d'une éternité
Un an s'était écoulé depuis sa rencontre avec le fiancé de sa fille. Il ne l'avait jamais trahie à propos du costume et de son soudain changement d'avis, et heureusement pour lui ! Irina avait continué ses séances quotidiennes d'espionnages et ses passages discrets en ville quand Kamila s'y trouvait, et elle pouvait clamer avec fierté et admiration que sa fille allait bientôt faire la plus belle mariée que le pays n'ai jamais connu. Fort heureusement, elle ne tirait absolument pas de ses pères potentiels. Et elle pouvait l'affirmer sans aucun doûte. Après tout, le visage de ces hommes la hanterait toute sa vie, aussi longue soit-elle...

Un soir, après s'être occupée d'un de ses nombreux clients, Anya sorti par la fenêtre de l'étage et parti en ville voler une modeste robe. Ce soir, sa fille se rendait comme très souvent à un bal avec son fiancé. Et bien que prostituée, Irina avait toujours adoré l'ambiance de ceux-ci. Jusqu'à présent, elle n'avait participé à aucun d'eux, mais ce soir elle comptait bien briser cette règle ! Elle revêtit donc une splendide robe rouge à plusieurs épaisseurs et avec un magnifique corset noir. Ses épaules étaient nues. Certes, ce n'était pas la plus belle ni la plus noble des robes mais cependant, elle était passable pour ce genre de fêtes. Elle se débrouilla pour arriver sur les lieux avant Kamila et profita ainsi de la réception un moment. Puis, sa fille arriva. Vêtue d'une robe époustouflante et accrochée au bras de son cher et tendre, elle représentait ce soir plus que jamais ce que la vampire ne serait jamais. Elle représentait la belle vie qu'elle n'avait pas eu, et qu'elle n'obtiendrait finalement jamais. Mais elle était fière, et heureuse de la voir tant réussir !

La suite de la réception se déroula parfaitement bien. Le bal battait son plein, et la jolie fille de joie dansait en observant la brunette du coin de l'oeil. Elle s'était trouvée un beau cavalier pour la nuit, un bel homme vif et charmeur, qui fut rapidement envouté par sa beauté. Si bien, qu'il lui demanda si ils pouvaient se retrouver tous les deux sans personne d'autre. Au début méfiante, Irina décida finalement d'accepter. Après tout, on ne lui avait jamais laissé le choix de dire oui. On lui avait toujours imposé un homme et une chambre, et elle n'avait jamais pû y éprouver aucun plaisir. Et elle passait ce soir une si bonne soirée, que sa curiosité et sa fougue la poussèrent à accepter. Une fois, elle voulu connaître la sensation du désir et de la volonté. Les deux danseurs s'éclipsèrent ainsi dans les hauteurs du manoir dans lequel se déroulait le bal. Ils s'étaient trouvé un coin confortable et à l'abri des regards, et avaient tous deux cédés au désir et à l'animosité qui enivraient les lieux. Et pour tout dire, elle passa l'une des meilleures nuits de sa vie. Avec quelqu'un qu'elle avait choisi, et quelqu'un qui ne lui donnerait pas de billets. Du moins, ce fut ce qu'elle crû. Parce qu'au moment où elle voulut quitter la pièce pour retourner dans le hall, l'inconnu ténébreux lui retint le bras et en voulu encore plus. Il se mit à tenter de la forcer, et à la brusquer. C'était quoi le problème des hommes, ne savaient-ils pas contrôler leurs hormones ? L’immortelle tenta de se dégager plusieurs fois gentillement mais voyant l'agressivité montante de l'homme face à son égard, n'eut d'autre choix que de le brusquer. Et en le repoussant, elle l'envoya valser contre le mur. Celui-ci, sonné et effrayé la dévisagea pendant plusieurs secondes avant d'ouvrir la bouche pour crier. Sauf qu'il n'eut jamais le temps de produire le moindre son.

