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Nous ne résistons qu'à ce qui est inévitable.

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MessageSujet: Nous ne résistons qu'à ce qui est inévitable. Mar 27 Mai - 23:22


Stannis & Alaska


(john green) ▽ Je sais que l'amour n'est qu'un cri dans le vide, que l'oubli est inévitable, que nous sommes tous condamnés, qu'un jour viendra où tout ce qu'on fait retournera à la poussière, je sais que le soleil avalera la seule terre que nous aurons jamais.
Il venait tout juste de me confirmer l'heure du rendez-vous par sms. Vraiment ? Qu'on se retrouve à 22h dans un bar situé dans le Queens ? Non seulement c'était un maudit buveur de sang, mais en plus il avait ses petites exigences. Enfin, il « commençait à travailler » en début de soirée et dormait la journée en général. Il s'était libéré exceptionnellement – humhum – ce soir pour me voir, après que je sois allée tâter le terrain à son boulot pour vérifier s'il s'agissait bien d'un vampire. En tous cas, c'était une évidence depuis que je l'avais vu et que je lui avais parlé... tant mieux, je ne comptais pas me déplacer pour rien. N'ayant qu'une heure pour me préparer, je fonçais immédiatement dans ma chambre pour récupérer la robe rouge que j'avais posée sur mon lit. Elle était entrouverte au niveau des jambes, sur le côté, et était légèrement décolletée. Le vampire en question étant un don juan, je devais être sûre de capter son attention et de veiller à ce qu'il ne se doute pas de mes intentions réelles. De plus, la couleur était très – voir trop – significative. Le sang. S'il n'avait pas faim, il penserait forcément à se nourrir en me voyant, c'était scientifiquement prouvé. (ou pas.)

Une fois la robe enfilée, direction la salle de bain. Maquillage léger des yeux pour ne pas en faire trop et rouge à lèvre rouge. Autant rester dans les mêmes tons, toujours pour la même raison. Quant à mes cheveux, si je les laissais lâchés, l'attention pourrait se retrouver sur eux si je les touchais, éventuellement. Par conséquent, je décidais de les relever pour en chignon, soignant néanmoins le tout pour qu'aucun cheveu ne se fasse la malle et que mon apparence soit impeccable. Quant au parfum et autres produits odorants, il était hors de question d'en mettre puisque cela aussi détournerait l'attention de ma proie. De plus, il serait dommage d'attirer trop de relous sur mon chemin... puisque le comble, c'était que je devrais me balader comme ça dans le métro et en ville. Seule. J'enfilais néanmoins des talons hauts – mais pas trop non plus, il serait stupide de me prendre les pieds dans ma robe et m'étaler devant tout le monde – puis j'attrapais un sac où je fourrais quelques affaires qui pourraient m'être utiles, comme mon téléphone par exemple... et surtout, une seringue avec de la verveine et quelques autres affaires pouvant servir pour affronter la bestiole au moment opportun.

Puisqu'il me restait encore quelques minutes de libres, je vérifiais une nouvelle fois que tout était en ordre, puis j'attrapais ma veste noire, mes clés et mon sac puis je partis en direction du métro. Par chance, la plupart des gens qui étaient dans mon wagon étaient soit en train de parler aux gens autour d'eux, soit en train d'attendre patiemment leur arrêt, tout comme moi. Une fois arrivée, je partis tranquillement vers le lieu de rendez-vous, bien qu'appréhendant un peu la soirée, et surtout mes pensées. Je ne pouvais pas laisser le buveur de sang les lires... par conséquent, je devais surveiller tout ce à quoi je songeais. Tout devait être calculé de A à Z, et si tout se passait bien, j'aurai tué un vampire de plus ce soir. A vrai dire... je n'étais pas une chasseuse extrêmement expérimentée, mais j'avais tout de même déjà tué quelques un de ces monstres. Mais c'était la première fois que je tentais ce genre d'approche, et j'avais peur que cela se passe mal et que je finisse par inverser le jeu du chat et de la souris, et que je finisse tuée à la place de ce... monstre. De plus, j'avais quelques doutes quant au fait que l'arracheur de cœurs soit mort, c'était même certain qu'il vivait encore. Et si c'était lui ?

Fort heureusement, je me doutais qu'il ne pouvait pas s'agir de ce type-ci, et même si mes théories pouvaient s'avérer « un tantinet » foireuses, cela ne me coûtait rien de continuer d'en faire. Une fois au bar, je remarquais qu'il y avait également une partie restaurant et je décidais de jouer la carte de la sécurité en me dirigeant vers le comptoir pour m'asseoir. Il ne devrait pas être long, j'étais légèrement en avance mais pas trop non plus. Retirant ma veste pour la déposer délicatement sur mes genoux, j'espérais ne pas paniquer ou penser trop... naturellement. Pas tant qu'il serait là, en tous cas. Alors que j'écoutais malgré moi la conversation de deux femmes en train de glousser dès qu'un homme à l'allure apparemment très avantageuse venait de pénétrer dans l'enceinte de la bâtisse, je sentis leurs regards tournés vers moi et les entendis soudain se mettre à me critiquer. Peut-être avaient-elles vu mon... « rencard » et qu'il était derrière moi. En sentant sa présence à ma droite, je me tournais sur mon tabouret avant de me rendre compte que ma soirée n'allait visiblement pas se dérouler comme prévu...


« Stannis... Tu es à la recherche de tes futures proies ? Si c'est le cas, tu ferais mieux de tester ton pouvoir d'attraction sur un autre endroit. Pourquoi pas en prison ? Quitte à être... ce que tu es, autant te rendre utile. » je lui adressais un sourire sarcastique avant de reprendre. « Bien-sûr, tu pourrais aussi retourner chez toi et regarder Twilight avec l'une de tes conquêtes. Je suis sûre qu'elle apprécierait l'attention. Le discours qui s'en suivrait par contre, je doute qu'elle ne l'apprécie. » Les critiques ou (et) gloussements derrière moi semblaient continuer, aussi je tournais encore un peu la tête en arrière, espérant qu'elles finissent par s'éloigner. Remarque, peut-être que si c'était pour s'attaquer à des dindes, boire les gens n'était pas un crime... Hum. Au fond, même les prisonniers devaient vivre. Enfin, je n'étais pas juge et je n'avais pas à choisir si les êtres humains pouvaient vivre ou mourir. Sinon, Stannis pouvait aussi partir et me laisser seule afin que l'autre vampire puisse arriver et me voir. Seule, de préférence. Je doutais qu'en me voyant avec quelqu'un d'autre, il ne tienne tant que ça à me prendre pour victime. Pour isoler une victime, il valait mieux qu'elle soit seule, et je ne l'étais plus.
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MessageSujet: Re: Nous ne résistons qu'à ce qui est inévitable. Mar 3 Juin - 0:36


Alaska & Stannis


(john green) ▽ JE SAIS QUE L'AMOUR N'EST QU'UN CRI DANS LE VIDE, QUE L'OUBLI EST INÉVITABLE, QUE NOUS SOMMES TOUS CONDAMNÉS, QU'UN JOUR VIENDRA OÙ TOUT CE QU'ON FAIT RETOURNERA À LA POUSSIÈRE, JE SAIS QUE LE SOLEIL AVALERA LA SEULE TERRE QUE NOUS AURONS JAMAIS.
« Aaron Robinson, 24 ans, tué dans un accident de voiture. » L’assistante annonçait cela d'une voix détachée. Ici, ils avaient l'habitude de voir des cadavres; ils les étudiaient même. C'était ça son métier à Stannis. Il devait confirmer ou infirmer la raison d'une mort. C'était sa routine. Il avait choisi ce métier non pas par passion (qui, à par un fou, pouvait être passionné par des corps sans vie?) mais plus pour une question pratique. Son premier réflexe, d'ailleurs, lorsqu'il se mit à observer le corps était de chercher des yeux une quelconque morsure. Comme toujours. C'était son rituel. Il ne trouva cependant aucune morsure sur ce cadavre alors il procéda à une autopsie ‘banale’ et confirma que le jeune homme avait bien été tué par le choc et que l'accident n'était nullement un crime déguisé. C'était donc sur cette note joyeuse (ou pas) que se termina la journée de travail de Stannis. Il quitta rapidement le laboratoire après avoir pris soin de le désinfecter et de se désinfecter au passage. En sortant, il jetta un bref coup d'oeil à l'horloge à l'entrée du bâtiment. Il n'était que 20h. Timing parfait, il allait avoir le temps de repasser chez lui avant que sa soirée ne commence réellement.
Le vampire avait bien des projets pour ce soir, comme quasiment tous les soirs d'ailleurs. Il allait se rendre dans un de ces bars des quartiers du Queens ou bien du Bronx, il ne savait pas encore. C’était ses quartiers de prédilections lorsqu'il avait besoin de se nourrir. Pour deux raisons, très simples: les femmes qui fréquentaient ces bars étaient plus faciles à séduire que les hautaines des beaux quartiers et surtout, le taux de criminalité était plus élevé dans ces coins-là. Il ne disait pas qu'un meurtre passerait inaperçu ici mais... Ce serait simplement un crime parmi tant d'autre en somme. Un crime qu'il aura peut-être la chance d'autopsié qui plus est. Mais qu'importe, avant de penser au crime, il devait déjà se trouver une victime. Alors, arrivé chez lui, Stannis attrapa son smartphone et checka brièvement s'il y avait des soirées spéciales d'organisées. Rapidement, son attention se porta sur l'un des bars/restaurants dans le Queens. Soit, c'était là que Stannis irait ce soir et c'était là que se trouvera son dîner. Il prit alors son temps pour se préparer, pour ne pas arriver dans les premiers sur place et pour passer le plus incognito possible. Même si, d'après lui, il ne pouvait pas passer inaperçu avec ce physique. Stannis était la définition même de l'adjectif narcissique. Le genre un peu trop sûr de lui, beaucoup trop fan de lui. Mais il faut dire qu'il n'avait pas complètement tort. En tant que vampire, tout chez lui était fait pour plaire. C'est pourquoi, ce soir là et comme les autres soirs, il ne doutait pas de lui et de sa capacité à attirer ses victimes. Parce que oui, il les attirait. Il ne se contentait pas d'attendre une victime au hasard au coin d'une rue déserte et sombre. Il préférait d'abord jouer. Et une chose était sûre, ce soir, il allait s'amuser. Bien qu'il ne se doutait pas encore que cette soirée allait être encore plus... Amusante que prévue.

