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Gotta live like we're dying. ✖ Adonis&Ezra.

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MessageSujet: Gotta live like we're dying. ✖ Adonis&Ezra. Jeu 10 Juil - 23:54


Till it's too late, it's not too late.

La journée avait été bien remplie pour Ezra, entre les cours de français et ceux d'allemand qu'il enseignait à l'université. Le vampire aurait pu faire un choix entre les deux langues, évidemment, mais le fait était qu'il les aimait autant l'une que l'autre et avait donc préféré transmettre son savoir concernant les deux domaines aux étudiants. Ce qui était étrange, c'était les raisons qui faisaient que l'ancien militaire s'était attaché à ces langages : ils lui rappelaient son passé. Pas n'importe quelle époque, non, ils lui rappelaient les deux guerres mondiales, des périodes qu'il avait traversées pour la première en tant qu'humain, véritable héros américain, pilote d'avion pour couronner le tout, et en tant qu'immortel pour la seconde, mais un immortel qui espionnait dans le camp ennemi. Ce fut sur le terrain qu'il apprit les deux langues et, bien que ce fut dans des conditions différentes à chaque fois, elles avaient cela en commun que, durant ces périodes, il avait été soldat.

Ezra avait conservé cette rigueur militaire après la transformation, ou du moins était-il parvenu à la retrouver, car il était difficile de qualifier de «rigoureuse» sa période d'apprentissage et d'acclimatation à sa nouvelle nature... Penser à la douleur qu'il avait ressenti à ce moment-là était devenu un bon moyen pour Ezra de garder les pieds sur terre, de revenir à la réalité. Il en avait notamment besoin quand la faim le tiraillait trop et que ses sens menaçaient de lui faire perdre le contrôle à un moment qui ne s’avérerait pas adéquat.

Instinctivement, le jeune homme porta sa main sur ses plaques d'identification militaire. En tant qu'ancien chasseur, il avait eu connaissance du sort permettant aux vampires de vivre au grand jour bien avant d'en devenir un, du coup il avait réussi à convaincre une sorcière de l'aider sur ce point assez rapidement après sa transformation. Au final, il n'eut pas à se confiner à la nuit pendant très longtemps et, voulant que l'objet ensorcelé ait une réelle signification, il avait tout naturellement choisi ses plaques d'identification. Ce n'était pas très discret, certes, mais l'ancien soldat n'en avait que faire. Au pire, il les dissimulait sous sa chemise ; au mieux, il les laissait à la vue de tous et était ainsi sûr d'attirer une belle brochette de filles ! Lorsqu'il donnait ses cours, il préférait les cacher, cependant. Le fait de sentir le métal froid contre sa peau toute aussi froide avait quelque chose de rassurant pour l'immortel, elles symbolisaient beaucoup de chose à ses yeux.

« Entrez ! » prononça le vampire penché sur son bureau, en train de corriger un tas de copies de français. Les cours étaient peut-être terminés pour la journée mais le travail d'un professeur allait bien plus loin. Relevant les yeux vers la personne qui venait de l'interrompre, il posa son stylo sur le coin de la table. « Que puis-je faire pour vous, Miss Jones ? » La dénommée Jones, élève en allemand, semblait avoir un soucis avec le devoir à rendre prochainement. Patiemment, Ezra répondit à chacune de questions de l'étudiante jusqu'à ce que cette dernière fût rassurée et quittât l'antre du professeur. Il n'était pas rare de voir plusieurs étudiants de la fac défiler ainsi dans le bureau du militaire car, s'il n'était pas méchant avec ses élèves, il demeurait assez exigent au niveau du travail et n'hésitait jamais à compliquer leurs devoirs.

Par la fenêtre, Ezra pouvait observer la lente course du soleil vers l'horizon. Bientôt, il ferait nuit, et le silence qui régnait dans la partie du bâtiment où il se trouvait en disait long sur le nombre de personnes encore présentes à l'université à cette heure... Mais le vampire restait, il préférait travailler ici que chez lui, question d'habitude. Lorsqu'il chassait, il ne ramenait jamais ses proies à la maison, c'était bien trop risqué. Enfin... Il ne l'avait jamais fait jusqu'à sa rencontre avec Kamila. Penser à la jeune femme lui arracha un soupir. Cela faisait plusieurs semaines qu'il se trouvait à New York, désormais, et s'il savait avec certitude qu'il s'y trouvait aussi, il n'avait pas encore mis la main dessus. Cette ville était tellement grande !

Penser à la vampire lui ôta subitement toute la concentration nécessaire à la correction de ses copies et il décida donc de faire une pause, laissant son esprit divaguer vers Kami. Ce furent trois coups énergiques contre la porte de son bureau qui le ramenèrent à la réalité, cette fois-ci. « Oui ? » dit-il sur un ton rempli de curiosité en guise d'invitation à entrer à son mystérieux visiteur.

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MessageSujet: Re: Gotta live like we're dying. ✖ Adonis&Ezra. Dim 13 Juil - 22:35


Gotta live like we're dying

Adonis aimait quand la fin de l’heure de cours sonnait, cet instant précis entre précieux moment d’apprentissage et retour à la liberté.  Parfois – souvent, même – quelques élèves faisaient un crochet à son bureau après avoir descendu les marches de l’amphithéâtre. Adonis était un homme avenant et un professeur attentif, il était toujours prêt à consacrer du temps à ses élèves une fois le cours terminé. Quelques fois, il s’agissait de questions, d’interrogations, de points à clarifier. D’autres fois, il s’agissait d’une discussion tout à fait banale et innocente, n’ayant pas de rapport précis avec l’histoire ou le commerce, simplement pour le plaisir d’échanger quelques paroles sympathiques. Il était même arrivé qu’on l’invite à sortir, mais Adonis refusait toujours, bien attaché à ses principes et ses valeurs de professeur modèle. Ses élèves étaient ses élèves, il serait une mauvaise idée d’entretenir des relations de toute autre nature, même s’il ne s’agissait que d’amitié. Tout en rangeant dans sa mallette en cuir noir les dernières copies, il conversa tranquillement avec l’une de ses élèves les plus brillantes de ses cours de commerce. Elle était promue à un bien bel avenir, Adonis en était convaincu. Au fond de lui, il espérait qu’une fois qu’elle réussirait, elle ne chercherait jamais à revoir ses anciens professeurs. Certes, il pouvait faire croire qu’il vieillissait lentement, mais ne pas changer d’un pouce malgré les années pouvait paraître suspect. Heureusement, les années universitaires ne s’éternisaient pas et jamais personne n’avait soupçonné sa véritable nature.

Adonis jeta un œil à sa montre. Avec les cours qu’il assurait le soir, sa journée se terminait tard. Il poussa un bref soupir en réalisant qu’il avait loupé le match de base-ball. Avec les années, adopter des habitudes humaines ne l’avait jamais lassé et le brun tenait beaucoup à son rituel du bière-télé-canapé. Il songea qu’il était peut-être temps d’oublier sa soirée de trentenaire célibataire et de penser à étancher sa soif de vampire à la place. Adonis était assez âgé pour espacer conséquemment ses traques et la plupart du temps, il préférait une soirée tranquille chez lui plutôt que d’aller embrouiller quelques proies avec de belles paroles pour se délecter de leur sang. Il faisait un vampire bien différent que ceux que l’on trouvait dans les contes ou les séries télévisées. Lui était plus pacifique, moins sauvage, mais en même temps, il avait eu plus de trois mille ans pour apprendre à se contrôler. Il referma la porte de sa salle de classe dans un sourire. Le bâtiment se vidait et le brouhaha des conversations et des bruits de pas s’estompait rapidement. Les élèves comme les professeurs rentraient chez eux, laissant le champ libre aux agents de services qui astiquaient sol, vitres et pupitres.  Un silence apaisant s’installa entre les murs de l’édifice. Adonis s’était fait à son ouïe surdéveloppée mais il trouvait toujours agréable que le bruit finisse par se calmer, le faisant ainsi profiter d’un environnement relaxant. Sa mallette à la main, il se promena un peu dans les couloirs en profitant quelques minutes de ce calme profond.

Quelques grattements sur une feuille. Adonis tendit l’oreille. Quelqu’un était présent dans la salle de classe à sa gauche. Il y avait donc encore un professeur ici qui corrigeait ses copies ? D’ordinaire, ils préféraient tous rentrer chez eux pour s’y consacrer. En se concentrant un peu plus, le brun devina qu’il ne s’agissait pas là d’un humain. Il ne percevait pas le moindre battement de cœur. Un confrère vampire, donc. Il se permit quelques coups sur la porte pour le saluer. On l’invita à entrer et Adonis pénétra prudemment dans la pièce.

« Bonsoir, Monsieur Byrne. » Adonis le connaissait. Il connaissait presque tous les vampires de son entourage, qu’ils soient des simples connaissances, des collègues ou bien des amis – voire des ennemis. « Vous travaillez encore. » Fit-il remarquer pensivement. « La nuit va bientôt tomber, vous ne rentrez pas chez vous ? »

Il le rejoignit d’une vitesse vampirique à son bureau. Il se permit alors un rapide coup d’œil sur le tas de copies. Les langues étrangères. Il en connaissait certaines. En trois mille ans de vie, il était évident qu’il n’avait pas manié uniquement l’anglais. Aujourd’hui, il utilisait peu d’autres langages que celui de Shakespeare. Il n’en avait pas l’utilité, et pour la vie qu’il menait, l’anglais suffisait bien. Un léger sourire ourla ses lèvres.

« Le français, hein ? Jolie langue. » Il se saisit d’une copie qu’il se mit à lire en diagonale. « Je l’ai parlé pendant des décennies lorsque j’étais encore en Europe. » Continua-t-il en français alors qu’il lui rendait gentiment sa copie.  « Vous restez souvent ici pour corriger vos devoirs ? » Reprit-il en anglais d’une manière tout à fait naturelle. « J’ai presque mal au cœur quand je vous vois tout seul comme ça. Venez donc faire un tour avec moi, nous pourrons parler. Je sens que nous avons bien des choses à nous dire. »
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MessageSujet: Re: Gotta live like we're dying. ✖ Adonis&Ezra. Mar 15 Juil - 23:26


Till it's too late, it's not too late.

Ezra avait laissé son esprit divaguer un peu trop loin, ce soir, pour avoir une chance de retrouver sa concentration et de corriger d'avantage de copies. Il en était toujours ainsi lorsque le visage angélique de Kamila prenait le contrôle de ses pensées... Du coup, l'interruption qu'offraient ces trois coups sur sa porte fut la bienvenue et le professeur de français avait invité le vampire à entrer dans son bureau.

« Bonsoir, Monsieur Byrne. Vous travaillez encore. La nuit va bientôt tomber, vous ne rentrez pas chez vous ? » Constatant que son visiteur n'était autre que l'une de ses collègues, vampire qui plus était, Ezra se détendit quelque peu. Ce n'était pas qu'il s'attendait à une attaque quelconque, simplement que son passé de chasseur avait laissé au suceur de sang la fâcheuse habitude de prévoir une mauvaise rencontre à chaque coin de rue. « Monsieur Kostalian. » répondit Ezra aux salutations d'Adonis en accompagnant ses paroles d'un léger mouvement de tête. « J'avais espéré finir la correction de ces copies avant de partir... » ajouta-t-il en guise d'explication pour la question que lui avait posée son aîné.

Adonis se retrouva alors à la hauteur de l'ancien chasseur et sembla prêter attention au tas de feuilles jonchant le bureau de ce dernier. « Le français, hein ? Jolie langue. » Cette remarque fit sourire Ezra, il partageait totalement l'avis de son interlocuteur à ce sujet. « Je l’ai parlé pendant des décennies lorsque j’étais encore en Europe. » Cette fois, ce furent quelques rires qui passèrent la barrière des lèvres du professeur de langues. Ils n'avaient aucun accent de moquerie, exprimant plutôt une agréable surprise à la constatation qu'Adonis excellait dans le domaine... « Vous n'avez rien perdu de votre accent. » répliqua avec respect Ezra.

À bien y réfléchir, bon nombre de vampires pratiquaient plusieurs langues : plus ils étaient vieux et plus ils se montraient polyglottes et savants. Observant Adonis, l'ancien chasseur se demandait depuis combien d'années il arpentait la terre. Un jour, sans doute, il lui poserait la question. En tout cas, considérant l'aura de calme et de sagesse qui émanait de lui, Ezra ne pensait pas trop se penser en affirmant qu'il était particulièrement vieux !