Sortant de la pièce en courant et relevant sa robe du bout des doigts, Irina se précipita dans la pièce principale. Il fallait qu'elle parte, elle ne pouvait rester plus longtemps. Elle chercha Kamila plusieurs secondes, avant de se rendre compte que celle-ci avait disparu. Elle était partie, et elle ne s'en était même pas rendu compte ! Depuis combien de temps ? Inquiète, la jeune mère décida de partir sur le champ, pour l'attendre devant chez elle. Cependant, après une trentaine de minutes d'attente, elle ne vit toujours pas la diligence arriver. Il se passait quelque chose. Elle en était sûre. Içi à Prague, la voie routière pour les charriots entre le centre-ville et la maison de sa fille coupait à travers une forêt. Il lui suffisait de retracer le chemin. A vitesse vampirique, elle se rendit à la forêt et ne mit pas plus d'une dizaine de minutes pour y être. Il faisait nuit noire, et la vampire tendit attentivement l'oreille, cherchant le moindre bruit. Mais il n'y avait aucun son, aucune odeur, aucune lumière. Puis tout à coup, un cri. Kamila !

Irina courrait, courrait sans s'arrêter, aussi vite qu'elle le pouvait. Repoussant les branches avec ses bras, cela la griffait de temps à autre mais elle n'en avait absolument rien a faire. Elle pouvait peut-être être morte, mais elle pouvait jurer que son cœur s'affolait au point de sortir de sa poitrine. Elle ne réfléchissait plus, et courrait vers la source des cris mais l'affolement la désorienta un instant et lui fit perdre ses sens. Sa propre fille était en danger elle le savait, et le simple fait d'imaginer qu'il pouvait lui arriver quelque chose de grave la rendait folle furieuse. Elle se concentra de nouveau, et suivit les odeurs enivrantes du sang.

Elle déboucha soudainement des buissons et tomba nez-à-nez avec la diligence vide. Elle sentit son corps froid devenir encore plus de glace quand elle aperçut un peu plus loin, sa file et son fiancé tous deux gisant au sol dans une marre de sang, aux côtés d'un homme debout. Et sans perdre une seule seconde, elle se jeta sur l'homme pour lui arracher d'un coup de croc haineux les clavicules et de le balancer sur le côté. Elle se rua au sol immédiatement sur son enfant. Elle avait déjà perdu beaucoup de sang, et était à moitié consciente. Depuis combien de temps était-elle là ? Dix minutes ? Vingt ? Peut-être plus ? Irina eut tout simplement envie de se tuer pour s'être laissée distraire au bal ! Si seulement elle était restée et était partie en même temps qu'eux, ça ne se serait pas passé comme ça ! Sans aucune réflexion ni attention au sang exquis dans lequel elle s'était assise, elle s'arracha la peau du poignet avec ses crocs et le plaqua contre la gorge de sa fille en lui relevant délicatement la tête sur ses genoux avec l'autre main. « Bois ! Bois je t'en supplie bois ! » Elle n'avait pas le choix, elle n'avait pas le temps de réfléchir. Si elle attendait, sa fille allait mourir. Et elle but, avant de pousser son dernier souffle. Irina la regarda quelques secondes, avant de s'effondrer sur le corps de sa fille inerte. Elle n'avait jamais transformé personne, elle n'était même pas sûre que cela marche ! Si cela échouait, elle la perdrait pour toujours. Et elle ne pouvait pas concevoir cela. Alors que si cela marchait, Kamila obtiendrait les portes de l'immortalité. Et alors, elles pourraient vivre toutes les deux réunies, pour la première fois depuis vingt ans, sans craindre plus rien. Et elles se vengeraient. Si sa fille devenait comme elle, immortelle, elle ne serait plus jamais vulnérable et resterait avec elle. Comme cela aurait dû se passer. Pour toujours.