Stannis ferma la porte de son loft à 21h40 précisément et tout en descendant les escaliers en sifflant, il faisait virevolter les clés de sa voiture. Il était étrangement de bonne humeur. Enfin... Aussi bonne que l'humeur d'un vampire assoiffé de sang humain pouvait l'être. Il croisa d'ailleurs l'un de ses voisins en bas des escaliers; lui attendait l'ascenseur. L'odeur alléchante qu'il dégageait rendait Stannis impatient. Il n'avait qu'une envie: dévorer ce voisin. Mais il savait qu'il ne le pouvait pas; il devait attendre, il devait la jouer plus finement. Alors il se contenta d'accélérer le pas, de passer près de ce voisin en lançant un simple "bonjour" de courtoisie et descendit jusqu'au parking où il monta rapidement dans sa voiture. Il fît gronder le moteur et le voilà parti en direction du Queens. La nuit était tombée depuis bien longtemps maintenant mais les rues étaient encore bien remplies. À vrai dire, New-York ne dormait jamais complètement. C'était à la fois un atout et un inconvénient: il pouvait dîner à n'importe quelle heure mais il devait cacher cela aux yeux de tous et ça, c'était une autre paire de manche. Stannis avait beau prendre toutes les précautions possibles, il avait beau ne jamais s'être fait surprendre; il savait qu'une simple goutte de sang en public pouvait causer sa perte. Mais ça, ça ne sera pas pour ce soir. Le vampire roula pendant un peu plus de vingt minutes avant d'arriver à destination. Il gara sa voiture un peu plus loin que le bar où il projetait de passer une bonne partie de la nuit. Il était exactement 22h02 quand Stannis passa les portes d'entrée du bar/restaurant. Il marchait le dos droit, la tête haute; comme s'il possédait déjà la pièce. Il balaya rapidement l'endroit des yeux et son regard se posa immédiatement sur la femme blonde de dos, au bar. Il n'avait qu'à se concentrer sur les pensées de la jeune femme pour savoir de qui il s'agissait. Sa bonne humeur ne fît que raviver de plus belle. Stannis avança alors d'un pas décider vers le comptoir, non sans lancer un sourire charmeur aux deux femmes qui le trouvaient à leurs goûts. Il ne tarda pas à se poster à la droite de la jeune femme, posant ses deux coudes sur le comptoir. De cette façon, il allait pouvoir observer les gens présents tout en étant près de cette femme. D'ailleurs, elle ne tarda pas, elle non plus, à remarquer la présence de Stannis. Elle se tourna vers lui et comme à chaque fois qu'ils se rencontraient, elle lança les hostilités. Entre eux, tout n'était que sarcasme. Leurs paroles comme leurs sourires. Ça allait finir en joute verbale mais ce n'était pas pour lui déplaire. Cette situation entre elle et lui l'amusait, il en jouait. Elle aussi. Il attendit qu'elle finisse ses deux phrases avant de lâcher, dans un faux soupire, un rictus. Twilight? Décidément, elle avait toujours le mot pour rire.

« Alaska... Je sais que tu rêves d'une petite love story avec un suceur de sang à la peau qui brille. Je n'ai pas les paillettes mais on peut s'arranger si c'est ton délire »

Il se rapprocha légèrement, avant d'adresser un clin d'oeil à la chasseuse.  

« Mais avant de me transformer en boule à facette pour toi ma belle, je vais d'abord me contenter d'une de celle-là   »  déclara-t-il en montrant d'un léger coup de tête l'une des deux femmes non loin d'eux, avant de leur sourire à nouveau.

Puis il jaugea Alaska. Il la détailla de haut en bas. Il fallait avouer que Stannis l'avait toujours trouver jolie mais ce soir, elle l'était particulièrement.

« Ce rouge te va à ravir » ajouta-t-il avec un sourire narquois. Il le pensait. Mais il se doutait que cette couleur n'était pas forcément choisie de façon anodine pour une chasseuse de vampire.« Comme s'appelle l'heureux élu? »  
   
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MessageSujet: Re: Nous ne résistons qu'à ce qui est inévitable. Mer 4 Juin - 18:59


Stannis & Alaska


(john green) ▽ Je sais que l'amour n'est qu'un cri dans le vide, que l'oubli est inévitable, que nous sommes tous condamnés, qu'un jour viendra où tout ce qu'on fait retournera à la poussière, je sais que le soleil avalera la seule terre que nous aurons jamais.
Stannis. Je me demandais si je lui aurais jamais parlé s'il avait réellement 25 ans et qu'il était... vivant. Peut-être que nous nous « fréquentions » que parce que nous savions tous les deux la nature de l'autre. Je me demandais d'ailleurs s'il savait pourquoi je ne tentais pas de le tuer. Quelque part, je me demandais aussi pourquoi lui, il ne me tuait pas. Notre relation était bien trop étrange pour que je puisse la comprendre aussi facilement apparemment. Quoi qu'il en soit, il tombait quand même relativement mal, et bien que je refuse qu'il ne vienne faire ses courses dans ce bar et qu'il reste dans le même lieu que moi toute la soirée, ça n'allait pas l'empêcher de passer les prochaines heures à venir ici... « N'essaie même pas de sortir du restaurant avec l'une d'entre elle. Ou avec quelqu'un tout court en fait. » Malheureusement, ce que j'avais dit n'avait pas l'air de plus le faire réagir que ça et je décidais de regarder vers l'entrée du bar pour voir si mon fameux rencard était arrivé. Il ne devrait pas tarder, mais il était toujours absent... il fallait que je me débarrasse de mon vampire numéro un avant de m'atteler au numéro deux.

Mais avant que je ne trouve quelque chose à dire pour faire fuir Stannis, il me complimenta sur la couleur de ma robe. S'il disait ça, c'était sans doutes car il avait comprit ce pourquoi j'étais là, et dans cette tenue... et cela signifiait aussi que j'aurai encore plus de mal à le faire aller voir ailleurs. Je le regardai dans les yeux, soutenant son regard en l'écoutant et le temps de lui répondre.
« Benedict. Et ta présence ne l'empêchera pas de s'approcher du comptoir pour me voir, tu sais. Donc tu pourrais très bien aller... » Les gloussement dans mon dos se transformèrent soudainement en petits gémissements ignobles, ce qui m'empêcha de me concentrer davantage sur ce que je disais. En pivotant légèrement sur ma chaise, je pris un air mi-désespéré, mi-énervée en voyant qu'elles jaugeaient sa majesté Stannis depuis tout à l'heure et qu'elles ne pouvaient s'empêcher d'attirer l'attention sur elles. Je me tournai finalement vers le centenaire en inspirant profondément avant d'expirer lentement. Généralement j'avais du mal avec ce genre de filles, mais là c'était encore pire. Peut-être parce que là, elles agissaient comme deux dindes à cause du garçon qui se trouvait avec moi, que je le veuille ou non.