« Vous restez souvent ici pour corriger vos devoirs ? » demanda alors Adonis, coupant court aux divagations des pensées du professeur de langues. Ce dernier hocha la tête en signe d’acquiescement. « Je me suis rendu compte qu'il était plus aisé pour moi de rester concentré dans un environnement aussi studieux que l'université. » Le vampire agrémenta ses paroles d'un sourire presque gêné. Cela faisait déjà plus de cent ans qu'il avait acquis des capacités surnaturelles mais, parfois, il éprouvait encore quelques difficultés à faire le vide et isoler les sons autour de lui. Cela se produisait notamment lorsque sa tête était pleine d'autres pensée, et il fallait bien avouer que, depuis qu'il avait reçu la confirmation de la présence de Kami en ville, il avait bien du mal à songer à autre chose qu'à la jeune femme, depuis le temps qu'il suivait sa trace...

« J’ai presque mal au cœur quand je vous vois tout seul comme ça. Venez donc faire un tour avec moi, nous pourrons parler. Je sens que nous avons bien des choses à nous dire. » Un peu surpris par cette invitation, Ezra fixa son interlocuteur pendant quelques secondes, immobile. Finalement, il se dit que cela ne lui coûterait rien d'aller prendre l'air, surtout qu'il n'avait pas l'intention de terminer la correction des copies ce soir. Et puis, la manière dont Adonis avait formulé cette proposition avait quelque chose d'intriguant qui éveilla aussitôt la curiosité du soldat. « Je vous suis ! » Il rangea ses affaires à la vitesse vampirique, histoire de ne pas trop faire attendre son vis-à-vis, puis il se leva et précéda Adonis jusqu'à la porte de la salle.

« Je n'ai pas encore eu l'occasion de vous demander... Vous enseignez ici depuis longtemps ? » demanda l'ancien militaire alors que les deux vampires déambulaient dans les couloirs de la bâtisse. Ils n'avaient que très rarement eu l'occasion de discuter, tous les deux, en dépit du fait qu'ils travaillaient au même endroit. Ainsi, si Ezra savait qu'il avait affaire à une créature de la nuit semblable à ce qu'il était, il en savait très peu sur Adonis. À n'en point douter, son aîné connaissait d'autres vampires en ville... Et parmi ces connaissances se cachait peut-être Kamila. Il était cependant un peu tôt pour aborder le sujet avec son interlocuteur, Ezra étant du genre prudent et réfléchi.

Les pensées du soldat se portèrent alors sur une phrase qu'avait prononcée Adonis un peu plus tôt, alors qu'ils se trouvaient encore dans son bureau. Sans transition, Ezra tourna le tête en direction de son interlocuteur. « Tout à l'heure, vous avez parlé de l'Europe... Vous avez donc beaucoup voyagé ? »

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MessageSujet: Re: Gotta live like we're dying. ✖ Adonis&Ezra. Sam 19 Juil - 18:35


Gotta live like we're dying

« Ça va faire sept ans que j’enseigne ici. »

Adonis poussa un bref soupir car il savait que ça ne durerait pas. Si les années qui passaient faisaient vieillir les humains, creusaient les rides et blanchissaient les cheveux, le vampire, lui, restait parfaitement identique. Viendrait un moment où il serait forcé de disparaître, avant que l’on ne se pose trop de questions. Tant de fois déjà, il avait changé de vie, de ville ou même de pays, recommençant à chaque fois à zéro. Parfois, c’était douloureux, mais Adonis s’y était fait. C’était un des fardeaux de sa condition de vampire et il l’acceptait. Il l’avait vite accepté, ayant lui-même choisi de rejoindre la race de ces créatures sans vie. La solitude, voir ses amis vieillir et mourir, la nuit, le sang, la soif… Adonis avait eu des années pour en souffrir et finalement se résigner. Cela avait fait de lui un vampire sage, que les dizaines de siècles de vie, heureusement, n’avaient pas rendu fou. Il pivota légèrement la tête pour observer son interlocuteur. Adonis n’était pas medium mais il avait appris à déterminer à peu de choses près l’âge d’un vampire. Sa manière de se mouvoir, de réagir à la présence des humains, son regard, ses réflexes… Tout autant d’indices qui lui permettaient d’aboutir à une estimation plus ou moins précise de l’âge d’un vampire. Ezra semblait déjà posséder le calme d’un vampire mature, il lui trouvait une certaine habileté dans sa manière d’interagir avec les mortels et il semblait bien se débrouiller pour se mêler aux humains. Il devait avoir, à peu de choses près, 110 ou 120 ans.

« Tout à l'heure, vous avez parlé de l'Europe... Vous avez donc beaucoup voyagé ?
- Haha, oui, en effet. Je suis né là-bas et je l’ai explorée en long, en large et en travers. »

Il y avait tant à dire. Adonis se sentait, malgré lui, toujours un peu nostalgique en y repensant. C’était un autre temps. Une autre époque. L’Europe, il l’avait parcourue jusqu’au bout, du Moyen-Âge à la Renaissance, et il avait vu le monde évoluer sans jamais bouger. Il avait vu des gens mourir, des gens naître. Il avait parlé tant de langues. L’Europe avait été une véritable aventure. La fin et le commencement. Cela faisait d’ailleurs des années qu’il n’y était pas retourné, mais il n’avait jamais vraiment trouvé le temps de se consacrer à un voyage. De plus, il se refusait à trop s’éloigner de Daenerys. Bien qu’il n’osait pas encore la revoir et lui parler, savoir qu’elle n’était pas si loin de lui l’apaisait énormément. Pour quelqu’un qui perdait très vite le sommeil comme lui, c’était un soulagement.

« Cela fait un moment que je suis arrivé sur ce continent. De toutes ces années de vie, j’ai bien dû visiter presque le monde entier. Au moins, on peut dire que je ne me suis jamais ennuyé, avec tous ces paysages. »

Adonis avait ce talent, celui de toujours rester flou sur son âge, que ce soit avec les vampires, ou avec les humains. Il éludait souvent la question avec talent, s’esquivait avec habileté et avec un sourire charmant, il faisait oublier à son interlocuteur l’idée-même de s’intéresser plus longtemps à sa date de naissance. De toute façon, la date exacte, il ne la connaissait même pas. Il ne connaissait son âge qu’à quelques dizaines d’années près, et c’était déjà une sacrée précision pour lui. Adonis adressa un sourire cordial à Ezra. Même s’il n’était jamais très bavard sur lui-même, ça lui faisait parfois plaisir de discuter de sa vie. Il n’avait pas souvent ce genre de conversation avec les vampires, et il ne pouvait pas avoir ce genre de conversation avec les humains. Les occasions étaient donc rares pour s’épancher un peu sur sa vie passée. Après tout, quand on était vieux de plusieurs dizaines de siècles, rien ne valait l’évocation d’un petit souvenir de temps à autre pour se libérer du poids du passé. En plus de ça, ça lui permettait d’entretenir de bonnes relations avec son collègue, et d’ailleurs, pas n’importe quel collègue puisqu’ils partageaient la même race. En somme, quelqu’un de parfaitement capable de le comprendre dans son intégrité.

« Et vous ? Vous êtes à New York depuis longtemps ? » Il le fixa un moment de son regard gris avant de rajouter : « Vous êtes arrivé avec quelqu’un ici, peut-être ? »

Tandis qu’ils marchaient, il sortit de sa poche une cigarette qu’il alluma d’un geste fluide. Des années de tabac n’avaient jamais usé ni ses poumons, ni sa gorge ; un aspect bien agréable de sa condition vampirique. La substance n’avait pas tellement d’effet sur lui, mais Adonis estimait que le geste l’humanisait un peu plus, et il se plaisait tant à se mêler aux mortels jusqu’à agir comme tel qu’il ne résistait pas à une cigarette de temps à autre.

« Des années de vie. Difficile de rester seul, hm ? » Soupira-t-il d’un air un peu mélancolique pour justifier le fait qu’il se doutait que Ezra avait peut-être relations qui l’avaient mené à terminer ici, dans cette ville précise. « Peut-être que je connais cette personne ou ces personnes ? », Hasarda-t-il ensuite.

Il connaissait beaucoup de monde et était doté, en plus de ça, d’une excellente mémoire. Tant de visages emmagasinés dans un coin de sa tête, tant de noms, tant de voix. Des personnes croisées au détour d’un bar, dans une rue, dans des fêtes, partout. Adonis pouvait se targuer du fait que son esprit ne lui faisait pas encore défaut. Trois mille ans à parcourir le monde, d’autres en seraient devenus fous de stocker tant de souvenirs, mais le vieux grec avait encore de quoi faire. Sa soif de découverte l’avait probablement sauvé. Il ne lassait jamais de faire de nouvelles rencontres et d’apprendre un peu plus chaque jour. Pour l’instant, ni l’ennui ni la lassitude n’avaient su l’assaillir. Il avait choisi de rester simple et humble, ne laissant pas l’aigreur éroder son être vieux comme le monde.

« J’ai rencontré beaucoup de gens en parcourant le monde, vous savez. Il est bien plus petit qu’on ne le croit. » Son regard s’accrocha aux plaques militaires au cou de son interlocuteur et il arqua un sourcil. « Mais vous avez fait la guerre, dites-moi ? »

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MessageSujet: Re: Gotta live like we're dying. ✖ Adonis&Ezra. Sam 19 Juil - 22:19


Till it's too late, it's not too late.

Ezra avait manifesté de la curiosité à l'égard de son interlocuteur, et il apprit ainsi qu'Adonis avait déjà passé plusieurs années à New-York, pratiquement une décennie. Certes, pour des créatures immortelles, ce la ne représentait rien, pourtant cela faisait bien longtemps que le soldat n'avait pas stationné aussi longtemps à un même endroit. La cause ? La poursuite incessante de Kamila qu'il avait entreprise et qui lui avait fait parcourir une bonne partie du monde. Le professeur de langues avait aussi demandé à son collègue s'il avait beaucoup voyagé, quand ce dernier avait évoqué l'Europe. La réponse qu'il fournit à l'ancien chasseur laissa deviner que, comme Ezra l'avait soupçonné, Adonis était très vieux.

« Cela fait un moment que je suis arrivé sur ce continent. De toutes ces années de vie, j’ai bien dû visiter presque le monde entier. Au moins, on peut dire que je ne me suis jamais ennuyé, avec tous ces paysages. » ajouta l'aîné des vampires. Le militaire, à côté d'une telle affirmation, semblait n'avoir effectué que de menus voyages et il se prit à rêver de paysages qui lui étaient encore inconnus. Un jour, sans doute, consacrerait-il lui aussi du temps aux contrées qui lui demeuraient inconnues pour le moment... Peut-être même ne serait-il pas seul à vivre cette aventure, lorsque ce moment viendrait ? Se retenant de justesse de soupirer à cette pensée, Ezra préféra couper court à ses divagations. Cependant, ce fut comme si Adonis avait pénétré dans son esprit car le grec réorienta la conversation en évoquant précisément le sujet.

« Et vous ? Vous êtes à New York depuis longtemps ? Vous êtes arrivé avec quelqu'un ici, peut-être ? » Le regard que lui lança son congénère ainsi que le contenu de son discours déstabilisèrent Ezra l'espace d'un instant. Après un bref moment de silence, il se rendit compte qu'il ne pouvait pas demeurer muet plus longtemps sans risquer d'éveiller les soupçons d'Adonis, aussi s'empressa-t-il d'adopter une attitude plus enjouée avant de répondre : « Je ne suis ici que depuis quelques semaines, à vrai dire. Jusqu'à présent, j'ai plutôt eu tendance à éviter les villes aussi grandes... » Ou, du moins, Kamila les avait évitées. Mais, bien que le vampire grec respirait la sagesse et le calme, Ezra ne put se résoudre à formuler ces mots à haute voix, pas encore. Après tout, c'était la première fois que les deux hommes conversaient, et l'ancien chasseur avait toujours eu tendance à cacher les choses, que ce fut dans sa vie humaine, dans le but d'éliminer ses proies, ou dans sa vie immortelle, afin de garder sa quête secrète.

Se rendant compte qu'il avait éludé la dernière question de son interlocuteur, l'ancien soldat ajouta : « Personne ne m'accompagne, pour le moment. » Peut-être aurait-il du se taire avant de prononcer ces derniers mots qui avaient tout d'une invitation à se faire questionner, ce à quoi Ezra ne tenait pas particulièrement, mais il avait craint de paraître trop réservé pour Adonis s'il avait clos la conversation après cette réplique. Entendre son aîné reprendre la parole lui confirma qu'il avait bien fait, et il fut même surpris par le respect et la discrétion dont faisait preuve son collègue. « Des années de vie. Difficile de rester seul, hm ? »

Décidément, ce vampire visait juste à chacune de ses interventions ! Ezra aurait sans doute répondu par un léger rire emprunt de gêne si le ton d'Adonis ne s'était pas révélé si mélancolique. Voilà qu'il éveillait la curiosité de l'ancien chasseur... Ce dernier posa alors un regard compatissant sur le Grec et s'apprêtait à répliquer que, en effet, la solitude était sans doute l'un de plus gros fardeaux de leur race, et sans doute aurait-il même poussé jusqu'au point de demander à Adonis s'il souffrait actuellement de ce fléau si son interlocuteur ne lui avait pas privé de l'occasion en ajoutant : « Peut-être que je connais cette personne ou ces personnes ? » Cette fois-ci, Ezra fut bien incapable de répondre. En effet, le jeune homme était bien trop occupé à faire fonctionner ses méninges, se demandant s'il devait ou non mettre Adonis dans la confidence. Il avait prononcé le nom de la vampire qui occupait toutes ses pensées de nombreuses fois, dans le but d'acquérir des renseignements à son sujet, mais cette fois différait légèrement : il s'agissait d'un vampire, face à lui, et non pas d'un humain qu'il pourrait hypnotiser à sa guise s'il commençait à se montrer trop curieux quant à ses recherches...