Nouvelle vie à deux
Elle était là, allongée sur un lit de draps blancs, immaculée et pure, vêtue d'une robe ample et propre. Kamila était en plein processus de transformation. Cela faisait un jour qu'elle dormait et que sa mère veillait sur elle jours et nuits sans la quitter des yeux. Elle n'avait jamais vu une transformation de sa vie n'ayant vécue que sa propre métamorphose ; et était très excitée et anxieuse à la fois. Elle l'avait transformée tandis qu'elle était au bord de la mort, et l'avait cachée dans une cabane en bois au fin fond de la forêt. Mieux valait s’éloigner au maximum de la ville. A chaque heure, sa pauvre fille changeait. Elle devenait plus belle qu'elle ne l'était et ses blessures se refermaient, pour finalement laisser place à une beauté froide et éternelle tout comme sa mère. Et quand finalement elle ouvrit les yeux, Anya sentit le sol s’effondrer sous ses pieds. Elle s'approcha de sa fille et, après l'avoir rassurée gentiment, lui tendit un bol de sang animal, qu'elle avait tué dans la forêt et lui intima de le boire. Dans un premier temps elle refusa, mais elle fini par se jeter sur le breuvage. Irina avait vécu elle aussi l'appel du sang après son dernier éveil. Sauf qu'elle n'était pas préparée, et avait tué une de ses sœurs de la maison close. Tout à coup, emparée par la peur, Kamila se précipita dehors. Un air de terreur sur le visage, la prostituée se rua alors à l'extérieur et saisi sa fille brulante par le bras à la vitesse de la lumière et la ramena dans la cabane. Irina la rassura comme elle pût avec les mots et une voix douce, mais n'osa pas la toucher. En fait, c'était la première fois qu'elle se retrouvait vraiment confrontée à sa fille. Et elle avait peur. Peur de tout rater, peur de mal faire, peur qu'elle la haïsse. Alors elle devait y aller doucement. Et peut être valait-il mieux pour l'instant, qu'elle ne parle pas de leur lien de parenté. Elle ne savait même pas comment l'aborder...

Le lendemain, Kamila savait tout sur les Vampires. Elle savait comment elle s'était faite sauvée, et savait tout ce qu'elle méritait de savoir pour le moment. Cependant, sa fille possédait un caractère beaucoup plus impulsif. Et la rapidité des événements la chamboula énormément. Elle en voulait à sa mère de ne pas avoir sauvé son fiancé, même sachant qu'elle ne l'avait pas pû. Mais l'aurait-elle vraiment fait, si il eut été en vie ? Irina aurait sans hésité offert l'immortalité à sa fille. Mais si le garçon aurait été mourant, elle ne pourrait dire si elle l'aurait sauvé. Dans un deuxième temps, elle appris que si Kamila fut au bord de la mort, c'était uniquement par sa propre volonté, de mettre fin à ses jours pour rester aux côtés de son amant et fuir ses ravisseurs. Et les jours qui suivirent se passèrent vraiment mal. La jeune fille essaya plusieurs fois de mettre fin à ses jours, sous les inquiétudes et l'effroi de sa mère qui ne savait pas quoi faire pour arrêter ce massacre. Elle pouvait se pendre autant qu'elle le voulait, sortir au soleil tant qu'elle le voulait... Jamais elle ne lui laisserait le temps de mettre fin à ses jours. Jamais.

Au bout d'un certain temps, la jeune vampire fini par se résigner à sa nouvelle nature. Elle ne se contrôlait pas encore, mais le fait de rester cachées dans la forêt la poussait à boire uniquement du sang animal. Et un jour tandis qu'elles se baladaient, elles tombèrent sur des pillards de diligence. Les meurtriers d'Aleksandre. Irina comprit alors très bien ce qui allait se passer ensuite, et décida de rester en retrait sur le côté et de laisser faire les choses. Il s'était passé exactement la même chose pour elle quelques années plutôt. Quelqu'un saigna, et la fureur de Kamila se réveilla. Elle tua un à un ses agresseurs, dans le plus effroyable et sanglant des massacres. Une fois sa vengeance rassasiée, elle redevint elle-même et commença à paniquer et à hurler. Irina tenta de la calmer, mais celle-ci s'énerva de plus belle ; provoquant une première grande dispute. Hors d'elle, honteuse de ne pas savoir répondre à sa fille, Irina se retourna pour reprendre la route de la cabane. Mais tandis qu'elle commençait à marcher, elle sentit une grosse pression la tirer en arrière pour finalement lui arracher un bout de sa robe, lui laissant l'omoplate droit de nu. Puis tout à coup, les cris s'arrétèrent un instant avant de reprendre de plus belle. C'est avec stupéfaction qu'Anya apprit que sa fille possédait la même tâche de naissance qu'elle. Un croissant de Lune, sur l'omoplate droit. Son cœur se resserra face à ce symbole qui les liait à jamais. Jamais une seule fois, la fille de joie ne s'était rendue compte que sa fille possédait la même tâche. Et forcément, celle-ci voulu connaître la vérité. Et Anya décida de tout lui avouer, et ne plus rien lui cacher aussi longtemps. Elle lui expliqua donc tout depuis le début, du viol jusqu'à l'attaque de la diligence. Et au fur et à mesure qu'elle racontait son récit, elle voyait l'incrédulité dans les yeux de sa fille. Dans un élan de colère, celle-ci s'enfuit en courant dans la nuit, sous les cris suppliants de sa mère qui décida malgré tout de ne pas la suivre et rentra à la cabane.