Enfin, ce n'était pas non plus comme si je tenais vraiment à Stannis, et puis il avait ses méthodes pour se nourrir après tout... Je ne les connaissais pas avec certitude mais j'avais une certaine idée de ce dont il s'agissait, et bien que ça restait pratique pour lui, je trouvais ça horrible. De plus, il était dur de penser qu'un vampire puisse être crédible, honnête et qu'il fasse toujours savoir pertinemment ses intentions. Je penchais la tête pour observer la réaction de celui-ci face aux pimbêches, mais me doutant qu'il remarquerait que je cherche à savoir ce qu'il pensait, je détournai rapidement le regard. Le pire au fond, c'est que lui aussi pouvait lire les pensées. Etre en compagnie d'un mort-vivant avait plus d'inconvénients que d'avantages, et je ne pouvais même pas me plaindre de sa compagnie dans le fond... parce que si je n'en voulais plus, il me suffisait de retourner le piège que je tendais à Benedict pour le tendre à Stannis. Sauf que lui aussi s'en douterait probablement. Et puis je doute qu'il n'ait peur de moi de toutes façons, bien qu'il ne m'ait jamais vu en train de tuer qui que ce soit... tout comme moi  avec lui. Comme je le disais, nous savions ce que l'autre était. Nous avions connaissance de ce qu'il faisait. Mais jamais nous ne l'avions vu à l'action, et c'était sans doutes mieux ainsi. J'aurai presque eu peur qu'un jour, nous nous retrouvions dans une situation telle que nous tentions chacun de nous entre-tuer.

Enfin, j'avais d'autres chats à fouetter pour l'instant... Si Benedict arrivait et venait ici, il serait sans doutes préoccupé par ces deux filles en manque et je ne repartirai jamais avec lui. Le but n'était pas de l'aider à attraper quelqu'un pour se faire les dents dessus, c'était surtout de le piéger ! De plus, Stannis ne semblait pas vouloir bouger, donc il fallait que je le fasse à sa place.
« Bon, fais ce que tu veux avec elles. Je m'en fiche. Bonne soirée. »  Je pris ma veste et descendit de mon tabouret sans adresser le moindre regard aux deux pimbêches ou au vampire, puis je partis m'installer à une table bien à l'opposé du bar, au fond du restaurant. Le seul inconvénient, c'est que je serai plus difficilement visible désormais... aussi, je pris rapidement mon téléphone et j'envoyais un sms à Benedict pour le prévenir de l'endroit où je me trouvais. Si ça avait été un rendez-vous galant, je serai restée au bar afin de rester visible et je n'aurai jamais envoyer ce genre de sms. Mais justement, ce n'était pas un rendez-vous galant et je voulais être seule avec lui, et m'assurer que personne ne nous verrait trop longtemps ou que nous n'attirerions trop l'attention des autres clients. Quant à Stannis, je supposais qu'il allait récupérer le numéro de téléphone de l'une ou des deux filles qui avaient été derrière moi, et qu'il s'arrangerait pour repartir avec l'une d'entre elles dans la soirée pour se nourrir...
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MessageSujet: Re: Nous ne résistons qu'à ce qui est inévitable. Lun 9 Juin - 0:14


Alaska & Stannis


(john green) ▽ JE SAIS QUE L'AMOUR N'EST QU'UN CRI DANS LE VIDE, QUE L'OUBLI EST INÉVITABLE, QUE NOUS SOMMES TOUS CONDAMNÉS, QU'UN JOUR VIENDRA OÙ TOUT CE QU'ON FAIT RETOURNERA À LA POUSSIÈRE, JE SAIS QUE LE SOLEIL AVALERA LA SEULE TERRE QUE NOUS AURONS JAMAIS.
En choisissant ce bar pour trouver son dîner ce soir, Stannis était loin de se douter qu'il tomberait sur cette jeune femme. Alaska. Une chasseuse de vampire solitaire. La fameuse chasseuse de vampire. Depuis le jour où ils s'étaient rencontrés, ils avaient la fâcheuse tendance de se croiser n'importe où, n'importe quand. Souvent pour son plus grand plaisir, parfois pour son déplaisir. Parce que oui, Stannis aimait ce jeu du chat et de la souris qui s'était installé entre eux. Il aimait les sourires narquois, leurs discutions chaotiques, les menaces trop souvent lancées dans le vide, il aimait penser au jour où il pourrait goûter son sang; ou non. Il avait toujours aimé jouer. Et encore plus avec Alaska. Pour autant qu'il ne se perde pas... Bien-sûr que non, il ne se perdrait pas. Il ne perdrait pas. À la réflexion d'Alaska, Stannis se mordit la lèvre inférieure, soutenant lui aussi le regard de la chasseuse.  

« C'est une menace ou de la jalousie? Ou peut-être même les deux... »  

Il la provoquait, comme toujours. Mais après tout, elle avait lancé les hostilités; il se devait bien de lui répondre. D'essayer d'aller toujours plus loin qu'elle n'allait. Cela devait être comme ça et pas autrement. C'était à lui de mener la danse... Selon lui. Toujours selon lui. Il l'écouta tout de même parler, répondre à sa question. Il y avait bien-sûr un heureux élu. Un vampire nommé Benedict. Rien que son prénom avait envie de faire pouffer Stannis. S'il ne se trompait pas, il voyait bien qui était ce Benedict. Hoffman s'apprêtait à répliquer mais ni lui, ni Alaska ne pipa mot. La conversation s'arrêta net tant les deux femmes derrière essayaient d'attirer l'attention sur elles. Et on pouvait dire qu'elles avaient pour le moins réussi. Stannis ne pu s'empêcher de ressentir l'agacement d'Alaska pour ces deux femmes. Il devait avouer que, lorsqu'il n'était pas encore un vampire, il n'avait jamais aimé ce genre de personne qui était prête à tout pour attirer l'attention. Avant, il aurait même eu de la peine pour ce genre de femme désespérée. Mais ce temps là était plus que révolu. Aujourd'hui, il était heureux d'en croiser car elles représentaient de parfaites victimes. De parfaits repas. Délicieuses. Il les regardait alternativement avec Alaska, sans quitter son sourire charmeur. En réalité, il ne s'en séparait jamais. C'était sa marque de fabrique quand il avait faim. Stannis était d'ailleurs bien trop obsédé à l'idée de ce repas qui se présentait à lui qu'il ne prêtait même plus attention à ce que pouvait bien penser Alaska. Ce n'est que lorsqu'elle reprit la parole que Stannis cessa de regarder les deux femmes pour porter son regard sur Alaska. Elle partait, plus loin. En fait, elle voulait simplement que son petit rendez-vous avec ce Benedict ne foire pas. C'était compréhensible et à vrai dire, Stannis aurait eu du mal à attirer les deux pimbêches dans ses filets si Alaska et lui restaient ensemble toute la soirée. Il la regarda s'éloigner vers le fond du bar, la veste sous le bras. Il soupira un instant et finit par dire à voix haute  

« À tout à l'heure ma belle! »  

Cela sonnait comme un sarcasme. Dans un sens, c'en était un mais... Il avait vraiment l'intention de lui reparler tout à l'heure. Par exemple quand l'autre vampire serait arrivé. Mais en attendant, il allait assuré sa soirée. Il se retourna alors pour faire face aux nombreuses bouteilles qui se trouvaient derrière le bar. Il tapa sur le comptoir pour attirer l'oreille du barmaid. Celui-ci, aimable comme une porte de prison et le regard presque assassin, lui demanda ce qu'il voulait. Stannis se racla la gorge.

« Je veux simplement que tu fasses ton travail et que tu me serves deux coupes. » dit-il d'une voix détachée « tu seras bien aimable de les servir aux deux charmantes demoiselles là-bas. »

Lorsqu'il eut achevé sa phrase, Stannis déposa de l'argent sur le comptoir et se dirigea vers les deux glousseuses le sourire aux lèvres. Le serveur emboîta le pas au vampire et déposa les deux coupes de champagne.

« Puis-je?» demanda-t-il en montrant une des chaises du doigt.