« J’ai rencontré beaucoup de gens en parcourant le monde, vous savez. Il est bien plus petit qu’on ne le croit. » Ezra n'en douta pas une secondes. Un être tel qu'Adonis, ayant autant voyagé depuis il ne savait quand, avait du se retrouver face à face à de nombreuses reprises avec les mêmes personnes... Enfin, les personnes possédant l'immortalité ou dotées, d'une façon ou d'une autre, d'une longévité exceptionnelle, cela allait sans dire !

« Mais vous avez fait la guerre, dites-moi ? » demanda alors le Grec, sans transition. Suivant le regard de son collègue, l'ancien militaire baissa les yeux sur sa propre poitrine pour les poser sur ses plaques d'identification. Avec tout cela, il avait oublié de les remettre sous sa chemise. Le soldat redressa la tête et adressa un sourire à son interlocuteur ; participer aux guerres avait toujours fait sa plus grande fierté. « En effet ! Mais j'étais encore humain lorsque j'ai commencé... » répondit-il. Le lancer sur le sujet des conflits nationaux était le meilleur moyen d'en découvrir plus sur Ezra. « J'ai participé à la Grande Guerre... J'étais l'un des rares Américains à y prendre part, pour tout dire. » Il s'agissait là d'un détail qui flattait particulièrement son égo. Penser à la première guerre mondiale lui rappela subitement l'existence de l'un de ses plus vieux amis... « C'est d'ailleurs sur ce champ de bataille que j'ai rencontré Stannis pour la première fois... Vous le connaissez peut-être ? Stannis Hoffman. »

Replongeant dans ses souvenirs de guerre, Ezra évoqua ensuite brièvement son implication en tant qu'espion durant la seconde guerre mondiale puis, dans un éclat de rire complice, ajouta : « Je suppose que vous comprenez mieux, à présent, pourquoi j'ai choisi d'enseigner le français... et l'allemand ! » Repenser à son passé ne manqua pas de ranimer l'image de Kamila dans son esprit, aussi, après avoir poussé un léger soupir, l'ex-chasseur se jeta à l'eau. « Le nom de Kamila Petrova vous serait-il familier, par hasard ? » Il avait fait le tour de la question et, après avoir estimé qu'Adonis n'avait aucune raison de devenir son ennemi, il avait choisi de tenter le tout pour le tout en abordant la véritable raison de sa présence à New-York. Après tout, si le Grec connaissait tant de gens que cela, peut-être pourrait-il faire la différence dans les recherches d'Ezra en lui apportant une information capitale concernant la jeune femme !

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MessageSujet: Re: Gotta live like we're dying. ✖ Adonis&Ezra. Dim 20 Juil - 21:14


Gotta live like we're dying

« Encore humain ? »

D’une manière ou d’une autre, Adonis trouvait ça assez impressionnant. Les humains mouraient si facilement ; en temps de guerre, ce taux de mortalité s’affolait totalement. Il en découla aussitôt une certaine admiration pour l’autre vampire, le vieux grec écoutant avec une attention toute particulière. Ezra avait l’air passionné, et c’était presque touchant de le voir conter son histoire avec autant d’enthousiasme. Adonis étira un mince sourire attendri en l’écoutant. De son côté, il n’avait pas pris part à la guerre, se trouvant un peu plus à l’est de de l’Europe lorsqu’elle était arrivée. De toute façon, il n’avait jamais été à son aise sur un champ de bataille. Il savait se battre, c’était certain, mais Adonis était attaché à sa tranquillité, et dans un sens, il préférait éviter le conflit si cela était possible. Le vieux vampire redoubla d’intérêt pour les mots de son collègue quand ce dernier en vint à lui glisser un nom. Ainsi donc, il avait visé juste. Il y avait bien quelqu’un.

« Kamila Petrova… », Répéta t-il pensivement. « J’ai en effet déjà entendu ce nom. Je connais beaucoup de vampire, par ici. »

En fait, il aimait bien se tenir au courant de qui l’entourait, particulièrement s’il s’agissait des gens de sa race. Lui qui prenait soin des jeunes vampires abandonnés à leur mauvais sort, il s’assurait souvent de connaître les suceurs de sang des alentours. Cela pouvait toujours servir, et vu son âge avancé, Adonis songeait qu’il devait en savoir assez sur les autres pour être un bon mentor pour ses pairs. Sans qu’il ne le contrôle vraiment, il fut pris d’une certaine sympathie pour Ezra. S’il cherchait des informations sur cette femme, c’est qu’elle devait avoir plus ou moins d’importance pour lui.

« Est-ce que… Vous la recherchez, peut-être ? Si je puis me permettre… Puis-je savoir quel genre de lien vous partagez ? Pardonnez mon indiscrétion. »

Adonis se montrait un peu plus fureteur et curieux qu’il ne l’était d’ordinaire. Ce n’était pas son genre, mais la tournure que prenait la conversation piquait son intérêt. Il avait passé du temps à rechercher Lady Daenerys lorsqu’il l’avait perdue de vue, à une époque. Il connaissait ce sentiment frustrant, lorsque l’on était dans le flou, dans l’inconnu, à la recherche de la moindre petite information. Encore aujourd’hui, même s’il savait où elle se trouvait, il aimait s’informer sur ses déplacements, ses faits et gestes, de peur qu’elle ne commette trop d’impairs et se mette en danger. Cette situation, elle devait probablement être similaire à celle d’Ezra, d’une façon ou d’un autre et c’est pourquoi Adonis ressentit le besoin de l’aider. Peut-être s’ennuyait-il. Peut-être n’avait-il rien d’autre à faire. Ou peut-être se reconnaissait-il dans ce vampire plus jeune que lui de plusieurs siècles. Des millénaires de vie l’avaient rendu paternel et attentionné envers ses pairs. Il s’était donné lui-même cette responsabilité, jugeant que son expérience pouvait être mise au service des autres.

« Je m’assure toujours que les nôtres ne font pas trop de dégâts qui risqueraient d’attirer l’attention des humains. Je l’ai surprise un jour  à laisser un cadavre derrière elle, et visiblement, c’est une de ses habitudes. Elle a l’air de quelqu’un de plutôt… insaisissable. »

De toute façon, il n’était pas là pour punir les comportements déviants, mais pour s’assurer que ces carnages sanglants soient nettoyés avant d’être découverts par les mortels.  Après tout, il n’avait pas le droit de se donner autant d’autorité et de faire sa loi. Vieux ou non, il n’était qu’un vampire parmi tant d’autres.

« Je ne la connais pas plus que ça. Nous n’avons pas vraiment eu l’occasion d’échanger. » Il haussa les épaules, un peu désolé de ne pas pouvoir lui être plus utile. « Elle semble assez prompte à attirer les chasseurs de vampires, soit dit en passant. Vous devriez être prudent. »

Adonis connaissait bien ce genre de vampires. Ces créatures gagnaient confiance avec les années jusqu’à devenir des prédateurs sanguinaires. Des vampires qui perdaient tout de leur humanité. Combien de fois avait-il croisé pareilles créatures ? Combien d’humains innocents avaient perdu la vie sous les crocs de ces monstres-là ? Le vieux grec nourrissait bien plus de peine que de haine pour ces gens-là. Il pouvait comprendre leur attitude, mais cependant, il ne la cautionnait pas.

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MessageSujet: Re: Gotta live like we're dying. ✖ Adonis&Ezra. Lun 21 Juil - 16:49


Till it's too late, it's not too late.

Ezra n'avait pas résisté à l'envie de conter ses exploits de guerre à son aîné. Adonis sembla d'ailleurs un peu surpris lorsque le professeur de langues lui appris qu'il avait débuté sa carrière de soldat en tant qu'humain... Mais le jeune homme ne releva pas, se contentant de hausser les épaules. Au final, quand on prenait en compte la globalité des choses, les militaires étaient majoritairement humains, il ne représentait qu'une minorité en y participant en l'état de vampire. Il n'y avait donc rien de bien incroyable, de son point de vue, à ce qu'un humain survive aux divers conflits auxquels il prenait part...

Ezra avait ensuite poursuivi son récit pour finir par prononcer le nom de la vampire autour de laquelle toute sa vie tournait. « Kamila Petrova… J’ai en effet déjà entendu ce nom. Je connais beaucoup de vampires, par ici. » Le militaire redoubla d'attention à cette annonce. Il n'était pas étonnant de constater que le Grec connaissait beaucoup de monde en ville après sept ans de stationnement à New-York mais, tout de même, cette information avait quelque chose de concret auquel le vampire n'avait pas été confronté depuis le début de ses recherches : Kami et lui partageaient une connaissance en commun, au même moment. Ezra avait dû rencontrer un bon nombre de personnes que la jeune femme avait fréquenté pour être capable de la suivre mais, à la différence de cette fois-ci, la vampire se trouvait déjà loin quand il se liait avec ses informateurs !

« Est-ce que… Vous la recherchez, peut-être ? Si je puis me permettre… Puis-je savoir quel genre de lien vous partagez ? Pardonnez mon indiscrétion. » Ezra se mordit la langue, une manière plus discrète que de se mordre la lèvre pour s'empêcher de décider trop rapidement si il pouvait confier un peu plus de son histoire à Adonis ou s'il serait plus prudent d'en rester là. « Oui, je la recherche. » finit-il par articuler après quelques instants de silence. Le jeune homme poussa un long soupir avant de passer une main dans ses cheveux châtains, indécis. « Et, à vrai dire, c'est... Compliqué. » Comment avouer à son collègue que sa vie était totalement dédiée à la recherche de Kamila ? Pourrait-il le comprendre ? Ezra ignorait tout de l'histoire pratiquement similaire qui liait Adonis à Daenerys, aussi était-il dans l'incapacité totale de deviner si le vampire millénaire se révélerait être un allié ou un ennemi.

« Je m’assure toujours que les nôtres ne font pas trop de dégâts qui risqueraient d’attirer l’attention des humains. Je l’ai surprise un jour à laisser un cadavre derrière elle, et visiblement, c’est une de ses habitudes. Elle a l’air de quelqu'un de plutôt… insaisissable. » Cette description semblait tout à fait coller au souvenir qu'Ezra conservait de la demoiselle : déterminée, insouciante... L'adjectif qu'avait employé Adonis fit sourire le soldat, c'était exactement le mot qu'il fallait pour définir Kamila : insaisissable. Il laissa échapper un petit rire amer en pensant à toutes ces années d'efforts fournis dans l'unique but de se saisir d'elle, justement. « Ne m'en parlez pas ! » s'exclama-t-il en lançant à son interlocuteur un regard qui en disait long sur ce qu'il avait à endurer pour elle. Cependant, le discours de son aîné lui apprit autre chose : Adonis protégeait les siens. Son regard se fit plus curieux, ce vampire n'avait décidément rien à voir avec la plupart de leurs pairs ! Peut-être était-ce la sagesse immense qui découlait de son grand âge qui mettait ainsi Ezra en confiance... Son collègue semblait se positionner en guide pour les autres gens de leur race et le soldat se prit à regretter de ne pas avoir croisé sa route plus tôt, au moment de sa transformation. À coup sûr, la présence d'Adonis pendant cette sombre période de son existence aurait changé beaucoup de choses...

« Je ne la connais pas plus que ça. Nous n’avons pas vraiment eu l’occasion d’échanger. Elle semble assez prompte à attirer les chasseurs de vampires, soit dit en passant. Vous devriez être prudent. »

Les paroles de son interlocuteur firent grimacer le plus jeune des deux vampires. S'il disait vrai, ce qui devait sans doute être le cas, alors Kami était en danger. Les chasseurs de vampires... Comment Adonis réagirait-il s'il apprenait qu'Ezra en avait été un, avant de tout plaquer pour rejoindre sa belle ? Sa quête semblait bien futile et particulièrement irréfléchie, mise sous cet angle... De nouveau, le jeune homme soupira. « Merci pour ce conseil... Mais je devrais pouvoir m'en sortir. » répondit-il en tentant d'adopter une attitude un peu plus confiante. Il ne s'inquiétait pas du tout pour lui-même, il connaissait les ficelles du métier de chasseur et cela lui assurait un certain avantage quant à sa sécurité par rapport au reste de ses congénères... Enfin, il ne doutait pas du fait que les méthodes de chasse avaient évoluées depuis le temps où il avait cessé d'être humain, mais cela n'empêchait pas le fait qu'il conservait, lui aussi, un esprit de prédateur.