Après tout, il ne fallait pas se faire d'idées. Irina était une parfaite inconnue pour la jeune ex-Fiancée il y avait à peine une semaine. Elle ne pouvait pas l'apprécier comme ça, d'un coup ! Oui mais tout de même, elle n'en restait pas moins sa mère ! Et après tout, elle devait se montrer indulgente envers elle. Car tout ce qu'avait fait Irina, était dans le but de protéger sa fille. Peut-être voulait-elle simplement se retrouver seule. Mais en revanche, si il y eut bien quelque chose qu'Irina savait, c'était qu'il fallait partir. Elle ne pouvait pas se repointer à la maison close après tant de temps d'absence. Et içi à Pragues, tout le monde les avaient déjà vus, elle et sa fille. Or, il était plus que nécéssaire de garder l'anonymat et le secret des vampires. Il fallait partir, recommencer une nouvelle vie. Une nouvelle vie à deux. Loin des risques, loin de tout. Une nouvelle vie nomade et éternelle, où elles devraient mentir et voyager sans cesses pour survivre dans l'ombre. Rapidement, elle se rendit à la maison close pendant que tout le monde dormait et récupéra le peu d'affaires utiles qu'elle possédait avant de retourner à la cabane, attendre. Elle attendit, des heures et des heures, un pincement au cœur. Et si elle ne revenait pas ? Et si finalement, sa propre fille l'avait abandonnée ? Elle ne pourrait jamais se le pardonner. Comment apprendrait-elle à se contrôler toute seule, elle était encore trop jeune ! Non, il fallait qu'elle aille la rechercher, peu importe à quel point le fait de n'être l'objet d'aucune admiration lui faisait mal. Après tout, elle en remplacerait jamais la mère qui l'avait élevée, et même si elle ne voulait pas le reconnaître, il fallait qu'elle se fasse une raison. Assise contre la porte du cabanon, l'ancienne paysanne commençait à désespérer et à se résigner, quand tout à coup elle entendit quelqu'un se rapprocher depuis les buissons. Et peu à peu, elle vit la silhouette fine et élancée de sa fille émerger de la pénombre. Svelte, gracieuse et séduisante, elle aurait pû la reconnaître entre mille. Et au fur et à mesure qu'elle s'approchait, elle ne discernait plus sur son visage de la peur, mais de la détermination. Et à son poignet, un bracelet de rubis écarlate. Le Bracelet qu'elle lui avait offert. Kamila avait compris. Elle venait de tout accepter. Sentant des larmes de joie monter en elle, Irina lui souri brièvement avant de se précipiter vers elle et la serrer dans ses bras. Avec la douceur et le réconfort d'une mère. Il fallait se préparer, demain allait être chargé.