Les deux femmes échangèrent un regard et finirent par accepter la demande de Stannis en gloussant à nouveau. Décidément, elles ne semblaient pas briller par leurs intelligences. Tant mieux. Il s'installa sur une des chaises qui avait une vue prenante sur la porte d'entrée. Ainsi, il pourrait aisément voir (en plus de sentir) le vampire entrer. Mais en attendant cela, Stannis allait faire connaissance avec les deux femmes. À chaque fois que le bruit de la porte retentissait, Stannis levait les yeux. Tout les trois parlèrent pendant plusieurs minutes. Des minutes très longues aux yeux de Stannis même s'il ne laissait rien paraître. Au bout de dix, peut-être quinze minutes; le rencard d'Alaska entra. Stannis le regarda; il le fixa marcher. C'était bien à ce Benedict qu'il pensait. Ce n'était même pas un vampire digne de ce nom. Ce n'était qu'un abruti qui se nourrissait uniquement de sang animal et qui n'était même pas capable d'utiliser ses capacités à 100%. Bizarrement, il était presque soulagé. Non pas pour lui mais pour Alaska. Cependant, il se demandait si celle-ci était au courant que ce vampire n'était pas un tueur d'hommes; seulement un tueur d'animal comme presque tout les humains de cette terre.
Il décida de rester encore un peu avec les deux femmes, histoire de laisser Alaska avec le sous-vampire. Ce serait bien plus drôle de ne les rejoindre qu'après. Aussi, il laissa du temps s'écouler. Entre temps, Stannis échangea son numéro avec les deux femmes et il leur promis de les ramener chez elles le soir même, ainsi, elles pourraient profiter pleinement de leur soirée. Bien-sûr, elles acceptèrent. Une petite guerre était lancée entre les deux femmes. Toutes les deux voulaient passer la nuit avec Stannis. Lui, s'il pouvait amadouer les deux, il le ferait. Le vampire s'excusa alors auprès des deux glousseuses professionnelles et prit congés. Il se dirigea à nouveau vers le comptoir où il commanda deux mojito. Cette fois-ci, il les porta lui-même. Il déambula un instant dans le bar qui était de plus en plus bondé, ces deux mojito à la main. Jusqu'à ce qu'il repère cette fameuse robe rouge. Il bouscula quelques personnes déjà rondes comme des queues de pelles et arriva rapidement à la table où se trouvaient Alaska et l'autre imbécile. Stannis le jaugea puis posa les deux verres sur la table avant d'attraper l'une des chaises de derrière.

« Bah alors chéri, tu ne m'avais pas dit qu'il y aurait une troisième personne»     

Il regarda alors le visage du Benedict qui semblait se décomposer

« Apparemment, je n'étais pas le seul à ne pas savoir... Comme c'est embarrassant! » dit-il avec une mine faussement étonnée « Mais je manque à mes devoirs; Stannis, enchanté!»

Il tendit la main vers le vampire "végétarien" et, une fois les présentations faites, Stannis déplaça sa chaise dans un bruit sourd afin de la rapprocher de celle d'Alaska. Puis, il glissa son bras autour de l'épaule de la chasseuse, la regardant en souriant.

« C'est quoi le plan pour ce soir alors?»

Le plan pour ce soir? C'était bien entendu d'embêter Alaska; encore et encore. Il n'était pas vraiment du genre à l'empêcher de chasser mais là, il savait que sa chasse était vaine, que ce vampire était inoffensif alors autant s'amuser un peu avant de manger.
   
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MessageSujet: Re: Nous ne résistons qu'à ce qui est inévitable. Lun 9 Juin - 19:55


Stannis & Alaska


(john green) ▽ Je sais que l'amour n'est qu'un cri dans le vide, que l'oubli est inévitable, que nous sommes tous condamnés, qu'un jour viendra où tout ce qu'on fait retournera à la poussière, je sais que le soleil avalera la seule terre que nous aurons jamais.
J'aurai probablement du venir en retard, j'étais arrivée beaucoup trop tôt. Une fille ne doit jamais arriver la première, elle a l'air trop dépendante de son rencard et impatiente de le voir. Une fille doit savoir se faire désirer et inciter l'attention du mâle qu'elle essaye en vain de séduire. Elle doit faire comme si elle n'avait besoin d'aucun effort pour l'attirer dans ses filets. Mais évidemment, j'avais fait tout l'inverse ! De plus, il y avait l'autre crétin qui avait eu la bonne idée de se ramener ici le même soir, à la même heure. Le faisait-il exprès ou avait-il un sixième sens ? Il était sans doutes en train de s'occuper des deux pauvres idiotes qui étaient près du comptoir, ne se doutant pas qu'elles ne passeraient pas la nuit. Ce n'était sans doutes pas plus mal, mais ça m'énervait quand même.

Le pire dans cette histoire, c'est que je pouvais me débarrasser de Stannis, mais je ne le faisais pas. Je m'occuperai bien mieux de ce cher Benedict, ça me changerait un tant soit peu de l'autre vampire... enfin, s'il daignait se dépêcher de venir. Heureusement pour moi ; je n'attendais rien de sérieux ou de... moins sérieux, de cette soirée. C'était plus un piège qu'un véritable rencard, mais ça, il ne le savait bien évidemment pas. Puis sa majesté des trolls arriva enfin. Je fis mine d'être occupée en observant les gens alentours – oui, comme occupation on faisait mieux – puis je fis comme si je n'avais pas vu le buveur de sang arriver avant qu'il n'atteigne notre table. Armée de mon plus beau sourire, je me levais pour lui faire la bise avant de me rasseoir.
« Je te prie de m'excuser, j'étais coincé dans les embouteillages, je suis parti d'une boutique à l'autre bout de la ville et je me suis rendu compte trop tard que j'aurai du partir plus tôt... » Puis il sortit un petit coffre à bijou de sa poche et me le tendit. J'avais un peu du mal à comprendre, mais je fis comme si de rien n'était et je pris le petit coffret dans lequel se trouvait une bague ornée d'un petit rubis. « Essaye-là, je suis sûr qu'elle ira à merveille avec ta si jolie robe. » Sérieusement ? Une bague ? Pour un premier rendez-vous ? Bien que mal à l'aise, je continuais de sourire en la passant autour de mon annulaire.

« Elle est... superbe, Benedict. Mais tu sais, tu n'étais vraiment pas obligé de m'acheter quelque chose. Surtout pas un bijou aussi.. cher. » Il me regardait comme si j'étais un morceau de viande, et je savais que je ne pouvais pas me permettre de penser librement, aussi je tentais de ne penser à rien, ou à des choses futiles. Comme la foule qui s'amassait dans le restaurant pour sortir ou celle qui arrivait, les gens qui semblaient un peu beaucoup saouls et ceux qui tentaient comme nous d'avoir un « rendez-vous. » Quoi qu'il en soit, je ne pouvais pas laisser un blanc s'installer, et il fallait que je retienne son attention et que je boive toutes ses paroles pour éviter de le voir partir d'ici sans moi. Je posais mes coudes sur la table, le regardant droit dans les yeux, prenant un air séduite et faisant mine d'admirer quand même la bague. Elle était vraiment belle, mais je trouvais quand même que c'était un peu étrange. « Excuse moi, je ne suis pas habituée à ce genre de... faveurs ? Les hommes que j'ai rencontré auparavant n'étaient pas comme toi. Tu as quelque chose en plus, sans que je ne puisse vraiment savoir... »

Je m'interrompis à la vue des deux glousseuses en train de glousser en se dandinant pour aller jusqu'aux toilettes. C'était mauvais signe. Puis Benedict semblant boire mes paroles, attrapa ma main, caressant celle-ci avec son regard de vampire assoiffé de sang. Bien que je devais admettre qu'il était loin d'être déplaisant à regarder, je restais méfiante. Enfin, nous étions quand même dans un lieu public et il devait savoir comme moi que nous avions l'intention de finir chez lui ou chez moi ce soir. Chez moi de préférence, bien qu'après il faudrait que je me débarrasse de son... oh non. Arrivant avec deux verres dans la main, un grand sourire aux lèvres, prêt à réduire mes futurs efforts à néant : Stannis. A peine arrivé à notre hauteur, il commençait déjà son petit show, ce qui fit son effet sur Benedict. Il recula instinctivement, lâchant ma main et dévisageant le trouble-fête, devant sans doutes se demander ce dans quoi il s'était embarqué, et pourquoi j'avais accepté ce rendez-vous. Stannis, espèce de petit enfoiré. Attirant bien toute l'attention sur lui en faisant du bruit avec sa chaise – parce qu'en plus, il allait rester là toute la soirée ! – il s'installa bien à proximité de moi, prenant bien ses aises. Niveau crédibilité, j'étais bien maintenant... I

l fallait que je trouve rapidement une excuse, expliquer qui était Stannis. Inspirant lentement, le regard tourné vers les glousseuses qui sortaient des toilettes pour retourner vers le comptoir en toute hâte, sans doutes afin de retrouver leur futur plan de la soirée – enfin, s'il ne les tuaient pas avant, et s'il daignait quitter cette foutue table – je tournai la tête vers Stannis avec un grand sourire sarcastique.
« Tu pourrais retourner voir les deux filles que tu draguais tout à l'heure pendant que je passe la soirée avec lui, ce serait un bon plan ça, non ? » On avait fait mieux comme réponse, tellement mieux. Mais cet idiot m'avait décontenancée et décrédibilisée devant Benedict, et il fallait que je rattrape le coup de toute urgence. Je commençai donc par prendre la main de Stannis afin de la retire de mon épaule, puis je me tournai vers mon fameux rencard. « Désolée. Stannis est un ami un peu trop collant, et visiblement saoul, qui ne peut pas s'empêcher de pourrir la soirée des autres. » Il n'aimait pas du tout le nouveau venu, ça c'était certain. Il ne semblait pas non plus savoir s'il était judicieux de me croire ou s'il valait mieux croire son confrère. D'ailleurs, sentait-il que Stannis était lui aussi un vampire ?