« Kami, en revanche... » marmonna le soldat, plus pour lui-même qu'à l'attention de son interlocuteur, sourcils froncés. Se rendant compte qu'il délaissait son collègue au profit de ses inquiétudes, Ezra se reprit et releva les yeux vers Adonis. Certainement, un vampire aussi vieux que lui ne se rencontrait pas à tous les coins de rue... « Vous devez être sacrément doué pour éviter les chasseurs, je parie ! » s'exclama-t-il alors qu'une pointe d'admiration paraissait dans le timbre de sa voix. « Demeurer sept ans au même endroit et échapper aux ennuis est un véritable exploit ! » Ezra était sincère lorsqu'il s'adressait ainsi à son collègue. Lui, il n'avait encore jamais tenté l'expérience de la sédentarisation depuis sa transformation, mais il ne doutait pas du fait qu'une ville comme New-York devait grouiller d'organisations de chasse, ce qui expliquait pourquoi il se trouvait aussi impressionné par son vis-à-vis... Sans parler du fait qu'il avait traversé les âges sans faire de mauvaise rencontre pour en arriver jusque là !

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MessageSujet: Re: Gotta live like we're dying. ✖ Adonis&Ezra. Jeu 24 Juil - 1:12


Gotta live like we're dying

Ezra avait l’air confiant vis-à-vis des chasseurs. Adonis pinça légèrement les lèvres en l’observant. L’autre vampire paraissait sûr de lui, et cela ne semblait pas être de la confiance mal placée. Trop de vampires avaient tendance à se reposer sur leurs dons naturels et ne se méfiaient pas autant qu’ils le devraient, mais Ezra semblait savoir de quoi il parlait. C’était peu courant, mais le vieux grec trouvait encore une fois cela admirable. Après tout, son collègue était un ancien soldat. Les combats, il connaissait ça. Il devait, contrairement à la plupart des autres vampires n’ayant jamais connu de guerre, savoir se débrouiller dans ce domaine-là. Il semblait plus s’inquiéter pour sa chère Kamila et Adonis comprenait entièrement ce sentiment-là. Combien de nuits avait-il passé à se faire un sang d’encre pour sa chère Lady Daenerys ? Il continuait de s’inquiéter pour elle d’ailleurs, elle et ses frasques de folie qui la poussaient chaque fois un peu plus sur le mauvais chemin. Il espérait trouver le courage de lui parler un jour, en espérant la remettre sur la bonne voie. Ce ne serait pas pour aujourd’hui, il estimait avoir trop manqué à son rôle de père vampirique. Rester dans l’ombre lui convenait pour le moment, et il était bien content de pouvoir garder un œil sur elle. Il ne pouvait que comprendre la détresse d’Ezra, quand il se rendait compte que le vampire, lui, ignorait totalement où se trouvait sa belle.

Les remarques qui suivirent firent bien rire le vieux grec. L’admiration pointait dans la voix de son collègue et c’en était presque adorable. Adonis ne se sentait pas surpuissant et ne se considérait absolument pas comme au-dessus des lois. Avec son âge, pourtant, il aurait largement les moyens de faire ce qu’il voudrait, mais il avait choisi la voie de la sagesse, devant celle de la sauvagerie. Mieux encore, il encourageait les jeunes vampires à l’imiter et à ne pas devenir des créatures assoiffées de sang. Il voulait les faire conserver ce peu d’humanité qu’ils avaient encore en eux. Il n’avait pas de réel intérêt à faire cela, si ce n’était pour son plaisir personnel. Même après une vie si longue, donner et aider restait un indicible plaisir.

« Pas si doué, que ça, non… Simplement discret. Tant que l’on ne fait pas de vagues, les chasseurs ne s’occupent pas réellement de nous. » De plus, les actions qu’il menait auprès des jeunes perdus de sa race aidait plus les chasseurs qu’il ne leur portait préjudice… Ces humains avaient bien plus intérêt à le laisser en vie qu’à le chasser. « Et puis, il suffit d’un peu d’agilité et on disparaît facilement, pas besoin de beaucoup de talent. »

Ça n’avait pas toujours été si calme, dans sa vie, toutefois. Il lui était arrivé de nombreuses fois qu’on veuille le tuer. En trois mille ans de vie, tout ne pouvait pas être parfait. Cependant, Adonis s’en était toujours sorti. Pas toujours entier, mais peu importait, il avait fini par guérir à chaque fois. Des chasseurs, il en avait tué, se rendant compte au fil des décennies qu’ils progressaient de plus en plus. Des armes plus élaborées, des hommes plus entraînés… Il avait vu ces organisations gagner en puissance et heureusement, il avait de son côté gagné en contrôle et en sagesse –assez pour qu’on ne cherche plus à l’éliminer. Il s’était toujours inquiété plus pour les autres que pour lui, et aujourd’hui, même s’il ne craignait pas les chasseurs, ces confréries qui poussaient un peu partout l’effrayaient. Il redoutait le pire pour la vie de sa fille et bien-aimée Daenerys, dont les actions peu scrupuleuses l’exposaient à chaque fois un peu plus à l’œil acéré de ces chasseurs mortels. Adonis secoua la tête en souriant car il savait qu’il ne méritait pas tant d’admiration. En vérité, beaucoup d’autres vampires vivaient aussi paisiblement que lui, s’assurant que leurs actions ne causaient pas préjudice aux humains et continuant de vivre dans l’ombre.

« En vérité, ça fait bien plus que sept ans que je suis ici. Mais il y a quelques années, j’ai choisi d’exercer ce boulot et de vivre au plein jour pour combattre l’ennui. » Pour lui qui adorait se mêler aux humains, ce travail était une véritable aubaine. « J’ai longuement hésité, parce que… Vous comme moi, nous savons que ça ne durera pas. Et c’est toujours dur de dire au revoir à une vie et d’en commencer une autre. »

La fatalité d’une vie de vampire. Vivre au milieu des humains puis disparaître. Forcément, ça ne pouvait pas durer toute une vie. Celle des humains était trop courte, et celle des vampires, si longue. Sept années pouvaient paraître un long moment, mais en vérité, au vu de toute la vie d’Adonis, ce n’était qu’un battement de cil. A peine avait-il le temps d’en profiter que déjà ce moment devrait se terminer. Il n’était pas dupe, et heureusement, cela faciliterait son départ. Il savait déjà en commençant ce travail ce qui arriverait. Il était donc préparé, et puis… Il avait déjà connu ça. A présent, même s’il se mêlait aux mortels, il évitait de trop sympathiser avec eux, préférant la présence familière et éternelle de ses frères de race. C’était toujours plus facile de converser avec un vampire, et au moins, il savait que ses interlocuteurs ne mourraient pas prématurément – du moins, pas d’une mort naturelle, en tout cas. Il avait trop souffert de ça et même en trois mille ans, on n’oubliait pas facilement les gens qu’on avait connus.

« Et ça n’a rien d’un exploit. Vous savez, on apprend à passer inaperçu. A ne pas laisser de traces. Pas de témoins, pas de vestige de mon passage, pas d’ennuis. C’est aussi simple que ça. » Dit comme ça, c’est vrai que ça paraissait élémentaire, mais à mieux y réfléchir, Adonis avait fait force de détermination et de courage avant de réussir à devenir ce qu’il était aujourd’hui. « Vous pourriez aisément le faire vous aussi, n'en doutez pas. »

Ezra n’avait pas l’air stupide et semblait assez âgé pour contrôler sa soif. C’était bien assez pour passer en dessous la vigilance des chasseurs qui s’occupaient en priorité des spécimens dangereux pour la population. Les sauvages, les incontrôlables, les abandonnés. Ils étaient – malheureusement – nombreux. Nombreux et bien assez pour que les chasseurs détournent leur attention des vampires plus calmes. Cependant, il y avait des exceptions à tout, et le front d’Adonis se plissa légèrement tandis qu’il fronçait les sourcils.

« Bien sûr, de mauvaises relations sont susceptibles de vous causer quelques ennuis. Je ne dis pas là que votre amie Kamila est une mauvaise personne ! » Il avait mal choisi ses mots. Il secoua la tête d’un air confus. « Je… Simplement, méfiez-vous. Cette ville est grande. Il y a beaucoup de vampires. Et beaucoup de chasseurs. Je serais désolé de perdre un collègue de manière si tragique. »


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MessageSujet: Re: Gotta live like we're dying. ✖ Adonis&Ezra. Ven 25 Juil - 19:41


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Lorsqu'Ezra avait manifesté de l'admiration pour les capacités de survie de son collègue, Adonis sembla plus amusé que fier de ses exploits. À vrai dire, la différence d'âge entre les deux vampires était si énorme que l'on comprenait aisément pourquoi les deux hommes ne voyaient pas la chose sous le même angle. Depuis qu'il avait été transformé, l'ancien soldat n'avait eu de cesse de voyager à travers les États-Unis ou encore l'Europe... Il n,avait donc pas eu l'occasion de tester ses capacités à survivre à une sédentarisation, mais cela ne l'avait jamais dérangé : ses multiples déplacements avaient servi sa cause, il ne les regrettait pas. Cependant, maintenant qu'il approchait du but, il lui faudrait sans doute commencer à réfléchir à ce que deviendrait sa vie, ensuite. Kamila y aurait-elle un rôle ? Il l'espérait vivement, mais un tel choix n'appartenait qu'à la demoiselle.

« Pas si doué, que ça, non… Simplement discret. Tant que l’on ne fait pas de vagues, les chasseurs ne s’occupent pas réellement de nous. Et puis, il suffit d’un peu d’agilité et on disparaît facilement, pas besoin de beaucoup de talent. » Il s'agissait là de paroles qu'Ezra ne pouvait qu'acquiescer. D'ailleurs, de manière instinctive, il avait bougé la tête de haut en bas dans un mouvement d'approbation lorsque son interlocuteur avait prononcé ces mots.

« En vérité, ça fait bien plus que sept ans que je suis ici. Mais il y a quelques années, j’ai choisi d’exercer ce boulot et de vivre au plein jour pour combattre l’ennui. J’ai longuement hésité, parce que… Vous comme moi, nous savons que ça ne durera pas. Et c’est toujours dur de dire au revoir à une vie et d’en commencer une autre. » renchérit alors le Grec. Une fois de plus, l'ancien militaire était d'accord. Il lança un regard compatissant à son collègue, imaginant le nombre de fois où ce dernier avait du recommencer sa vie. Là encore, Ezra ne pouvait pas vraiment dire qu'il avait vécu ce genre de situation, mais les paroles d'Adonis résonnaient en lui comme le gage que, bientôt, il connaîtrait tout cela. Le vampire millénaire semblait cultiver son humanité et, pour peu, Ezra aurait pu oublier que son vis-à-vis possédait un cœur qui ne battait plus. Ce dernier enchaîna en évoquant les moyens les plus simples de demeurer en vie lorsque l'on était comme eux : discrétion était le mot d'ordre. Si le jeune homme était encore un chasseur, nul doute qu'il n'aurait pas détecté Adonis... Ou, du moins, qu'il ne serait pas parvenu à le piéger. Cela dit, cette question ne se posait plus, à présent.

« Vous pourriez aisément le faire vous aussi, n'en doutez pas. Bien sûr, de mauvaises relations sont susceptibles de vous causer quelques ennuis. Je ne dis pas là que votre amie Kamila est une mauvaise personne ! Je… Simplement, méfiez-vous. Cette ville est grande. Il y a beaucoup de vampires. Et beaucoup de chasseurs. Je serais désolé de perdre un collègue de manière si tragique. »

Ezra s'était tout d'abord senti flatté par la première phrase de son collègue. Bien sûr, un être aussi calculateur que l'ancien chasseur, faisant toujours passer la réflexion avant l'action, pourrait aisément suivre les pas du vampire millénaire et s'assurer la survie grâce à de tels conseils. Cependant, les deux professeurs semblaient s'accorder sur une seule et même pensée : cette méthode n'était vraiment efficace que lorsque l'on se trouvait seul... Ou que nos compagnons adoptaient ce même mode de vie. Ainsi, à l'évocation de Kami, l'ex-chasseur poussa un soupir. Sa réputation sanguinaire persistait dans chaque lieu qu'Ezra avait visité lorsqu'il la traquait. « Je comprends ce que vous voulez dire... » dit-il sur un ton qui signifiait qu'il n'avait pas mal pris les paroles d'Adonis.