A travers le temps
Pendant 271 ans exactement, Irina & Kamila voyagèrent ensemble. De villes en villes, de pays en pays, des capitales aux petits faubourgs ; elles menaient une vie instable de bohèmes en fuite. Elles s'étaient jurées de ne compter que l'une sur l'autre et de ne dévoiler à personne leur réelle identité vampirique, quelques en soient les causes. Ainsi, elles se trouvaient généralement de bonnes demeures à envahir. Il leur suffisait de séduire un vieux célibataire aux poches pleines de pognon. Ensuite, il les invitaient à entrer, et elles s'installaient chez lui en se faisant passer pour deux sœurs au passé mystérieux et mensonger. Cependant, le caractère un peu trop envieux de Kamila, rendaient les choses un peu plus difficile. Ayant toujours vécu dans le luxe avec ses parents adoptifs, elle ne voulait pas se contenter de simples cabanons ce qui lui provoquait de nombreuses disputes avec sa mère. Également insouciente, elle prenait un peu trop à la légère la règle de discrétion qu'elles avaient établies toutes les deux, et se plaisait de plaisait de plus en plus à tuer des gens. En général, Irina s'arrangeait toujours pour que la cohabitation dure sans faire trop d'histoires, mais si leur hôte commencait à en savoir trop ou bien les mettaient en danger, elles le tuaient ; et cherchaient une autre maison. Elles ne s'installaient jamais trop longtemps au même endroit, de peur que les gens remarquent leur jeunesse infinie. Les années passaient, et les époques aussi. France, Bulgarie, Russie, Italie, Allemagne et même le Royaume-Uni... Les Soeurs Petrova ont pratiquement fait le tour du monde. Leur relation alternaient entre longs moments d'entente et de complicité à de brèves disputes enflammées, même si au final elles restaient très proches et liées et ne se quittaient pas. Irina avait toujours crû savoir être une bonne mère, jusqu'à là transformation de sa fille. Elle avait été présente pendant tous les bons moments. Les premiers pas, les premieres leçons et même les premiers amours. Présente, mais toujours dans l'ombre. Ainsi quand Kamila avait commencé à vivre avec elle, elle s'était rendu compte qu'enfaite elle avait tout raté et essayait de se rattraper au fil des années en prenant soin de sa fille et en lui faisant preuve d'amour. Pour gagner un peu d'argent d'elle-même et pour permettre à son enfant de mener une vie correcte, Irina continua sa carrière dans la prostitution. A vrai dire, elle ne se sentait bonne qu'à ça et ne se voyait pas faire autre chose maintenant qu'on lui avait imposé cette vie. Cependant, elle refusait catégoriquement que sa fille face de même. Elle voulait qu'elle ait une vie meilleure et sûre. La vampire faisait vraiment une mère exemplaire. Elle laissait bien évidemment de l'espace personnel à Kamila mais elle ne restait jamais bien loin trop longtemps et était toujours prête à tout pour sa fille. Tuer le moindre élément perturbateur, la moindre menace.

Malgré tout, au fil du temps Kamila prenait de la graine. Elle aimait de plus en plus sa condition vampirique et se plaisait à être supérieur. A partir de là, rien de bien inquiétant étant donné qu'Irina pensait la même chose. Sauf que sa fille à son contraire, en profitait pour prendre de trop gros risques et tuer à la moindre occasion. Anya essayait de la résonner et bien qu'elle n'approuvait pas du tout son manque de discrétion, continuait de tout faire pour la couvrir et la sortir des embrouilles dans lesquelles elle se fourrait elle-même. Mais c'est en 1920 que les choses prirent vraiment une tournure différente. Nous étions alors en Amérique, la guerre était finie. Le peuple était en fête constante et joviale, fêtant leur victoire dans l'excès et les cabarets. La vie était paisible et simple, et les deux Petrova profitaient de leur temps içi et habitaient chez un homme veuf plein d'argent. Irina continuait la prostitution, participait à des fêtes avec sa fille, et elles profitaient toutes deux de cette période joviale pour s'amuser. Mais au fur et à mesure, Kamila commencait à s'éloigner un peu trop de sa mère. Elle avait rencontré un homme, un soldat Américain avec qui elle passait énormément de temps ; ce qui ne rassurait absolument pas sa mère. Elle avait toujours voulu le bonheur de sa fille, mais son idylle avec Aleksandre l'avait tellement détruite, qu'elle ne voulait pas la revoir tomber amoureuse alors qu'elles devraient bientôt partir. Elle la mit en garde plusieurs fois, et les espionnaient régulièrement, de peur que Kamila mettent leur secret en danger. Elle ne pouvait l'interdire de le voir, mais elle prenait des précautions car elle le trouvait vraiment étrange.