« Si vous voulez bien m'excuser... » Benedict se leva de table sans l'once d'un sourire, puis il s'éloigna, faisant mine d'aller aux toilettes. Il n'allait quand même pas partir ? L'observant attentivement jusqu'à ce qu'il soit hors de ma vue, je me tournai vers Stannis afin de le gifler comme il se doit. Même si, à mon avis, il n'avait rien du sentir... Mais au moins, ça m'avait fait du bien. « On peut savoir ce que tu fais, chéri ? Tu as plutôt intérêt à partir avant qu'il ne revienne – si il revient – car si en plus il ne revient pas, ce soir ce n'est pas avec elles que tu vas repartir, mais avec moi. Si je ne l'ai pas lui, je pourrais très bien m'occuper de ton cas, j'espère que c'est bien clair. » Me doutant que mon petit discours n'allait pas le faire trembler de terreur, je soupirai légèrement avant de changer de ton, me rapprochant un peu de lui pour lui parler à voix basse. « Dis, tu offres souvent des bijoux aux filles que tu veux tuer le premier soir ? »
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MessageSujet: Re: Nous ne résistons qu'à ce qui est inévitable. Jeu 12 Juin - 23:47


Alaska & Stannis


(john green) ▽ JE SAIS QUE L'AMOUR N'EST QU'UN CRI DANS LE VIDE, QUE L'OUBLI EST INÉVITABLE, QUE NOUS SOMMES TOUS CONDAMNÉS, QU'UN JOUR VIENDRA OÙ TOUT CE QU'ON FAIT RETOURNERA À LA POUSSIÈRE, JE SAIS QUE LE SOLEIL AVALERA LA SEULE TERRE QUE NOUS AURONS JAMAIS.
Il avait quitté les deux demoiselles un peu attardées pour se concentrer sur quelque chose de plus attrayant, de plus excitant. S'il le pouvait, le vampire était persuadé qu'il aurait pu sentir son cœur battre dans sa poitrine tant il était content à l'idée de venir s'immiscer entre la chasseuse et sa proie. Mais fort heureusement pour lui, son cœur ne battait plus depuis plus de cent ans. Néanmoins, son entrée en scène remarquée (et remarquable) ne fît qu'étirer son sourire. D'autant plus qu'il semblait tomber au mauvais moment, à la vue de la main de Benedict posée sur celle d'Alaska. N'était-ce pas le timing parfait, une fois encore? Une chose était sûre, si Alaska avait eu des revolvers -ou en l’occurrence, des pieux- à la place des yeux, Stannis serait mort sur place. Mais manque de chance pour la jeune femme, ce n'était pas le cas. Le vampire prit alors ses aises, prêt à gâcher deux soirées pour le prix d'une. Alaska ne tarda pas à réagir à son arrivée pour le moins inopinée, lui affirmant que la meilleure chose à faire serait qu'il rejoigne les deux filles. Que c'était un bon plan.  

« Pas un aussi bon plan que toi... Si tu vois ce que je veux dire» dit-il en leva les sourcils à l'intention de Benedict.

Il était lourd. Lui-même se trouvait lourd mais c'était tellement jouissif comme situation. Cependant, Alaska contre-attaqua rapidement en disant au fameux Benedict que Stannis était simplement ivre. Il faut dire qu'avec ses deux verres en main, Stannis ne pouvait même pas tenter de nier; bien qu'il ne soit pas saoule. Alors il se contenta d'hausser les épaules, avec une mine faussement honteuse. Et lorsque Benedict s'excusa pour se rendre soi-disant aux toilettes, Stannis attrapa l'un des verres et le leva vers le végétarien avant de s'exclamer

« Je te garde ta place, ne t'inquiète pas! »

Il le regarda fièrement s'éloigner et avala une gorgée de mojito; ce qui lui brûla la gorge. Décidément, rien ne valait du bon sang humain encore tiède bu directement à la source. Mais pour cela, il allait devoir attendre encore quelques heures et se contenter de cet alcool qui ne lui faisait aucun effet. Stannis souriait bêtement sans lâcher le Benedict du regard qui marchait en direction des toilettes. Il allait dire à Alaska qu'elle pouvait trouver mieux car même en marchant, ce vampire était ridicule (selon lui) mais il n'eut pas vraiment le temps ni le loisir de lui faire remarquer cela. Non, à la place de cela il reçu une bonne gifle de la part de la chasseuse. Stannis avait connu bien pire mais il devait admettre qu'elle avait de la poigne pour une simple humaine. Il feinta cependant la douleur en mimant de se masser longuement la joue où il avait reçu la baffe tout en écoutant le "sermon" d'Alaska. Elle était généreuse en menace ce soir dit-donc!  
   
« Oh faut pas s'énerver pour si peu ma belle, on passe une bonne soirée non? Regarde je t'ai même ramené un verre! Profite, décoince un peu! »

Un soupire plus tard, Alaska changea de mine et se rapprocha un peu plus de Stannis; comme si elle voulait lui dire quelque chose que personne ne devait entendre. Le vampire resta sans bouger ni respirer pendant une fraction de seconde. Cette proximité était dangereuse. Stannis avait appris à se contrôler au fil des années mais il avait faim, extrêmement faim et l'odeur que dégageait Alaska était des plus alléchantes. Finalement, le jeu allait peut-être se retourner contre lui ce soir... Il allait devoir reprendre ses esprits, garder son contrôle. Il mit un instant avant de répondre à la question d'Alaska. Il secoua la tête, comme pour remettre ses idées en place et regarda à nouveau la chasseuse. Il n'avait pas entendu la question qu'elle venait de lui poser tant il était absorbé par l'odeur de son sang alors il se concentra sur l'esprit de la jeune femme pour savoir à quoi elle pensait. Des bijoux? Une bague? Quelle bague? Stannis regarda alors les mains d'Alaska et il constata une bague qu'il ne "connaissait" pas sur l'annulaire de la jolie blonde. Au fond de lui, bien au fond, il devait reconnaître que ça l'énervait un petit peu de voir ça. Mais qu'importe. Il réfléchit à un instant à la situation avant de répondre à Alaska.

« Sincèrement? Non. La seule chose que j'offre aux filles que je veux tuer, c'est de l'alcool pour qu'elles se désinhibent un peu, qu'elles aient confiance en elles-mêmes et qu'elles accordent leurs confiances facilement aussi mais un bijou... Non. Même lorsque j'étais encore... comme toi, je n'ai jamais offert une bague au premier rendez-vous. Et pourtant, je suis du genre vieux jeu; pour avoir grandi dans une autre époque. Mais je n'ai jamais vu ça. »

Cela pouvait paraître relativement cruel comme discours mais Stannis parlait sérieusement. Pas de sarcasme. Pas de filtre pour ses mots. Alaska connaissait sa nature et ce qu'il faisait.

« Tu veux que je te dise? Tu devrais prendre tes jambes à ton cou. Non pas parce qu'il s'agit d'un vampire; ça je sais que ça ne t'effraie plus mais celui-là... Il à l'air mordu de toi sans mauvais jeu de mot. »

Stannis jeta alors un coup d'oeil vers la porte des toilettes pour vérifier si Benedict n'allait pas revenir de suite puis il posa l'un de ses coudes sur la table et tourna la tête vers Alaska; comme pour faire comprendre que ce qu'il allait dire devait rester entre eux.

« Ce Benedict » dit-il en insistant sur le prénom qu'il n'était pas censé connaitre « il n'est pas réellement ce que tu crois qu'il est. Bien-sûr c'est un vampire mais il est en quelques sortes inoffensif. C'est une sous-race. Il se nourrit uniquement de sang animal et très rarement de poches de sang humains. Ses capacités sont énormément diminuées, il est faible, il ne s'est même pas encore rendu compte de ma nature. Ça sera un jeu d'enfant pour toi de le tuer ce soir, s'il revient bien entendu.   » ajouta-t-il avec une légère pointe d'ironie sur sa dernière phrase « Tu te renseignes habituellement sur tes proies Alaska non? Il y a du relâchement dans l'air! »
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MessageSujet: Re: Nous ne résistons qu'à ce qui est inévitable. Dim 15 Juin - 1:38


Stannis & Alaska


(john green) ▽ Je sais que l'amour n'est qu'un cri dans le vide, que l'oubli est inévitable, que nous sommes tous condamnés, qu'un jour viendra où tout ce qu'on fait retournera à la poussière, je sais que le soleil avalera la seule terre que nous aurons jamais.
Il semblait réfléchir à la question que je venais de lui poser, ce qui me fit songer au fait que j'allais avoir une réponse sérieuse, et pas forcément une réponse sarcastique. Pour changer. J'avais visiblement raison puisqu'il me répondit honnêtement. Lorsqu'il parla de l'alcool, je ne pus m'empêcher de lancer un regard dans la direction de mon verre, même si je me doutais que pour le coup, il ne m'avait pas apportée de l'alcool pour me tuer. Bon, et bien tout ça était très rassurant, mais confirmait le fait que Benedict était peut-être un peu trop entreprenant comme type. Je baissais le regard vers la bague, mal à l'aise et presque dégoûtée d'avoir à séduire un vampire. Quoi que je n'avais même pas besoin de faire d'efforts apparemment puisqu'il m'avait déjà offert un bijou.