« Votre considération me touche beaucoup. » ajouta-t-il lorsque son interlocuteur évoqua le fait qu'il ne souhaitait pas le voir disparaître aussi tragiquement. Il lui adressa un sourire reconnaissant avant de reprendre : « Et sachez que je partage ce sentiment : après une conversation si agréable, je ne peux que souhaiter votre survie. » Il était sincère en prononçant ces paroles. Malgré le fait que le jeune homme n'était pas du genre à accorder sa confiance, il n'avait pas fallu beaucoup de temps pour que son collègue se montre digne d'intérêt. Pas comme quelqu'un qu'il pouvait utiliser, cependant, plutôt comme un allié... Un ami ? Il était peut-être encore un peu tôt pour employer ce mot mais cela semblait bien parti pour aboutir à ce lien.

Il soupira, ses inquiétudes concernant Kamila ne s'apaisaient pas avec les révélations que lui avaient faites Adonis... Il ne pouvait pas perdre espoir, cependant, pas si près du but. Le chemin serait sans doute long et sinueux mais, si elle acceptait de le revoir, de lui faire une place dans sa vie, il aurait alors une chance de rendre l'immortalité moins dangereuse pour la jeune femme. Si elle le rejetait... Demeurerait-il auprès d'elle, dans l'ombre, pour la protéger ? Ou partirait-il, vampire errant, blessé et sans but ? Il ne pouvait pas encore répondre à ces questions... Et il n'avait pas non plus l'intention d'ennuyer son collègue avec ce sujet.

Regardant autour d'eux, le jeune homme se rendit compte qu'ils avaient marché jusqu'à se retrouver dans le grand hall de l'université, ce qui n'était tout de même pas rien lorsque l'on prenait en compte le fait que son bureau se trouvait dans l'une des parties du bâtiment se trouvant être les plus éloignées de ce lieu. Cela prouvait à quel point leur conversation avait intéressé Ezra, pour qu'il en oublie ainsi de prêter attention au décor. Autour d'eux, quelques humains se manifestaient, en dépit de l'heure tardive : le hall n'était jamais tout à fait calme. Cette nouvelle constatation provoqua la sensation de faim chez le vampire : il ne s'était pas encore nourri. « Je crois bien qu'il est temps pour moi de me sustenter. » annonça-t-il simplement alors que plusieurs signaux biologiques appuyant ces dires se manifestaient. Son corps réclamait du sang, il devait apaiser cette sensation de manque en donnant à son organisme ce qu'il voulait. Il se tourna alors vers son collègue pour lui demander poliment : « Souhaitez-vous m'accompagner ? » Peut-être qu'Adonis avait déjà mangé, ou encore n'avait-il pas faim... À moins qu'il ne préfère chasser de son côté, certains vampires ne supportaient pas se retrouver à plusieurs dans ces moments-là. Ezra ignorait ce qu'il en était pour le Grec, cependant, aussi avait-il jugé opportun de l'inviter.

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MessageSujet: Re: Gotta live like we're dying. ✖ Adonis&Ezra. Sam 26 Juil - 18:26


Gotta live like we're dying

Adonis esquissa un sourire flatté, presque gêné. La sympathie de son collègue lui faisait vraiment chaud au cœur. Il n’avait pas eu l’occasion de converser si tranquillement avec un vampire depuis pas mal de temps, et de voir que Ezra était aussi gentil qu’il en avait l’air le ravissait vraiment. A force de préférer les soirées bière-baseball aux chasses entre vampires, Adonis se privait malheureusement de pas mal d’occasions de sympathiser avec d’autres de sa race. C’était ça, de trop prendre goût à la vie humaine. Beaucoup de ses confrères ne poussaient pas le vice jusqu’à se comporter en humain lorsqu’ils se retrouvaient seuls. Adonis si. Mais Adonis avait souvent l’impression d’être un cas à part. Peu de gens étaient aussi âgés que lui, et après une vie aussi longue, forcément, on finissait par développer une mentalité bien différente des plus jeunes. C’était pour cette raison qu’il s’était lui-même donné le rôle de mentor, de guide. Il n’avait souvent pas les mêmes préoccupations que ses cadets plus jeunes de plusieurs siècles que lui. Quoi qu’il en soit, cela n’empêchait pas les belles rencontres et Ezra étaient de ces personnes dont Adonis avait envie de se souvenir. Un visage avenant et une attitude amicale, c’était largement assez pour qu’il le considère avec beaucoup de respect et déjà un peu d’affection. Ils avaient tant été plongés dans leur échange qu’ils étaient arrivés dans le hall de l’université avant même qu’Adonis ne s’en rende compte. Les derniers retardataires quittaient les lieux, et dans le coin, une femme d’entretien frottait avec énergie les dalles sombres de l’entrée. L’odeur de savon et de javel lui chatouillait les narines alors même qu’il se trouvait à quelques dizaines de mètres d’elle.

« Je crois bien qu'il est temps pour moi de me sustenter. »

Adonis arqua un sourcil en rivant de nouveau son attention sur l’autre vampire. Oh oui. L’heure du repas. Le vieux grec avait cet avantage immense d’être vieux, très vieux. Cela nécessitait moins de sang et moins de repas et il lui arrivait de passer parfois de longs moments sans même toucher à une goutte de sang. Bien sûr, la fatigue finissait toujours pas se manifester lorsqu’il venait à trop en manquer. Son teint devenait cireux, ses yeux s’assombrissaient et ses cernes se creusaient, avant que les dizaines de vaisseaux sanguins qui les tapissaient ne deviennent de plus en plus visibles. Lorsque la faim était trop forte, oui, il faisait peur à voir. Adonis s’assurait de toujours se nourrir de la quantité nécessaire, ni trop, ni pas assez, et surtout, il avait ce principe en or de ne jamais tuer le moindre humain. Lui qui éduquait ses frères de race devait s’assurer de montrer l’exemple. Jeune, il avait tué des dizaines, des centaines de mortels, et heureusement pour lui, c’était une tout autre époque. Les fléaux et les épidémies s’abattaient pas dizaine sur les humains, quelques mort de plus ou de moins ne faisaient pas de différence, en ce temps-là. Bien souvent, les cadavres qu’il avait laissés derrière lui avaient été l’œuvre de bêtes sauvages pour ceux qui les trouvaient. C’était bien plus facile, sans enquêtes, sans police, sans médecins légistes et sans science développée. Ça avait été la meilleure époque possible pour être un jeune vampire insouciant. Maintenant, cette époque était révolue et loin derrière lui. Il y pensait parfois avec amusement, parfois avec regrets, parfois avec culpabilité. Quand Ezra lui proposa de l’accompagner, il haussa de nouveau un sourcil avant d’esquisser un sourire.

« Volontiers. »

Après la petite conversation qu’il avait eue avec son cadet, il se doutait que Ezra n’était pas du genre à être une bête sanguinaire et sauvage. Ça ne le dérangeait donc pas de l’accompagner et de plus, il était curieux de le voir en pleine action. Adonis, de son côté, n’avait cure d’être seul ou non lorsqu’il se sustentait. Parfois, il se contentait de s’introduire discrètement dans un hôpital pour voler des poches de sang, mais le meilleur restait encore de le boire à la source. Là-dessus, ses talents de manipulateur l’aidaient beaucoup et il faisait preuve de beaucoup d’inventivité pour attirer les proies dans ses filets. Il s’assurait cependant de toujours faire preuve de discrétion et de douceur. Les humains ne devaient pas se souvenir de lui ni subir des conséquences trop graves de sa chasse. C’était le fruit d’années d’entraînement, mais le vieux Grec avait fini par réussir à trouver le juste milieu entre l’excitation de la traque et la réserve à avoir pour ne pas dépasser les limites. En tout cas, même après trois mille ans de vie, ce moment restait particulièrement spécial et agréable. C’était dans ces instants qu’il se laissait le plus aller, qu’il redevenait vraiment un vampire et que ses instincts reprenaient un peu le dessus. Il gardait toujours le contrôle, mais le fait de se comporter totalement différemment d’un humain lui donnait l’impression de ne plus du tout l’être. Il quitta l’université aux côté d’Ezra et déjà, le ciel était sombre. Une légère brise vit voler ses courtes mèches brunes.

« Où allez-vous, lorsque vous vous nourrissez ? », S’enquit-il avec curiosité. « Je vous laisse me guider. Je ne tiens pas à interférer dans vos habitudes. »

Il allait simplement l’accompagner poliment. Adonis aurait pu, s’il l’avait voulu, se priver de nourriture ce soir, mais la compagnie de son collègue était bien trop agréable pour s’arrêter si tôt. De plus, il sentait qu’il serait bien, pour une fois, de passer un peu plus de temps avec les gens de sa race au lieu de se la couler douce dans son canapé. Même si c’était bien agréable, c’était parfois mieux de se sociabiliser. De plus, à mieux y réfléchir, il lui semblait qu’il n’avait même plus de bière dans son frigo alors il ne disait pas non à un peu de sang pour compenser. Adonis passa la main dans ses cheveux en humant l’air humide de cet agréable début de soirée. Il sortit son portable de sa poche pour en consulter l’heure avant de le ranger et d’ajuster le col de sa chemise.

« Dites-moi. Ça vous arrive, de manger de la nourriture… Humaine ? »

Il avait toujours un peu de mal à qualifier cette autre nourriture que le sang. Ses mots étaient quelques peu hésitants. La nourriture normale. La nourriture des hommes. Pas celle des vampires. C’était eux, les décadents, à mieux y réfléchir. Mais il n’aimait pas vraiment se dire ça, lui qui mettait tant d’efforts à se faire passer pour un humain.

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MessageSujet: Re: Gotta live like we're dying. ✖ Adonis&Ezra. Lun 28 Juil - 22:44

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Till it's too late, it's not too late.

Se retrouver dans le hall en compagnie d'humains avait réveillé la faim d'Ezra. Enfin, il n'était pas en manque de sang au point d'avoir les veines de son visage apparentes mais son regard s'était quelque peu assombri. Ainsi, se trouvant en agréable compagnie, il avait témoigné son envie de manger à Adonis et l'avait invité à partager sa chasse. Peut-être que le Grec préférerait décliner sa proposition, mais il n'avait pas d'autre moyen de le découvrir qu'en demandant.

« Volontiers. » répondit Adonis. Cette acceptation fit naître un sourire ravi sur les lèvres de l'ancien soldat. Les deux vampires sortirent alors de l'enceinte de l'université. La nuit tombait, une brise légère animait la végétation autour d'eux. « Où allez-vous, lorsque vous vous nourrissez ? Je vous laisse me guider. Je ne tiens pas à interférer dans vos habitudes. » renchérit l'aîné des créatures surnaturelles. Ezra lui lança un regard reconnaissant face à tant de prévenance mais il s'empressa de rassurer son compagnon de chasse. « Oh, vous savez, je n'ai pas de terrain de chasse particulier... » Il n'était pas à New-York depuis assez longtemps pour en avoir un et, même, il n'avait jamais fonctionné de cette manière. Il haussa les épaules avant d'échanger un regard complice avec son collègue. « Cette ville est si vaste que l'on y trouve tout ce qui nous fait envie ! » Il laissa son regard se promener sur les environs. Ce soir-là, ils n'auraient pas besoin d'aller bien loin pour se nourrir : le quartier de Mahattan était assez grand pour qu'ils puissent manger assez loin de l'université...

« Dites-moi. Ça vous arrive, de manger de la nourriture… Humaine ? » Cette question fit sortir Ezra de sa rêverie. Le ton légèrement hésitant qu'avait employé Adonis pour demander une telle chose à l'ancien soldat laissait entrevoir que le sujet était particulièrement peu abordé chez les gens de leur espèce. En effet, si on pouvait s'interroger sur le régime sanguin de l'un des leurs, il était rare de les voir converser sur la nourriture humaine !

L'ex-chasseur prit quelques secondes pour réfléchir avant de répondre. Il lui arrivait très fréquemment de consommer des boissons humaines, surtout de l'alcool, mais leur nourriture... Il n'en avait pas souvenir. En creusant un peu plus loin, il réalisa que cela lui était arrivé à de rares occasions, quand il n'avait pas d'autre choix que se mêler aux humains à l'heure des repas ou lors de réceptions... Cependant, ces quelques occasions exceptées, il ne consommait pas d'autre aliments que le sang. « Eh bien, je dois avouer que cela fait quelques temps que je n'en ai pas consommé... » répondit-il alors sur un ton qui se voulait chaleureux. Il ne voulait pas mettre son interlocuteur mal à l'aise, ni avoir l'air de le juger. Il ne le faisait pas du tout, d'ailleurs, chacun était libre de ses choix, et Adonis avait tellement vécu que l'on pouvait comprendre sans peine son envie de varier un peu son alimentation... Même si la nourriture réservée aux humains ne leur apportait rien, à eux.