Une mère n'abandonne jamais
Un beau jour, tandis qu'elle avait épié les deux tourtereaux qui s'étaient promenés ensemble, elle décida de suivre le Soldat au moment où ils se quittèrent dans la rue. Depuis les toits, elle le traquait et observait ses moindres faits et gestes. Un moment donné, il s'arrêta puis regarda autour de lui, avant de s'engouffrer dans un bar. Anya décida d'y rentrer un voile sur la tête et s'assis dans une table du fond. Le soldat était à une table un peu plus loin, entourés d'autres hommes. Tous étaient penchés au-dessus de la table et chuchotaient. Elle tendit l'oreille et pû percevoir avec stupeur toute la conversation. Ils parlaient de chasse. De Vampire. Kamila. Il confia a ses amis qu'il s'étaient rendu compte qu'elle était une buveuse de Sang mais qu'il ne savait pas quoi faire. Ses amis l'incitèrent alors à la tuer, car cela avait toujours été leur règle. Des chasseurs. Il leur dit qu'il ne pouvait pas faire ça, qu'il ne voulait pas, et qu'il devait la rejoindre chez elle plus tard. Sans perdre un instant, Irina se leva de la table et se précipita dehors. Elle courrut jusqu'à la maison, et attendit. Leur hôte n'était pas là, et Kamila n'était pas encore rentrée. Avec un peu de chance, il arriverait en avance. Et c'est ce qu'il se passa.

Le soldat sonna à la porte, et Irina l'invita a entrer avec le plus beau de ses sourires. Elle mit le garçon à l'aise et lui proposa du champagne en attendant que sa « sœur » rentre. Ils parlèrent un moment, quand tout à coup la jeune femme prit un ton glacial. Une atmosphère pensante et tendue reignait désormais sur les lieux. Elle se leva et commenca à tourner autour de la table, et vit l'homme devenir méfiant. « Et que faites-vous dans la vie ? » demanda-t-elle. « Vous savez, ma sœur et moi ne restons jamais bien longtemps au même endroit. Je ne sais pas ce qu'elle vous a dit sur notre vie, mais elle est compliquée et difficile. Et on ne peut se permettre d'être dérangées par des parasites. » L'homme se releva, sur ses gardes. Il avait très bien compris l'avertissement de l'immortelle, et avoua tout. Il avoua qu'il savait leur vraie nature. Le cœur d'Irina se mit à battre de plus en plus vite, elle commencait à avoir peur. Tout d'un coup, elle attrapa le cou du Soldat et le plaqua avec force contre le mur. « Je sais ce que vous êtes ! Et je ne vous laisserais pas détruire ma famille ! Je ne vous laisserez pas l'approcher ! » Il criait, se débattait, et lui disait qu'il ne leur ferait jamais de mal. Qu'il aimait Kamila. A ces mots, la rage explosa en elle. Elle l'accusa de mensonges, et le balanca à travers la pièce. Il tenta de s'enfuir, mais Irina lui brisa sauvagement la jambe en l'écrasant en lui renversant une commode dessus. Là, elle sentit l'odeur du sang arriver jusqu'à ses narines. Ses yeux devinrent noirs et son visage se contracta. Elle attrapa le soldat par le coup et le souleva d'une main. Et elle planta sauvagement l'autre dans sa poitrine, avant de finalement lui arracher la jugulaire pour se nourrir. Mais quand elle laissa tomber le cadavre, elle remarqua qu'elle n'était plus seule. Kamila se trouvait dans l'encadrement de la porte.