Si j'étais en quête de richesse, j'aurai adoré cette bague et aurais probablement demandé où se trouvait le collier et le bracelet qui l'accompagnait, mais... je ne l'étais pas.  Et puis je chassais les buveurs de sang, je n'avais pas que ça à faire de chercher leur sympathie ou leur attention... malgré tout, je passais ma soirée avec Benedict et Stannis. Deux vampires. Deux tueurs. Mais j'étais moi aussi une tueuse. Ils étaient mes proies, comme je pouvais bien devenir la leur. D'ailleurs, il m'arrivait de penser que si Stannis ne tentait rien contre moi, c'était sans doutes car il aimait jouer avec la nourriture, mais aussi car il avait conscience que j'avais déjà tué ses confrères. Enfin, si j'essayais de comprendre notre relation dans les moindres détails, j'en aurai pour toute la soirée... d'ailleurs, il reprit la parole pour me parler du fugitif qui était allé s'offrir une visite guidée des toilettes du restaurant. Je tournais la tête vers mon interlocuteur, avant de rire.
« S'il est vraiment intéressé par moi, et qu'il ne joue pas à ce petit jeu avec toutes ses victimes, je ne vois pas en quoi il en deviendrait plus dangereux qu'il ne puisse l'être déjà. Ce sera même plus facile à faire en fin de soirée, il ne se doutera de rien. »

Au fond, c'était son problème s'il avait un faible pour moi. Je pourrais plus aisément le tuer que s'il voulait simplement boire mon sang. Là, il pensait peut-être à me laisser une chance de vi... ah oui, c'est vrai. Ça aurait pu fonctionner, mais avant que mon « chéri » ne se ramène à table. Quel crétin celui-là ! Mais j'avais encore quelques heures pour changer la donne. S'il revenait. Puis soudain, Stannis sembla s'intéresser de plus près au fait que Benedict soit absent pour me confier quelque chose. Vampire inoffensif ? Sous-race ? Sang animal ? Je savais que certains en buvaient, parce que mon père me l'avait dit, mais je ne savais pas comment les repérer. Si ce qu'il disait était vrai, cela signifiait par contre que j'allais devoir revoir mon jugement à propos de ma proie... fallait-il que je le tue quand même ? Il n'attaquerait pas d'autres humains, il semblait s'être habitué à eux. Mieux que les autres peut-être. C'était pour cette raison-là qu'il avait voulu m'offrir la bague ; pour me faire comprendre qu'il voulait une relation sérieuse. Il ignorait que je savais qui il était, tout comme il ignorait ma nature. Il était quand même allé à peine trop vite, et si cela avait été un véritable rendez-vous... j'aurai probablement cherché à m'enfuir en allant aux toilettes.

Tout comme lui, visiblement... malgré tout, j'étais déçue d'avoir fait tout ce cinéma, juste pour un tueur d'animal. Les hommes tuent les animaux. Les animaux s'entre-tuent. A quoi bon le tuer ? Il pouvait bien vivre, s'il respectait la race humaine...
« Comment tu sais qu'il ne se nourrit que de sang animal ? C'est un truc que vous reconnaissez entre vous, ou... moi, je pourrais aussi le savoir ? C'est car tu lis ses pensées ? Si les tiennes – de capacité – ne sont pas diminuées, tu devrais savoir s'il avait l'intention de partir, ou ce qu'il a pensé lorsque tu es arrivé ou pendant qu'on parlait. » Je ne répondis même pas à sa petite phrase « d'attaque » à la fin de sa... confession, dirons nous. A vrai dire, je devais vite savoir ce que j'allais faire de Benedict. Je ne pouvais pas juste le laisser en plan s'il revenait, et je ne voulais pas donner trop de satisfaction à Stannis non plus. Le fait qu'il se situe au-dessus de moi sur ce coup-là m'énervait un tantinet, mais en même temps, je préférai savoir ce qu'il m'avait révélé maintenant que plus tard. Quoi que... de toutes façons, maintenant c'était trop tard. De plus, mon rencard semblait prendre tout son temps aux toilettes... Un serveur se rapprocha de notre table, jetant un coup d'œil au siège vide, avant de sourire de façon un peu particulière, comme s'il pensait que Stannis était rapidement venu à la table pendant l'absence de mon « partenaire » si on pouvait tourner ça de cette façon. Levant les yeux au ciel, je décidais de ne commander qu'à boire.

Parce que Benedict n'était pas là, et que de toutes façons, maintenant je savais qu'il n'aurait même pas feinté de manger. Stannis n'allait pas manger non plus, alors à quoi bon ? Et puis, j'avais déjà mangé de toutes façons.
« Je prendrai un verre de rosé. » Je laissais Stannis voir s'il voulait quelque chose, puis je regardai le serveur prendre son temps pour noter la commande et partir. Il avait l'air assez bizarre celui-là, tiens. Et justement, alors qu'il disparaissait, Benedict revenait ! Il avait bien tenu entre dix et quinze minutes dans les toilettes quand même. Alors qu'il reprenait place en face de moi, il jaugea mon interlocuteur, toujours tourné vers moi. N'ayant toujours pas décidé de ce que j'allais faire, je ne dis rien pendant quelques minutes, tout comme mon rencard. Il revenait et ne s'excusait même pas d'avoir prit son temps, rien. Le serveur revint finalement avec notre commande, ce qui sembla encore plus énerver Benedict, et amuser le serveur qui lui lança un haussement de sourcils en nous montrant d'un signe de tête, Stannis et moi. C'est alors que celui-ci prit le mojito non bu et sa commande avant de nous quitter, probablement pour rejoindre les pimbêches. Il laissa derrière lui un silence assez gênant. Ne sachant pas quoi faire, je retirai finalement ma bague et la posait sur la table, sans dire le moindre mot. Je pris alors mon verre, buvant quelques gorgées avant de me tourner vers lui.

« Je dois aller aux toilettes, je reviens. »

Partant de la pièce avec un pourcentage de crédibilité inférieur à zéro – puisque j'avais toujours le verre en mains – je n'y prêtais guère attention, cherchant du regard où se trouvait Stannis. Lorsque je le trouvais enfin, il était en train de faire son grand numéro aux deux imbéciles qu'il avait repéré plus tôt. Quelques peu agacée, je finis par finir mon verre d'une traite avant de le poser sur une table choisie au hasard, et je pris le chemin des toilettes. Une fois arrivée là-bas, je vérifiais que mon maquillage tenait toujours, et je défis mon chignon, recoiffant rapidement mes cheveux lâchés. Une fois qu'ils ressemblèrent à quelque chose, je les décoiffais légèrement pour obtenir l'effet escompté. N'ayant pas tellement envie de me balader avec ce qui faisait tenait mon chignon, je les jetais dans une poubelle avant de repartir, vérifiant à nouveau que Stannis était dans mon champ de vision. Apparemment, les deux filles étaient en train de glousser comme deux tarées un peu plus loin, comme si elles se concertaient. C'était parfait, ma cible était donc seule, mais sans vraiment l'être ! J'ignorais pourquoi je l'avais suivi finalement, peut-être pour échapper à Benedict et à ses reproches, ou bien alors pour éviter à Stannis de tuer ces deux filles ?

Oui, c'était forcément ça. Il n'y avait aucune autre raison logique. Je me dirigeai donc vers lui, profitant du fait que les deux glousseuses ne m'aient pas encore aperçue. Une fois arrivée près du grand brun, j'attrapais ses mains et les posais sur mes hanches tandis que je posais les miennes sur ses épaules avec un grand sourire. Une fois que les pimbêches cessèrent de glousser, je pus commencer à embêter Stannis à mon tour.
« Benedict a trouvé que tu étais in-cro-yable ! Il aimerait d'ailleurs qu'on fasse le plan à trois cette nuit. De toutes façons, il faudra bien que tu fasses ton coming-out un jour ou l'autre... » Je pris sa tête entre mes mains, prenant un air qui se voulait rassurant, tout en vérifiant que les filles nous regardaient toujours. « Et arrête de chercher des filles comme elles pour te donner l'impression d'aimer les femmes. Tu devrais arrêter de prendre des filles qui ressemblent à des hommes, ça ne va pas t'aider, tu le sais ça ? » Puis je soupirais avant de m'éloigner de lui pour aller voir les bêcheuses. « Excusez-le, il est in-co-rri-gible. Mais aussi, si vous n'aviez pas mit autant de fond de teint et de maquillage, il ne vous aurait pas confondu avec des drag queens... »
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MessageSujet: Re: Nous ne résistons qu'à ce qui est inévitable. Dim 22 Juin - 17:01