« Vous... Souhaitez-vous que nous nous arrêtions dans un restaurant ? » demanda-t-il alors, un sourcil arqué. Peut-être que le vampire millénaire préférait ne pas chasser, ce soir-là, après tout ! « Cela ne me dérange pas de vous y accompagner, si c'est le cas ! » ajouta-t-il, toujours dans le but de conserver cette atmosphère de confiance qui régnait entre eux. « Le quartier des affaire vous tente-t-il ? »

Même si c'était plutôt étrange à ses yeux, Ezra n'était pas contre l'idée de se rendre dans un lieu où l'on vendait de la nourriture humaine, mais il souhaitait tout de même manger avant. S'il ne se nourrissait pas convenablement, qui pourrait prédire ce que son instinct provoquerait, alors ? Il se maîtrisait plutôt bien, désormais, mais se retrouver dans un lieu bondé d'humain lorsque l'on était un vampire assoiffé n'était pas une chose aisée, et il ne contrôlait pas les signes physiques de sa faim aussi bien que ses envies de boire le sang !

Les deux professeurs prirent le chemin du quartier des affaires. La fraîcheur de l'air était particulièrement agréable, à cette époque de l'année, du moins pour l'ancien militaire. New-York était la ville possédant la réputation de ne jamais dormir, et la cacophonie ambiante des machines et des humains prouvait bien qu'il ne s'agissait pas là d'une légende. Il y avait toujours du mouvement, dans cette immense cité, peu importe le quartier dans lequel on se trouvait ! « J'espère que je ne vous empêche pas de vaquer à des occupations plus intéressante... » reprit alors le jeune homme. Il était conscient qu'Adonis n'aurait certainement pas accepté son invitation si cela avait été le cas, mais il ne pouvait pas s'empêcher d'exprimer cette inquiétude à voix haute. Son collègue s'était montré si prévenant à son égard, c'était la moindre des choses que de lui rendre la pareille.

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MessageSujet: Re: Gotta live like we're dying. ✖ Adonis&Ezra. Dim 3 Aoû - 16:38


Gotta live like we're dying

« Oh non, non, surtout pas ! La nourriture humaine n’est qu’un subterfuge, une manière de faire semblant. A choisir, je préfère largement boire du sang. »

Dans sa longue vie, Adonis avait eu le temps de faire bien des expériences, surtout concernant la nourriture. Il avait bu du sang sous toutes ses formes ; à la source, dans un verre, coagulé… Il avait également testé toutes sortes de proies, qu’il s’agisse d’humains ou d’animaux, goûtant différentes saveurs et tentant de renouveler son régime. Il avait apprécié mille banquets, goûté des centaines de vins, et un nombre incommensurable de plats. Pourtant, il s’était rendu compte que la chose la plus goûteuse à ses yeux n’était autre que le sang humain. Après une très mauvaise expérience qui ne lui laissait que de mauvais souvenirs, il ne pouvait plus supporter le sang animal. Ne lui restait donc plus qu’en dehors du sang humain la nourriture de ces derniers. Cependant, les vampires n’étaient pas faits pour ça. Les aliments humains avaient une saveur insipide, presque terreuse, et même si Adonis avait appris à avaler ça sans grimacer, il se réservait ce genre de repas pour des évènements en présence d’autres humains, pour jouer la carte de l’humanité à fond. Lorsqu’il était seul, il évitait de se faire subir une alimentation pareille. Côté boisson, c’était déjà plus facile. Plus aisé à avaler et plus agréable au goût, d’ailleurs, le vieux grec appréciait beaucoup la bière, à présent, à force d’en avoir consommé. C’était juste une question d’habitude, au final.

« Allons-y pour le quartier des affaires. »

Il suivit docilement son collègue et – très probable – nouvel ami, marchant à ses côtés jusqu’au quartier des affaires. La brise était agréable, Adonis aimait le fait de ne pas souffrir des températures. Il pouvait se permettre une chemise légère un soir venteux et profiter ainsi de la caresse du mistral qui soufflait doucement. Heureusement que ce genre d’avantage permettait de compenser les défauts d’une vie vampirique. Il serait devenu fou, sinon, après une vie si longue. Malgré l’heure tardive, les rues restaient animées et, au contraire de la journée, s’emplissaient d’une clameur et d’une ambiance festive propres à la nuit. Les gens avaient quitté leur travail et optaient à présent pour un verre au bar, une soirée détente ou une sortie réjouissante. C’était une toute autre ambiance, plus chaleureuse malgré la fraîcheur ambiante et parfois même assez bruyante. En tendant l’oreille, Adonis pouvait percevoir les cliquetis des coupes de vin qui s’entrechoquaient, des brides de conversations futiles, des rires, des cris… Et lui et Ezra, au milieu de tout cela, étaient les prédateurs. Comment s’en douter ? Personne n’aurait pu croire en les voyant qu’ils étaient des monstres sanguinaires. Ils paraissaient être deux hommes à l’air sympathique, qui discutaient gentiment tout en se promenant. Tout ça n’était qu’un terrible mensonge. Un masque trompeur. Une comédie.

« Vous ne m’empêchez rien du tout, cher Byrne. C’est moi qui aie choisi de rester, au contraire, c’est moi qui espère ne pas vous gêner dans votre repas. »

C’était un mot si joliment choisi, ‘repas’. C’était un peu plus décent que ‘chasse’, d’après Adonis. Ça normalisait tellement leur façon de se nourrir, de dire ‘repas’. Ça l’amusait un peu, il se sentait être comme tout le monde, à la différence près que son ‘repas’ était du sang humain. Pourtant, il ne pouvait nier qu’il ressentait un peu d’excitation à l’idée d’être le prédateur, à l’idée de repérer une proie et de se ‘mettre en chasse’. C’était toujours le plein d’adrénaline, de sensations fortes. Se fera-t-il repérer ? Parviendra-t-il à ses fins ? On ne savait jamais vraiment, c’était ce qui était le plus grisant. Il y avait toujours ce petit doute, cette incertitude qui le faisait frémir d’anticipation, alors qu’il s’apprêtait à se nourrir. Ils arrivèrent enfin dans le quartier des affaires. Le paysage était parsemé d’immeubles imposants et d’édifices appartenant à diverses sociétés. On y trouvait aussi de nombreuses boutiques, puis, plus intéressant à cette heure de la journée, des bars, plus ou moins animés, disséminés çà et là tout le long de l’avenue. Adonis ne put retenir un sourire car il ne pouvait pas nier qu’il aimait ce genre d’ambiance. De temps en temps, il aimait sortir la nuit et se mêler aux humains, jouer l’insouciant et boire jusqu’à plus soif, même si l’alcool ne semblait pas avoir beaucoup d’effets sur son organisme. Il y avait dans ces nuits festives une ambiance si amicale qu’il ne résistait pas à l’envie de se mélanger si facilement aux mortels. Tout le monde se laissait berner par ses artifices, n’imaginant pas le vampire derrière le sourire si amical et l’attitude si humaine du vieux Grec.

« Par quoi commençons-nous ? J’ignore comment vous vous y prenez, d’habitude. » Il ne chassait jamais accompagné. Il préférait laisser Ezra mener la danse et faire comme il l’entendait, il ne voulait surtout pas s’imposer, surtout que le professeur de langues semblait plus affamé que lui. Il ne tenait pas à le gêner. « Peut-être devrions-nous faire un tour au bar, pour débuter ? » Proposa-t-il timidement. C’était là qu’ils étaient susceptible de trouver le plus d’humains, le plus de sang et donc le plus de proies. En tout cas, quand Adonis chassait, c’était son lieu de prédilection. Il y trouvait un humain ou une humaine, charmait sa proie par quelques jolies paroles, s’aidait parfois de ses pouvoirs de persuasion et tout était dans la poche. Ensuite, il sortait accompagné de son déjeuner sur pattes et choisissait un endroit calme et isolé, à l’abri des regards. C’est là qu’il lui faisait subir sa terrible morsure, mais il s’assurait que cela reste un moment agréable pour sa proie. Ce n’était pas compliqué, car contrairement à ce que l’on pourrait croire, la morsure n’était pas si douloureuse. Pour finir, un peu d’hypnose, quelques paroles enjôleuses et l’humain oubliait, se réveillant quelques instants plus tard en pensant avoir abusé de l’alcool. C’était facile pour Adonis de disparaître dans ce laps de temps en s’assurant d’avoir correctement effacé les souvenirs du mortel.

« Sauf si, peut-être, vous avez d’autres idées en tête ? Je suis tout ouïe.»


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MessageSujet: Re: Gotta live like we're dying. ✖ Adonis&Ezra. Sam 23 Aoû - 3:52


Till it's too late, it's not too late.

Adonis avait évoqué la nourriture humaine, aussi Ezra avait-il proposé à son collègue de se rendre au restaurant pour que ce dernier se trouve rassasié... Mais le vampire millénaire avait refusé, rectifiant ses propos en précisant que le sang demeurait sa prédilection et qu'ils n'avaient nullement besoin de consommer autre chose. En un sens, cela avait rassuré le professeur de langues car, s'il n'avait rien contre le fait de manger de temps à autre un plat humain, lorsqu'il fallait faire bonne figure en société, mais il devait bien avouer qu'imaginer un repas entre deux vampires sans une goutte de sang était pour le moins... Étrange. mais bon, Ezra se gardait bien de juger son aîné, en dépit de ce fait.

Le Grec manifesta son accord quant au choix de leur terrain de chasse de la soirée : le quartier des affaire serait l'endroit parfait pour eux. Les deux immortels se rendirent alors sur les lieux et flânèrent tranquillement dans les rues animées de New-York. Cette ville était fascinante pour cela : elle ne dormait vraiment jamais, même dans un quartier qui est censé s'animer principalement la journée et non la nuit ! En effet, il y avait foule dehors en dépit de la pénombre qui gagnait de plus en plus de terrain et de la période trouble dans laquelle la ville se trouvait avec tous les massacres récemment commis.

Ezra exprima sa crainte de mettre à mal les plans qu'Adonis avait pu avoir pour sa soirée mais ce dernier le rassura rapidement en lui assurant qu'il n'avait aucune raison de s'inquiéter pour cela, qu'il avait choisi de le suivre de son plein gré et, à son tour, l'ex-soldat put affirmer à son interlocuteur que sa présence ne le gênait absolument pas dans sa chasse. Au contraire, il ne lui aurait certainement pas proposé si cela avait été le cas, Ezra savait se montrer poli en toutes circonstances mais il était tout aussi capable d'éviter certaines situations lorsque c'était nécessaire.

« Par quoi commençons-nous ? J’ignore comment vous vous y prenez, d’habitude. » demanda alors Adonis, ce à quoi Ezra répondit par un simple haussement d'épaules. Il n'avait pas de stratégie prédéfinie et bien rodée comme certains vampires. Non, il changeait de méthode selon le contexte de la chasse, son humeur, sa soif... Il savait aussi que cela constituait un avantage contre les chasseurs : il était moins aisé de traquer un vampire lorsque l'on ne pouvait pas reconnaître avec certitude son mode opératoire et que, par conséquent, le méfait pouvait être attribué à un autre, ce qui permettait au dit vampire de gagner du temps et brouiller les pistes !

« Peut-être devrions-nous faire un tour au bar, pour débuter ? » renchérit Adonis devant le manque d'action de la part de son collègue. Ezra lui offrit un sourire gêné et opina du chef. « Sauf si, peut-être, vous avez d’autres idées en tête ? Je suis tout ouïe. » ajouta le plus âgé des deux. Le militaire s'empressa alors de lui répondre : « Le bar me semble parfait ! »

Pour illustrer ses dires, il s'arrêta devant l'un des établissements du genre qui jonchaient les rues de toute la ville. Ce bar-ci semblait particulièrement rempli, ce soir-là, une vraie aubaine pour els deux immortels ! Ouvrant la porte, Ezra invita son interlocuteur à entrer et lui emboîta le pas. Il ignorait si Adonis préférait s'installer à une table mais l'ancien chasseur trouvait cela plus judicieux de demeurer près du bar, là où il y avait le plus de passage, pour ferrer sa proie. Ainsi, chacun s'installa sur un tabouret et Ezra fit signe au barman pour que ce dernier vienne prendre leurs commandes. « Que souhaitez-vous boire ? » demanda-t-il à l'encontre d'Adonis, avant que l'employé de l'établissement n'arrive à leur hauteur. Il était important d'avoir un verre devant soi pour attirer les filles... Certaines d'elles étant prêtes à tout pour se faire offrir de l'alcool. C'était ridicule, évidemment, mais cela facilitait grandement la chasse des vampires, surtout lorsque l'on prenait en compte l'attraction naturelle que les créatures exerçaient sur les humains !
« Cet endroit est tout à fait ce qu'il nous fallait... Vous ne trouvez pas ? » ajouta-t-il avec un large sourire juste au moment où le barman arrivait vers eux pour prendre leur commande.