S'en suivi alors un déchirant affrontement entre les deux jeunes femmes. Kamila se jeta sur sa mère, et commença un combat acharner en tentant de la tuer, mais Irina qui était bien plus forte qu'elle arriva à la maitriser et lui hurla la vérité. Qu'il était un chasseur, qu'il voulait les tuer et qu'il représentait un danger pour elles, et qu'il fallait qu'elles partent ! Sa fille ne voulut malheureusement rien entendre, et fut emportée dans sa rage. Irina parrait les coups, mais refusait de lui faire du mal. A un moment, Kamila réussit à avoir le dessus et malgré les hurlements de sa mère, elle lui plongea la main dans la poitrine. La douleur figea le visage d'Anya, qui fixait sa fille les larmes aux yeux. Elle tenait son cœur. En voulant la protéger, elle allait finalement se faire tuer. Elle ne parlait plus, et attendait que sa fille se décide à lui arracher son cœur. Mais au lieu de ça, après un temps d'hésitation, elle se retira et s'enfuit par la fenêtre ; laissant sur le sol une femme meurtrie et pleine de chagrin. Le cordon était coupé.

Elle resta là, sur le sol un bon moment, ne réalisant pas bien ce qu'il venait d'arriver. Sa fille venait de partir. Elle avait failli la tué mais avait préféré fuir. Elle aurait voulu que tout ceci n'arrive jamais ! Mais il fallait qu'elle retrouve Kamila. Elle pouvait être n'importe où, et risquait n'importe quoi. Elle ne voulait pas vivre seule. Sa seule raison de vivre venait de s'enfuir, elle était déchirée. Mais elle devait la récupérer. Quand l'hôte rentra à la maison, Irina le tua. Puis elle s'enfuit à son tour, bien décidé à retrouver son enfant.

Pendant près de 30 ans, Irina avait perdu toute trace de sa fille. Elle ne savait pas où elle était, ni si elle était toujours en vie. Elle continuait de voyager en Amérique dans l'espoir de la retrouver, et continuait d'exercer dans la prostitution et se laissait complètement aller, commencant à accepter le fait qu'elle ne reverrait peut être jamais son enfant et que désormais, elle n'avait plus rien. Plus rien d'important. Plus de but, plus de bonheur. 30 ans même pour une vampire, c'était très long. Mais un beau jour, elle fini par recroiser sa trace. Elle avait l'air beaucoup plus confiante, beaucoup plus forte et intolérante. Sans réfléchir, elle se remit immédiatement à la suivre et à veiller sur elle ; et cela même si Kamila s'en était rendue compte elle refusait de lui parler. Alors Irina respecta ce choix, mais même sous la haine de sa fille, elle continuait de la protéger à travers toute l'Amérique et de couvrir tous ses actes d'inconscience.




Danse dans la décadence
La musique battait, les clients criaient d'encouragement, des mains tendues pleines de billets. Irina dansait sensuellement autour d'une barre de fer, en rythme et tenue légère, attendant qu'on lui glisse des billets verts dans les jarretieres. Içi, elle était l'une des meilleures. Cela faisait aujourd'hui deux ans qu'elle s'était installée à New-York. A vrai dire, elle n'était jamais restée aussi longtemps au même endroit, mais Kamila avait visiblement décidé de s'installer içi plus longtemps. Elle s'était trouvée une maison mitoyenne dans le Bronx, et s'était vue obligée de tuer l'hôte. Elle erra un long moment dans les trottoirs, puis fini par tomber dans une boite de strip-tease dirigée par un certain Snake qui s'avéra être un sorcier noir. Celui-ci l'embaucha, lui faisant quitter le sexe la majeure parti du temps. Elle se rapprocha de lui et lui avoua sa vraie nature. Pour la première fois de sa vie, Irina faisait quelque chose de plus gratifiant. En revanche, cette boite de streap-tease gérait également pour des clients particuliers, la prostitution. Elle s'était donc proposée comme volontaire, ayant près de 300 ans de pratique et d'expérience. Dans la boite, elle avait réussi à retrouver du confort et du bien-être. Là, elle était encadrée avec un patron qui veillait sur elle et dansait de temps à autre. Avant, elle se faisait embarquer par n'importe qui sur les trottoirs afin de gagner quelques pièces. Elle devint donc l'une des danseuses les plus précieuses de Snake, avec qui elle se lia bien particulièrement. Une déesse de la nuit, dangereuse et immortelle. Séduisante et indomptable.