Alaska & Stannis


(john green) ▽ JE SAIS QUE L'AMOUR N'EST QU'UN CRI DANS LE VIDE, QUE L'OUBLI EST INÉVITABLE, QUE NOUS SOMMES TOUS CONDAMNÉS, QU'UN JOUR VIENDRA OÙ TOUT CE QU'ON FAIT RETOURNERA À LA POUSSIÈRE, JE SAIS QUE LE SOLEIL AVALERA LA SEULE TERRE QUE NOUS AURONS JAMAIS.
Vu de l'extérieur, cela pouvait sembler bien ironique comme situation. Les rares fois où ils se parlaient sérieusement, où ils ne se lançaient pas de piques, lorsqu'ils quittaient leurs sourires narcquois; c'était quand ils parlaient de vampires et là, en l'occurrence, de vampire dit végétarien. À l'heure où le commun des mortels se racontaient des histoires de créatures pour rire ou pour effrayer les autres eux, ils en discutaient plutôt très sérieusement. Et le mieux (ou le pire) dans tout ça, c'est que ça ne les choquait même plus, ça faisait parti de leur quotidien. C'était ça leurs vies. Lui, un vampire. Elle, une chasseuse de vampire. Et ce soir, chacun avait trouvé sa proie. Si tout se passait comme prévu, tout deux ôterait une vie ce soir. Au fond, peut-être n'étaient-ils pas si différents que ça. Et peut-être qu'un jour, cet étau se refermera sur eux. Peut-être qu'un jour, ils n'auront plus le choix. Peut-être qu'un jour, l'un sera la proie de l'autre.
Mais bien-sûr, cela n'arriverait pas ce soir. Pour l'instant, la conversation tournait autour de ce fameux Benedict (dont le nom de famille devait sans aucun doute être Latrines tant il passait du temps dans les toilettes). Et Alaska ne semblait pas avoir compris le sens de la première phrase de Stannis.

« Il ne deviendra pas plus dangereux. Si je te disais de prendre tes jambes à ton cou, c'était parce que ce monsieur Benedict semble être un peu trop fleur bleue pour toi. Sérieusement, une bague au premier rendez-vous? Je vois d'ici le troisième rendez-vous: Mademoiselle Alaska Williams, voulez-vous m'épouser? » dit-il en pouffant de rire « Finalement, tu ferais peut-être bien de le tuer ce soir avant qu'il ne te passe la corde au cou »

Mais Alaska semblait vouloir s'intéresser de plus près à la sous-race du vampire. Ou plutôt à savoir comment distinguer les vampires végétariens des autres.

« Tu ne veux pas que je te donne des conseils pour reconnaître mes semblables non plus? Plus sérieusement, les vampires considérés comme végétariens ne sont pas si nombreux que ça au final »

Stannis n'eut pas le loisir de finir une quelconque explication sur la nutrition des vampires qu'un serveur arriva à leur hauteur. Le vampire ne prêta guère attention au regard du garçon ni même à celui d'Alaska. Il attendit simplement que cette dernière prenne sa commande. Le serveur posa alors son regard insistant sur Stannis, comme s'il attendait sa commande. Le vampire regarda alors ses deux verres encore pleins puis le serveur.  

« Ha oui bonne idée tiens, si je prenais un troisième mojito avant de finir les deux premiers? Ça sera tout, merci. »

Le serveur se fît alors rapidement la malle.

« Décidément, il n'y a que des idiots dans ce bar ou ça se passe comment? » et au même moment, Monsieur Benedict daigna enfin repointer le bout de son nom « tiens, en parlant d'idiot... » chuchota alors Stannis.

Le végétarien s'assit à nouveau en face d'Alaska. Stannis, lui, resté tourné vers la jeune femme, juste pour énerver l'autre vampire. Un court silence pesant s'installa entre les trois individus. Stannis se redressa alors, affichant un air supérieur envers Benedict.

« Alors, il y avait de l'ambiance dans les toilettes? »

Pas de réponse, tant pis. Stannis se contentait de ressentir l'agacement du jeune homme. Il s'en délecta un moment avant de s'ennuyer profondément. Alors il attrapa ses deux verres, recula sa chaise dans un même bruit sourd et regarda à tour de rôle Alaska et Benedict.

« Bon... Ce n'est pas que je m'ennuie en votre compagnie mais je vais vous laisser. Bonne soirée à vous deux » dit-il le sourire aux lèvres avant de se retourner vers Alaska « et bon courage » finit-il sur un nouveau clin d'oeil.

Puis il s'éloigna en riant, les verres dans sa main, laissant derrière lui une ambiance de folie... Ou pas.  Il balaya une nouvelle fois le bar des yeux. Les deux pimbêches étaient encore là, à attendre désespéramment le prince charmant ou à défaut, un coup d'un soir. C'est tout naturellement qu'il se dirigea alors vers elles. Il allait à nouveau écouter les idioties qu'elles débitaient à une vitesse hallucinante mais s'il voulait manger en s'amusant ce soir, il n'avait pas vraiment le choix. Il posa alors bruyamment les deux verres sur la table des glousseuses, un sourire charmeur aux lèvres.

« je vous ai manqué mesdemoiselles? Il nous faudra un peu plus d'alcool pour me faire pardonner mon absence »

Il en fallait décidément peu pour les faire pouffer. Stannis s'éloigna alors vers le comptoir qui n'était qu'à deux/trois pas de la table. Le temps que sa commande se prépare, il s'accouda au bar, observant ses proies. Elles étaient entrain de débattre sur laquelle avait le plus "besoin" de Stannis ce soir. Apparemment, l'une d'elle, la brune, avait déjà passé la nuit précédente avec un autre homme. L'argument fît mouche chez les deux imbéciles et la blonde fut nommée la grande gagnante pour ce soir. Ce qu'elles ne savaient pas, c'est que Stannis comptait en réalité tuer les deux femmes. Pour ne pas laisser de témoin. Mais alors qu'il allait les interpeller, Alaska entra dans son champ de vision. Et avant qu'il n'eut le temps de dire ou de faire quoique ce soit, la chasseuse attrapa les mains du vampire et les posa sur sa taille. Il sentit également les mains de la jeune femme sur ses épaules. La fixant, il soupira un instant. La roue avait tourné. Il savait qu'elle allait chercher à se venger. Restait-il à savoir comment... Chose qui ne tarda pas à arriver. Dans son malheur et son 'humiliation', il avait de la "chance". La chance qu'Alaska ne lui laisse pas le temps de répondre. Elle parlait fort. Bien fort. Elle lui parlait d'un plan à trois avant d'enchaîner sur la soi-disant homosexualité de Stannis. Lui, il la regardait l'air dépité. Il l'avait bien cherché, il avait tendu le bâton pour se faire battre. Seulement, elle ne se contenta pas de tacler Stannis, elle s'en prit également aux deux pimbêches, les comparant littéralement à deux travestis. Et pour le coup, le vampire ne put se retenir de rire. Un rire court mais audible.
Les deux glousseusses ne semblèrent pas apprécier la réflexion d'Alaska. Elles se levèrent, le regard bien énervé. Stannis se rapprocha alors. Il savait que ça allait partir. Et cela ne loupa pas. Alaska se reçu alors deux bonnes gifles et lorsque Stannis s'interposa, c'est lui qui se prit à son tour une claque. La brune leva elle aussi la main en direction du vampire mais il attrapa son poignet qu'il serra apparemment un peu trop fort. Tout en tenant encore le poignet de la brune, Stannis tourna la tête vers Alaska

« tu as visiblement vexé ces deux charmantes demoiselles, tu devrais t'excuser » puis il s'adressa aux deux autres « et vous aussi vous devriez vous excuser de l'avoir gifler »

Voilà qu'il jouait le médiateur maintenant... Enfin, il essayait. Et il échouait apparemment. Les deux pimbêches s'excusèrent en effet; elles s'excusèrent d'avoir étaient si stupides pour croire Stannis puis elles s'éloignèrent vers le fond de la salle, en prenant soin d'emporter avec elles la commande que Stannis avait préalablement passé.

« tu peux être fière, tu as réussi ton coup. Mais ce n'est pas ça qui m'empêchera de manger ce soir! »

Il n'était pas énervé. Simplement irrité à l'idée d'avoir perdu son repas à cause de cette fichue chasseuse.