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MessageSujet: Re: Gotta live like we're dying. ✖ Adonis&Ezra. Lun 25 Aoû - 2:27


Gotta live like we're dying

Le bar était rempli et il y régnait une ambiance joyeusement festive et bruyante. Les vapeurs d’alcool, la chaleur des corps et le parfum du sang y régnaient dans une harmonie étonnante. Adonis connaissait bien ces endroits, il les avait fréquentés tout au long de sa vie. C’était le meilleur terrain de chasse qui puisse exister. Les gens y étaient toujours particulièrement sociables et plus enclins à la discussion. Une fois les premières paroles échangées, on ferrait la proie avec une facilité étonnante. L’alcool aidait beaucoup. Il donnait au sang une saveur particulière que le vieux vampire avait appris à apprécier énormément. C’était comme un bon verre de vin pour les humains. Quoi qu’il en soit, il suivit Ezra alors qu’ils fendirent la foule pour atteindre le bar où ils s’installèrent tranquillement. En se retournant, il pouvait voir tout le bar. Les gens parlaient gaiement, riaient, buvaient et dansaient, et sur ce fond de musique, un joyeux brouhaha régnait dans les lieux. Adonis aimait ça. Cette insouciance, cette joie, ces rires, ces corps, ce tout. Il prenait un plaisir certain à faire défiler son regard sur la foule grouillante afin de choisir sa proie. La plupart du temps, c’était une femme. Elles étaient plus faciles à séduire, à enrôler par de belles paroles et ses instincts de prédateurs prenaient le dessus pour le guider vers le corps frêle et délicat d’une demoiselle plutôt que celui fort et robuste d’un homme.

« Un bourbon. », répondit simplement Adonis à la question de son collègue.

Le verre d’alcool, c’était plus pour le jeu d’acteur que pour le boire vraiment. En réalité, Adonis se contentait plutôt de se balader avec son verre à la main au lieu de faire semblant de le siroter. Les gens faisaient rarement attention à cela. Ils ne voyaient que le verre et n’allaient pas jusqu’à se demander pourquoi il était encore plein depuis si longtemps. Adonis avait la verve habile et concentrait l’attention des gens sur d’autres détails. Il savait y faire, pour détourner une conversation et embrouiller les gens, il avait la manière précise de les manipuler et l’esprit faible des mortels n’y résistait jamais très longtemps. De plus, sa prestance naturelle et sa sympathie ostensible suffisait souvent à briser la glace sans qu’il n’ait besoin du moindre subterfuge. Le verre était l’accessoire qui manquait, l’élément indispensable pour parfaitement se fondre dans la masse et attirer les filles. D’ailleurs, alors qu’Ezra se réjouissait du lieu qu’ils avaient trouvé, le barman les approchait pour prendre leur commande. Une fois qu’ils eurent informé l’homme de ce qu’ils désiraient, Adonis se tourna vers l’autre vampire en lui adressant un sourire. Il chassait rarement accompagné mais il devait avouer que la présence de l’autre professeur ne le dérangeait aucunement. Il se sentait aussi à l’aide avec lui que s’il était un ami – et Adonis, étonnamment, avait si peu d’amis.

« C’est un endroit parfait, en effet. »
, Acquiesça-t-il en se tournant de nouveau vers la foule, accoudé au bar, son menton reposant nonchalamment dans la paume de sa main. « Les conditions pour chasser sont idéales. Je crois bien que nous n’aurons pas à faire le moindre effort. »

Il disait vrai, car déjà son regard accrochait celui d’une humaine, à quelques mètres d’eux. Elle lui adressa un sourire timide avant de se tourner vers ce qu’Adonis devina être ses amies. Un concert de gloussements en tout genre arriva jusqu’à ses oreilles indiscrète et il étira un mince rictus amusé. Comme il l’avait deviné, il suffisait de peu. Il adressa un regard entendu à son collègue. Le vieux grec se considérait chanceux d’être accompagné d’Ezra, ce soir-là. L’autre vampire avait un charme certain. Il était probablement du genre à faire tourner la tête des demoiselles. Adonis songea qu’il ne pourrait que profiter de ce charisme pour s’attirer les grâces de celles que son collègue attirerait – après tout, Ezra ne pourrait pas boire le sang de toutes ses conquêtes. Il n’eut pas le temps d’y penser plus longtemps car déjà, leurs commandes arrivaient et le vieux grec se saisit de son verre avec un naturel désarçonnant.

« Dans ce cas, trinquons à cette nuit que j’espère être fructueuse. », Lança-t-il joyeusement en faisant s’entrechoquer leurs verre. « Regardez donc, les proies viennent déjà à nous. », Ajouta-t-il, le regard malicieux, en désignant discrètement du menton le groupe de jeunes femmes qu’il avait repéré quelques minutes auparavant.

Elles étaient trois, et Adonis leur donnait la trentaine, peut-être moins. Leurs joues se coloraient d’une jolie rougeur alors qu’elles osaient faire le premier pas pour aborder les deux hommes. Deux amis seuls ensemble avaient de grandes chances d’être célibataires. Elles venaient probablement tenter leur chance. La première, une rousse un peu plus dégourdie que les deux autres, osa engager la première la conversation. Elle se contenta en réalité d’une salutation un peu maladroite et proposa à Adonis ainsi qu’à Ezra de passer quelques minutes ensemble, avec ses amies, et de discuter un peu sous prétexte que ‘plus on était de fous, plus on riait’. Ses deux amies gloussèrent timidement en se présentant à tour de rôle et Adonis commença d’ores et déjà son numéro de charme en leur offrant un regard confiant et profond surmonté d’un sourire affable.

« Bonsoir. Kate. Ellen. Lydia. », Les salua-t-il à tour de rôle. « Je m’appelle Adonis. C’est un bar sympa, je n’y étais jamais allé. Vous connaissez bien le quartier ? », Enchaîna-t-il avec habileté, plutôt capable quand il s’agissait de manier les mots.


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MessageSujet: Re: Gotta live like we're dying. ✖ Adonis&Ezra. Dim 21 Sep - 17:50


Till it's too late, it's not too late.

Ezra avait fait remarquer à son collègue à quel point leur lieu de chasse pour la soirée était idéal, et le Grec n'avait pas eu le temps de lui répondre que, déjà, le barman arrivait à leur hauteur pour prendre leurs commandes. Deux bourbons furent annoncés, puis l'homme s'éloigna. Les deux vampires échangèrent un sourire qui s'accompagna d'un regard satisfait. Il y avait une aisance innée entre eux, leur duo semblait être formé d'amis de longue date... Qui aurait pu bien dire que, en réalité, ils ne s'étaient jamais adressé la parole avant aujourd'hui ?! L'ancien militaire se détendit, son regard vagabondait sans vraiment se fixer sur un point précis de leur environnement. « C’est un endroit parfait, en effet. Les conditions pour chasser sont idéales. Je crois bien que nous n’aurons pas à faire le moindre effort. » Arquant un sourcil curieux, Ezra suivit le regard de l'immortel qui se tenait près de lui pour finir par poser les yeux sur un trio de jeunes femmes en train de glousser à quelques mètres de distance. Ses lèvres s'étirèrent en un sourire mi-railleur mi-enjôleur qu'il ne put contenir. Ce n'était même plus de la chasse, à ce compte-là, ils n'avaient qu'à claquer des doigts. Concentrant de nouveau son attentions sur le Grec, le soldat avait l'impression qu'ils communiquaient par la pensée tellement ils étaient sur la même longueur d'onde : le regard entendu qu'ils échangèrent alors ne fit que le confirmer.

Ils n'eurent pas le temps de s'épancher plus en avant sur la question que leurs verres furent posés devant eux. Adonis fut le plus rapide à saisir son breuvage et ce dernier le porta en l'air, à la rencontre de la boisson d'Ezra, qui avait bien rapidement imité son collègue. « Dans ce cas, trinquons à cette nuit que j’espère être fructueuse. » annonça le Grec sur un ton joyeux, tandis que les verres tintaient. « À cette belle soirée ! » reprit l'ex-chasseur avant de porter son verre jusqu'à ses lèvres pour en extirper une première gorgée. Le breuvage coulait à peine dans sa gorge qu'il entendit le murmure d'Adonis : « Regardez donc, les proies viennent déjà à nous. »

Les yeux des immortels étaient figés sur le petit groupe aperçu plus tôt. Ces demoiselles-là possédaient bien plus de courage que la plupart des jeunes femmes qui se rendaient dans les bars et qui se contentaient de lancer des œillades lourdes de sous-entendus à celui qu'elles favorisaient... Le fait qu'elles se trouvaient en surnombre par rapport aux deux vampires devait certainement avoir aidé celles-ci à faire le premier pas, cela dit : ne disait-on pas des femmes qu'elles ne se déplaçaient qu'en groupe ? Peut-être l'alcool les avait-il un peu aidées dans leur démarche mais il était difficile pour Ezra de deviner si les effluves ambiantes émanaient d'elles en particulier ou uniquement de la foule en général, il y avait tellement de monde présent...

Lorsque le trio parvint à rejoindre les deux collègues, le sourire charmeur d'Ezra vint prendre place sur son visage pour ne plus en partir. Ce fut la rouquine qui tenta une approche en premier, la pauvre était bien loin de se douter que ses efforts ne servaient à as grand-chose : les deux hommes accoudés au comptoir étaient bel et bien décidés à s'intéresser à elles de près, avec ou sans dialogue d'introduction ! Néanmoins, les vampires la laissèrent parler jusqu'au bout, tout comme ils le firent pour ses deux amies. Lançant un regard en coin en direction d'Adonis, Ezra put remarquer avec quelle facilité ce dernier mettait leurs nouvelles compagnes à l'aise. « Bonsoir. Kate. Ellen. Lydia. Je m’appelle Adonis. C’est un bar sympa, je n’y étais jamais allé. Vous connaissez bien le quartier ? »

Le professeur de langues laissa les trois filles répondre. Apparemment, toutes trois bossaient dans la même entreprise, au service communication, dans un immeuble à quelques croisements de rues de là. Puis, il prit à son tour la parole pour se présenter avant d'ajouter : « Quelle coïncidence ! Adonis et moi sommes aussi collègues... Nous cherchions un peu d'animation après le travail. Nous sommes professeurs, voyez-vous. » Il accompagna ses dires d'un regard enjôleur et s'attarda un peu sur la dénommée Kate, une petite blonde au nez retroussé. Travailler avec des enfants ou des jeunes était un atout séduction sans pareil : cela laissait entendre que nous aimiez les gosses et donc, par conséquent, que vous seriez éventuellement partants pour en avoir. Kate, justement, avait tout l'air de la jeune femme rêveuse, attendant le prince charmant en se réfugiant dans les intrigues de romans à l'eau de rose. Ezra ne savait pas si Adonis avait une préférence pour l'une des filles mais, en ce qui le concernait, il se sentait plutôt bien parti avec la blonde fleur bleue.

« Dites nous... Qu'est-ce que trois charmantes New-Yorkaises telles que vous sont venue faire ici ? Vous fêtez un événement particulier ? » renchérit-il. Il s'agissait de montrer aux filles qu'elles les intéressaient sans pour autant les effrayer en se montrant trop indiscret. Il échangea un bref regard avec Adonis lorsque les demoiselles face à eux commencèrent à répondre : tout se déroulait à merveille, ils n'auraient pas pu rêver mieux !

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MessageSujet: Re: Gotta live like we're dying. ✖ Adonis&Ezra. Sam 4 Oct - 23:05


Gotta live like we're dying

C’était d’une telle facilité. Adonis s’était usé à ce genre d’exercice pendant des années, des décennies, des siècles. Au fil du temps, il avait habitué sa langue à se délier, à déblatérer avec un naturel désarmant des belles paroles qui charmaient et embrouillaient. Adonis était un manipulateur de talent. Il en avait toujours été un. C’était comme ça qu’il avait réussi à survivre aussi longtemps. C’était comme ça qu’il était parvenu à devenir ce qu’il était. Il baladait son regard gris sur les trois délicieuses jeunes filles et ses narines frémirent imperceptiblement. Il les humait, les reniflait, inspirait leur odeur. Il pouvait sentir le sang battre dans leurs veines. Même à cette distance, même dans ce lieu, il pouvait sentir leur chaleur le réchauffer agréablement. Ellen, une rousse aux yeux verdoyants, rougit brutalement en croisant son regard et Adonis sourit. Même si ça n’en avait pas l’air, c’était de la chasse. Elles étaient les proies de prédateurs dont elles ignoraient totalement l’existence. Elles leur apprirent qu’elles fêtaient leur installation en colocation ; elles avaient ainsi pu se payer un charmant et spacieux appartement dans le centre de la ville : un rêve de jeunesse. Elle semblait presque hystérique, elle était si joyeuse qu’elle ne contrôlait plus le timbre de sa voix qui s’échappait dans des aigus cristallins. Lydia était la plus réservée d’entre elles et Adonis aimait beaucoup cela. Il la fixa longuement, lui lançant un regard brûlant et intense qu’il savait parfaitement manier à sa guise.