Un jour, Irina tenta une énième fois de récupérer sa fille à ses côtés et décida d'aller lui parler, malgré l'entêtement de la concernée. Mais elle la força à l'écouter. Elle l'invita à habiter chez elle quand elle n'avait nul part où allait. Elle savait très bien que cela ne réparera pas ce qu'il s'était passé et (même si elle l'espérait) savait que Kamila resterait toujours entêtée et bornée. Cependant, sa fille accepta car, de temps à autres elle revient à la maison passer quelques nuits voir quelques jours avant de repartir se débrouiller par ses propres moyens. Leur relation est toujours aussi froide. Et même si sa fille la déteste, Anya ne l'avait jamais abandonnée, et ne le ferait jamais. Elle serait toujours là, a veiller sur elle et la protéger quoi qu'il arrive. Même si la dernière chose que sa fille ressentirait avant que sa mère meurt soit de la haine. Elle n'avait pas eu une vie facile mais ne s'en était jamais plainte à personne, et n'avait jamais raconté son passé. Elle avait subit toutes sortes d'épreuves, de déchirements et de sentiments de bonheur. Elle avait acquis le pouvoir, l'immortalité et l'invulnérabilité contre le silence et le meurtre. Comme quoi, même la plus brisée des femmes pouvait retrouver espoir. Il lui fallait juste une raison d'espérer. Et cette raison, c'était qu'un jour sa fille ouvre les yeux pour enfin lui pardonner ce qu'elle avait fait en voulant la protéger. Elle ne regrettait absolument pas son acte et serait prête à le refaire. Mais malgré la haine que Kamila éprouvait pour elle, et malgré la douleur qu'elle éprouvait en repensant au temps où elles avaient été proches au point d'être une réelle famille comme elle l'avait toujours souhaité; on ne pouvait enlever une qualité à une mère. Une mère n'abandonnait jamais son enfant.




Mon pseudo est Heleyy, j'ai 17 ans et je suis disponible 5/7 jours. Pour le moment, je trouve le forum ORGASMIQUE, et si j'avais un conseil à donner cela serait nothing. Pour finir, j'ai bien trouvé les codes du Règlement, qui sont [I'm the big boss]

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Dernière édition par Irina A. Petrova le Jeu 15 Mai - 0:22, édité 16 fois
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MessageSujet: Re: Irina Petrova ▬ L'histoire d'une mère prête à tout Ven 25 Avr - 22:45

Bonne chance pour la suite  

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MessageSujet: Re: Irina Petrova ▬ L'histoire d'une mère prête à tout Ven 25 Avr - 23:17

Oh mon dieux juste Gemma Arterton quoi ! <3 Oh mon dieu je t'aime •^• il vas falloir me réservée un lien !
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MessageSujet: Re: Irina Petrova ▬ L'histoire d'une mère prête à tout Sam 26 Avr - 1:20

GEMMAAAAAA
Bienvenue avec ce nouveau compte !
Bonne chance pour ta fichette !

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MessageSujet: Re: Irina Petrova ▬ L'histoire d'une mère prête à tout Sam 26 Avr - 20:32

Re bienvenuuuuuuuuuuue !

Bon courage pour ta fiche Wink

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MessageSujet: Re: Irina Petrova ▬ L'histoire d'une mère prête à tout Jeu 15 Mai - 0:53


Bravo, tu es validé !


Et pour fêter ça, Pizza !


Félicitation, tu as réussi l'épreuve avec succès ! Tu es maintenant un membre à part entière du forum ! Tu peux désormais aller poster des demandes de liens pour te faire pleins de copains, et des demandes de RP pour enfin entrer en jeu ! Encore un grand merci de t'être inscris ! Le forum t'ouvres désormais ses portes pour te lâcher dans notre dangereux monde nocturne... Tu fais maintenant parti de l'aventure alors... à toi de jouer !



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MessageSujet: Re: Irina Petrova ▬ L'histoire d'une mère prête à tout

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Irina Petrova ▬ L'histoire d'une mère prête à tout

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