« tu as définitivement ruiner tes chances de repartir avec l'imbécile là-bas en venant ici, tu ne penses pas? Et d'ailleurs, pourquoi tu as fait ça? Elles t'énervaient tellement, j'aurais pu nous en débarrasser d'une manière plus radicale. Maintenant, je vais devoir choisir un inconnu seul dans la rue qui n'a rien demandé. Ça sera moins drôle mais tant pis. »

Il se doutait qu'Alaska n'allait pas le laisser faire mais il n'avait plus vraiment le choix, il fallait bien qu'il se nourrisse. Alors, dans un dernier espoir de trouver une proie avec laquelle il pourrait jouer, il scruta chaque coin et recoin du bar. Il ne voyait presque que des hommes, qui faisaient bien trop hétéro pour succomber aux charmes du vampire, et les quelques femmes présentes étaient déjà bien entourées. Il devait se rendre à l'évidence, ce n'était pas ici qu'il trouverait son repas finalement. Il allait se la jouer à l'ancienne, attendre qu'il fasse nuit noire et tuer au hasard juste pour manger, pas pour s'amuser. Mais avant qu'il ne prenne la décision de quitter l'établissement, son regard se posa sur la table où était resté Benedict. Et oh, quelle surprise! Stannis attrapa doucement la mâchoire d'Alaska pour bouger le visage de la jeune femme dans la direction souhaitée.

« Tiens tiens tiens... Regarde ça! Il semblerait que ton rendez-vous ait trouvé de quoi passer le temps en t'attendant. Tu penses qu'il a une deuxième bague au cas où? »

Oui, en effet, le vampire végétarien était maintenant attablé avec les deux pimbêches. N'était-ce pas ironique comme situation là encore? Leurs victimes les avaient abandonné pour... Finir la soirée ensemble.

« On l'a dans l'os quand-même! Enfin bref, je commence à avoir très faim moi et quand j'ai faim, je deviens plutôt grognon. Ça serait bête que je devienne grognon avec toi, tu ne penses pas? J'en ai pour une demi heure maximum, je peux repasser te prendre après je suis garé pas loin, si tu ne veux pas rentrer en métro à cette heure. »

Sur ces mots, et pour embêter la chasseuse, Stannis ébouriffa d'un geste de main la racine des cheveux d'Alaska. Puis il sortit du bar, en entendant la réponse d'Alaska.
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Soit on meurt en héros, soit on vit assez longtemps pour se voir endosser le rôle du méchant.
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MessageSujet: Re: Nous ne résistons qu'à ce qui est inévitable. Ven 18 Juil - 3:04


Stannis & Alaska


(john green) ▽ Je sais que l'amour n'est qu'un cri dans le vide, que l'oubli est inévitable, que nous sommes tous condamnés, qu'un jour viendra où tout ce qu'on fait retournera à la poussière, je sais que le soleil avalera la seule terre que nous aurons jamais.
Il fallait apprendre à prendre sur soi, et ce dans chaque situation. Je n'avais pas besoin de dire cela mais j'avais besoin de briser leur future petite nuit de folie qui allait se finir en bain de sang. Pour les épargner ? Oui bien-sûr, c'était pour cette raison-là. Stannis était un idiot, il méritait ce qui lui arrivait. Mais du coup, les deux cinglées ne me loupèrent pas non plus... il fallait ce qu'il fallait visiblement pour se venger. Lorsque le vampire tenta de calmer un peu le jeu, je levai un regard étonné vers lui, oubliant presque pourquoi je les avaient provoquées quelques instants plus tôt. Il était hors de question que je ne m'excuse cependant, je n'étais pas douée pour me faire des amis, certes, mais celles-là je me souciais peu de les avoir dans le collimateur et vice versa. Je leur avais sauvé la vie, et elles ne le sauraient jamais. Au moins j'avais pu prendre ma revanche... mais du coup, j'avais aussi ma soirée de gâchée, et Stannis allait s'en prendre à quelqu'un. D'ailleurs, c'est vrai, il aurait pu s'en prendre à ces deux nulles plutôt qu'à un autre innocent dans la rue... mais je n'avais pas pu m'en empêcher. Et je ne savais pas non plus quoi répondre. Heureusement qu'il ne faisait que lire les pensées et ne pouvait pas savoir au-delà de celles-ci ce qui aurait pu me pousser à avoir « protéger » les deux filles. A vrai dire, je ne le savais pas vraiment non plus. Incapable de vraiment réagir, je restai plantée là, scrutant un point invisible situé sur l'épaule du vampire. Ce n'est qu'en sentant qu'il attrapait mon menton que je sursautai avant de voir la scène fortement ironique, située au fond du bar. Légèrement énervée, je finis par reprendre la parole.

« Il faut croire qu'aucun de nous d'eux n'aura ce qu'il veut ce soir. Et je ne pense pas, il en achètera sûrement une en allant chez lui avec elles... »

Stannis reprit la parole. C'était presque trop attentionné de sa part ! Comme s'il me parlait d'un sandwich qu'il allait s'acheter et manger avant de venir repasser par là pour me ramener chez moi. Et comment avait-il deviné que j'étais venue en métro ? Peu importe. Il était hors de question que je passe une minute de plus en sa compagnie, même en étant tous les deux perdants ce soir, il restait celui qui avait malgré tout le plus à gagner. Non pas que je l'enviais, mais je ne pouvais même pas le tuer, alors à quoi bon l'arrêter éternellement d'aller se chercher une victime... ? Néanmoins il était hors de question qu'il pense que j'ai besoin de lui, et ce encore moins maintenant.

« C'est trop aimable. Mais je vais donc te laisser faire ce que tu sais faire le mieux, et je vais faire de même. »

Pour lui, il s'agirait de tuer pour se nourrir, se sentir vivant. Pour moi, il s'agirait de rentrer chez moi où personne, pas même un animal ne m'attendait, me sentant presque morte. Quelle ironie, vraiment. Mais il partit alors que je lui répondais, comme si ma réponse n'avait aucun intérêt à ses yeux. Je me recoiffais rapidement après qu'il m'ait décoiffée, ravalant ma fierté et quittant les lieux sur ses pas, mais dans la direction opposée à la sienne. J'ignorais pourquoi, mais j'étais presque triste. A cause de Benedict ? De ne rien avoir pu accomplir ? De ma pseudo « dispute » avec Stannis ? Nous étions ennemis, il n'y avait rien à dire là-dessus. Benedict n'était pas un danger. Les pimbêches avaient la vie sauve et un plan pour la soirée, si ce n'était plus. Et moi j'étais irrémédiablement condamnée à avoir un but maudit : tuer. J'étais comme ceux que je pourchassais, mais pour une raison toute autre. Au moins, les vampires tuaient pour se nourrir, ils avaient une raison. Pas de viols, de meurtres sans véritable raison... Mais à quoi est-ce-que je pensais. Tout tueur était un criminel. Mais est-ce-que cela signifiait que j'en étais moi aussi une ? Je n'étais pas sûre de posséder la réponse à cette question. Mais je détestais les vampires. Je n'avais rien contre les loups. C'était juste... compliqué. Alors que je me perdais dans mes pensées, je fus vite rattrapée par la réalité en sentant quelque chose – ou plutôt quelqu'un – m'agrippait l'épaule. Me retournant aussitôt en reculant, je vis un... ivrogne probablement, vu l'odeur qui émanait de son haleine.

« Ma ptite mamzelle, z'avez pas un petit truc pour moi ? »
« Quoi, vous voulez de l'argent ? »
« Ça ou autre chose, je suis pas exigent v'savez... »

Haussant un sourcil, je finis par regarder dans mon sac voir si je n'avais pas quelque chose pour repousser ce type étrange, mais... visiblement si j'avais eu quelque chose, il était tombé de mon sac au restaurant. Prenant une longue et profonde inspiration, je finis par reculer en toute hâte afin de me sauver en courant, dignement et comme toute fille devrait le faire face à un fou. Sauf que bien évidemment, il avait fallu que je me prenne les pieds dans ma robe et que je tombe par terre. L'ivrogne agrippa rapidement mon sac que je tenais toujours, et j'en profitais pour me relever avant de le griffer pour qu'il lâche mes affaires. Il faut bien savoir se servir de ses ongles parfois, vous savez. Sauf que sans trop comprendre pourquoi, ce fut le seul réflexe que j'eus sur le moment. Par habitude, je me défendais un minimum au corps à corps, même si cela ne servait strictement à rien puisque j'étais totalement nulle. Je n'avais pas des armes pour rien... chez moi. Pour les vampires. Ce type était juste un déchet de l'humanité, peut-être malgré lui. Au fond, je n'étais pas terminator, simplement une fille qui aurait du rester chez elle ce soir. Mais pas le temps de réfléchir davantage que je récupérais mon sac et perdis l'équilibre, manquant de tomber une seconde fois. Cependant, l'homme avait sorti un couteau de sa poche et le dirigeait vers moi, ce qui aurait du me faire fuir en courant... sauf que mes jambes refusaient d'obéir à mon cerveau. Figée sur place, je décidais de jeter mon sac sur ce type, espérant simplement qu'il le prenne finalement et parte avec. Mais il jeta le sac derrière lui et tomba sur moi en me mettant son couteau sous la gorge.

« Parle mieux à ceux qui sont supérieurs à toi ma ptite ! »
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Nous ne résistons qu'à ce qui est inévitable.

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