Le joyeux brouhaha du bar ne perdait pas de sa superbe au fil du temps. Adonis connaissait cette nuance sonore toujours enjouée. Il fréquentait ces lieux depuis des années, c’était là qu’on y trouvait les meilleurs mets. Voyant que les jeunes femmes n’avaient plus rien à boire, il leur commanda des cocktails aux noms et aux compositions savantes – il savait que les femmes aimaient cela. Elles gloussèrent de satisfaction en recevant leur verre. Adonis, lui, s’appliquait à vider le sien à une vitesse exagérément lente. De toute façon, personne ne semblait le remarquer puisqu’il s’assurait d’attirer l’attention sur d’autres détails afin d’endormir le moindre doute des autres. Les humains étaient faciles à tromper, surtout avec quelques grammes d’alcool dans le sang. Mais l’heure n’était pas aux suspicions, aussi Adonis s’appliqua-t-il à se montrer aussi enjoué et intéressé que possible, tout en restant dans une certaine retenue dont il avait le secret pour se donner l’élégance que son apparence assez banale ne lui donnait pas naturellement. Seuls son attitude et ses mots l’aidaient à maintenir l’illusion d’un homme qu’il n’était certainement pas. Il rendit son regard à Ezra. Tout se passait merveilleusement bien et il ne doutait pas de la réussite de leur chasse. Lui qui n’avait pas particulièrement faim en la commençant se découvrait un appétit qui s’associait plus à une gourmandise malsaine. Vampire de sa condition, il aimait le goût du sang et ne crachait jamais dessus quand l’occasion se présentait.

« Et autrement, vous venez souvent ici ? Je crois que nous n’avons jamais eu la chance de nous connaître… Si j’avais su, j’aurais testé ce bar plus tôt. N’est-ce pas, Ezra ? »

Il offrit une œillade amusée à son collègue. Adonis jouait. Il se montrait charmeur sans trop l’être, s’aidant des effets de l’alcool sur les délicieuses humaines pour ne pas trop les offusquer. Lui qui avait connu de nombreuses époques savait que les temps qu’il vivait actuellement avait des mœurs plus débridées qui lui permettaient d’accélérer ce processus. On ne faisait plus la cour aujourd’hui comme on la faisait une centaine d’années plus tôt – et pourtant, ça lui semblait tellement proche ! Elles étaient trois. Ils étaient deux. Le vieux vampire avait remarqué que son collègue semblait avait jeté son dévolu sur la blonde et par politesse et bonté, Adonis la lui cédait complètement. Cela lui laissait le choix entre les deux autres – pourquoi pas les deux, d’ailleurs ? – et par chance, Ellen n’avait pas l’air d’être plus sensible au charme d’Ezra, quant à Lydia, il ne parvenait pas vraiment à déceler ses pensées, elle était assez réservée, peut-être même un peu trop pour qu’Adonis puisse lire en elle. Le vieux grec, en tout cas, joua le jeu de la séduction en se montrant intéressé par chacune de leurs paroles et s’offrit un côté cool en leur dévoilant ses origines européennes – sans leur avouer, toutefois, qu’il avait en réalité rejoint l’Amérique depuis un sacré long moment, quelques siècles qui faisaient presque de lui un américain à part entière.

« Et bien… Si j’ose dire, j’aimerais vous rejoindre dans vos festivités et porter un toast à votre colocation. », Fit Alors Adonis en soulevant son verre de bourbon.

Ellen avait déjà terminé son cocktail et le vampire retint son sourire amusé. Boisson sucrée, soirée animée, chaleur, foule… Tous les critères étaient là pour vider les verres plus vite. Les autres jeunes femmes avaient elle aussi presque terminé leur coupe et Adonis claqua des doigts pour attirer l’attention du barman et vite leur commander autre chose. Ellen gloussa en lui faisant remarquer qu’il avait l’air de vouloir les saouler, mais le vieux grec rit avec elle en semblant adhérer totalement à la plaisanterie. D’ailleurs, il la fit vite oublier ses prétendus accusations en la fixant de nouveau avec un sourire charmeur. Elle rougit rapidement en plongeant le nez dans son cocktail, un peu intimité par le regard instigateur et audacieux du professeur. Lydia, quant à elle, s’enquit enfin timidement de la matière enseignée par les deux collègues. Adonis avait habilement centré la conversation sur elles, mais si elles voulaient en savoir plus sans qu’ils aient à le dire d’eux même, c’était qu’il était temps de lever le voile sur le mystère qu’ils entretenaient depuis tout à l’heure, à ne rien dire sur eux.

« Je suis professeur d’histoire et de commerce. », Répondit le brun en laissant son collègue s’exprimer lui aussi. « Dit comme ça, j’ai l’air de quelqu’un d’un peu barbant, hein ? », S’exclama-t-il ensuite, déclenchant ainsi l’hilarité des jeunes femmes qui s’empressèrent de le rassurer sur l’intérêt qu’il représentait.

Adonis s’empêcha de se lécher les babines tout en les dévorant du regard. Le piège se refermait peu à peu. La chasse était lancée. Les proies innocentes ne se doutaient de rien. Le prédateur qu’il était frémissait d’anticipation.



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MessageSujet: Re: Gotta live like we're dying. ✖ Adonis&Ezra. Mer 12 Nov - 0:29


Till it's too late, it's not too late.

La chasse était un plaisir pour Ezra, un bon moment qu'il partageait ce soir-là avec Adonis. Le duo qu'ils formaient remportait un franc succès auprès des trois jeunes femmes du bar sur lesquelles ils avaient jeté leur dévolu... Enfin, ce n'était pas vraiment eux qui avaient fait ce choix, les demoiselles ayant été celles à avoir fait le premier pas, et nul doute que, si les choses ne s'étaient pas déroulées ainsi, les deux immortels n'auraient eu aucun mal à trouver d'autres proies dans cet endroit noir de monde à l'atmosphère si joyeuse. L'ex-chasseur était autant fasciné par l'assurance et l'agilité que son partenaire démontrait que par la crédulité de leurs proies. En effet, Adonis semblait avoir mis à profit son éternité de manière admirable en ce qui concernait la drague ! Tout dans son attitude était calculé pour plaire : son regard, son sourire, le ton de sa voix, sa manière de bouge, ses éclats de rire... Il était tout simplement parfait dans cet exercice ! Ezra, de son côté, ne s'en sortait pas trop mal non plus, mais il fallait bien avoué qu'il n'avait jamais déployé de palette aussi complète d'éléments de charme pour parvenir à ses fins : sa belle gueule, son charme vampirique, quelques phrases, deux-trois sourires et le tour était habituellement joué. Il se sentait comme un amateur aux côtés du Grec mais, bien loin de se vexer, il choisit d'en profiter pour retenir quelques uns des usages du vampire millénaire.

Les trois humaines, quant à elles, semblaient pareilles à des mouches emprisonnées dans une toile d'araignée. Rapidement, Ezra avait exprimé sa préférence pour l'une d'entre elles, ce qu'Adonis sembla comprendre instantanément car il recentra son attention sur les deux autres. L'ancien soldat lui laissait la plus grande part du butin bien volontiers, ils étaient là pour s'amuser ! Le professeur avait demandé aux jeunes femmes ce qui les avait amenées à se rendre dans ce bar ce soir-là, et la réponse ne se fit pas attendre bien longtemps : elles emménageaient ensemble en plein centre de New-York. Trois petites humaines naïves qui réalisent leurs rêves... N'était-ce pas mignon ? « Toutes mes félicitations ! » s'exclama le vampire, un sourire radieux accroché aux lèvres tandis que son collègue se chargeait de remplir les verres de leurs trois nouvelles "amies".

« Et autrement, vous venez souvent ici ? Je crois que nous n’avons jamais eu la chance de nous connaître… Si j’avais su, j’aurais testé ce bar plus tôt. N’est-ce pas, Ezra ? » L'immortel rendit son œillade à son partenaire de la soirée avant d'émettre un rire léger. « Je suis tout à fait d'accord ! Vous nous aurez trouvés attachés à ce bar tous les soirs jusqu'à ce que vous ne veniez à notre rencontre... » renchérit-il en fixant ardemment Kate. La petite blonde rougit violemment mais parvint à soutenir son regard quelques secondes avant de baisser les yeux. Un sourire s'esquissa sur les lèvres du vampire, la demoiselle n'était peut-être pas aussi fleur bleue qu'il l'avait cru aux premiers abords... Voilà qui était d'autant plus intéressant et qui renforçait considérablement son envie de boire son sang !

Ezra se perdit quelques instants dans ses pensées lorsque la voix de son collègue le ramena à la réalité, au beau milieu du brouhaha énergique du bar : « Et bien… Si j’ose dire, j’aimerais vous rejoindre dans vos festivités et porter un toast à votre colocation. » Le professeur leva son verre à la suite d'Adonis mais s'abstint d'y tremper les lèvres tant que les jeunes femmes qui leur tenaient compagnie étaient dépourvues de boissons. Vu la vitesse à laquelle elles descendaient leurs coupes, Ezra était persuadé que le sang de Kate aurait un goût alcoolisé. Finalement, tout le monde fut servi et tous trinquèrent joyeusement. Le vampire s'arrangea pour frôler légèrement les doigts de la petite blonde lorsque leurs verres s'entrechoquèrent, ce qui eut pour effet de troubler la demoiselle. Ezra jubilait, mais il ne laissa rien transparaître.

La conversation ne tarda pas à se tourner vers les deux hommes. En effet, les filles voulaient savoir quelles matières ils enseignaient. Poliment, Ezra laissa son collègue s'exprimer en premier sur le sujet, sans pour autant se départir d'un sourire ravageur. « Je suis professeur d’histoire et de commerce. » annonça le Grec. « Quant à moi, j'enseigne le français et l'allemand. » reprit Ezra. Sans trop de surprise, les demoiselles semblaient un peu plus intéressées par les langues que par les chiffres, la faute étant à l'effet de mode que connaissait le français depuis quelques temps. Cependant, l'histoire demeurait un sujet passionnant qui plaisait également beaucoup aux jeunes femmes, ainsi chacun des deux vampires produisit son petit effet sur les trois amies. « Dit comme ça, j’ai l’air de quelqu’un d’un peu barbant, hein ? » plaisanta Adonis, que les jeunes femmes s'empressèrent de rassurer. Ezra ne put s'empêcher de rire, lui aussi, en entendant son nouvel ami. Décidément, son aîné était vraiment très doué !

« Je peux vous assurer que c'est un homme plein de ressources ! » ajouta Ezra avec un clin d’œil entendu pour Adonis. Les filles, elles, se voyaient désormais piquées dans leur curiosité et elles s'empressèrent de questionner plus en avant le vampire millénaire, désireuses de percer ses secrets. L'ex-soldat profita de cet instant pour se rapprocher un peu de Kate et plongea son regard dans celui de la jolie blonde. « Et vous, Kate, qu'attendez-vous de la vie ? » La jeune femme sembla tout d'abord décontenancée par la question, mais elle reprit rapidement le dessus et, bien que rougissante, lui répondit par un regard lourd de sous-entendus. Ezra esquissa un sourire et se pencha d'avantage vers elle, jusqu'à pouvoir murmurer au creux de son oreille. Il parla alors du fait que les lieux étaient beaucoup trop bruyants pour qu'ils puissent continuer leur conversation et l'invita tout simplement à la poursuivre à l'extérieur. La jolie blonde n'hésita même pas avant d'accepter. Se saisissant de sa main, Ezra lui sourit avant de se tourner vers les autres filles, visiblement sous le charme d'Adonis. « Je vous l'emprunte, mesdemoiselles ! » plaisanta-t-il en désignant Kate. Ses colocataires n'émirent aucune objection. Le regard d'Ezra croisa celui de son collègue au moment où il se détournait du bar pour rejoindre la sortie en compagnie de Kate, ses yeux exprimaient la phrase suivante : "bonne soirée, mon vieux !" qu'il accompagna d'un léger mouvement de tête complice avant de disparaître à l'extérieur.

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Gotta live like we're dying. ✖ Adonis&Ezra.

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