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En parlant de mauvaises nouvelles... (pv Adonis)

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MessageSujet: En parlant de mauvaises nouvelles... (pv Adonis) Ven 22 Aoû - 12:03


En parlant de mauvaises nouvelles...


Les blessures physiques finissent un jour par guérir, même sans avoir a posséder la guérison accélérée des lycans mais les blessures portés à l'orgueil... Çà c'est une autre histoire. Zachariah ne l'avait pas seulement battu cette nuit-là, il l'avait humilié. Tué un des siens devant ses yeux. Alors non, ce n'était pas les blessures reçues durant leur duel qui lui arrachait une grimace lorsqu'il y repensait.

Mais le vampire préférait se focaliser sur l'avenir plutôt que de ressasser sa cuisante défaite : la guerre était déclarée et l'esprit vif de Jared réfléchissait à plein régime sur sa première action de représaille. Il avait déjà donné des ordres dans ce sens, mais cela ne lui semblait pas suffisant pour faire 'passer le message'. Peut-être était-ce son orgueil qui parlait ou bien son caractère méticuleux. Quelle importance ? Il devait montrer à la fois aux siens pour les rassurer et à ses ennemis pour d'autres raisons moins louables que le grand Jared Excepticon n'était pas vaincu.

Peut-être était-ce pas cela... Non... C'était CERTAINEMENT pour cela que cette nuit, il chassait du côté du Bronx, longeant aussi volontairement que dangereusement le territoire Blackwood.

D'ordinaire, il portait son uniforme militaire pour se lancer dans ce genre de provocation. Le hic est que sa tenue fétiche était encore salie (souillée devrait-il plutôt dire) de son dernier combat. Lorsque Jared l'avait enlevé avec difficulté, ce soir-là, le vampire avait eu envie de le brûlé rien qu'en pensant au fait qu'il y avait autant du sang de Zachariah que le sien sur le tissu. Cependant, l'ancien soldat avait retenu cette envie pourtant bien difficile à contenir. Lui qui aimait le sens du spectacle savait qu'il était dangereux de détruire un symbole en une période qui s'annonçait tendue. Çà serait accordé une deuxième victoire à ce maudit Alpha et çà, plutôt mourir une deuxième fois que de commettre délibérément ce genre d'actions.

En cette heure tardive, le vampire était prit dans une hésitation paradoxale : lâcher temporairement prise ou cogité sa vengeance. Fort heureusement ces deux choix avaient un dénominateur commun : la soif de sang. Jared avait hâte de se laisser prendre par l'ivresse du sang et pour cela un simple costard porté de manière décontracté suffira.

La chasse était une mécanique aussi bien huilée que la plus précise des horlogeries. D'abord des visites au bar pour trouver la bonne personne, ensuite lui dire des mots précis qui la ou le conduirait à s'isoler et enfin la morsure. Quels mots prononçaient-ils ? Sa partie préférée arrivait quand sa victime potentielle avait un certain taux d'alcool dans le sang. Jared aimait faire rêver ces futures victimes, leur faire miroiter l'immortalité. Cela avait une saveur particulière. La lumière d'espoir qui se teintait de la déception amère avant de finalement s'éteindre en même temps que la vie quittait le corps de cette personne. C'était vraiment délicieux. Autant que de se repaitre du sang de la rêveuse.

Hélas, cette joie allait lui échapper cette nuit. Les protagonistes étaient là et jouaient le rôle qui leur étaient attribué. Lui et la jolie demoiselle dont il avait déjà oublié le nom étaient sur le point de jouer le dernier acte dans cette rue sauf que le bruit régulier d'une marche sonnait comme un grain de sable dans l'engrenage. Un pas que Jared connaissait.

"Tiens, Tiens." Commença-t-il en se détournant de sa proie pour regarder le nouvel arrivant pour regarder le nouvel arrivant dans la ruelle. "Le vieil adage est donc vrai, une mauvaise nouvelle n'arrive jamais seule."

Jared lâcha celle qui aurait dû être sa future victime et son regard se teinta d'une lueur dédaigneuse.

"Va-t'en." Dit-il à la demoiselle en se détournant d'elle pour se concentrer sur Adonis.

L'ancien soldat parut un instant agacé quand l'ex-proie émit une protestation, Jared répéta son ordre sur un ton plus cassant et finalement, elle sembla enfin comprendre qu'il ne plaisantait pas.

"J'espère que ce n'est pas pour un sermon que tu me déranges." Déclara-t-il au Grec quand le bruit des talons de celle qui aura finalement la vie sauve cette nuit commençaient à s'éloigner.

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MessageSujet: Re: En parlant de mauvaises nouvelles... (pv Adonis) Lun 25 Aoû - 2:21


En parlant de mauvaises nouvelles...

Adonis était souvent au courant de ce qui arrivait dans la ville. Tout naturellement, il aimait tout savoir, pour se rassurer, pour s’informer et aussi un peu par curiosité. Paradoxalement, il aimait aussi se tenir loin de tout pour conserver sa neutralité. Il était comme la Suisse au milieu de l’Europe, un vampire indifférent et pourtant pas ignorant. Évidemment qu’il avait été mis au courant de cette histoire avec les loups-garous et les vampires. Il avait même plongé son museau dans toute cette histoire pour s’informer de tout. Qui avait été blessé, qui était mort, et tous ces autres détails qu’il voulait connaître malgré leur inutilité. Adonis, contrairement à ce qu’on aurait pu croire, était l’as des ragots. Son côté calculateur l’obligeait à tout savoir sur tout, pour mieux contrôler la situation et mieux manipuler les autres. En trois mille longues années de vie, il était devenu assez doué à ce petit jeu et il s’y prêtait même avec un certain amusement. En parlant d’amusement… Une nouvelle le mit plus en joie qu’il ne voulait le reconnaître. Jared, le grand Jared, leader et imposant seigneur de sa bande de vampire, avait, semble-t-il, plutôt pâti de cette bataille. C’était jouissif d’apprendre qu’un de ses ennemis avait des malheurs – pourtant, il savait à quel point c’était puéril de réagir comme ça. Cependant, Adonis n’avait jamais vraiment pardonné à Jared, bien au contraire, et savoir que le vampire sanguinaire avait presque échoué le remplissait d’un amusement malsain.

Toutefois, malgré cette joie de courte durée, Adonis trouvait dans toute cette satisfaction un peu d’inquiétude. Il connaissait assez Jared pour savoir que le vampire n’en resterait pas là. L’ex-soldat était trop fier, trop belliqueux pour accepter une défaite de ce genre. Ce que le vieux grec craignait, c’était que l’idée d’une revanche encourage Jared à recruter d’autres vampires en masse. Jared avait l’art et la manière de manipuler les gens et Adonis refusait que de jeunes recrues se laissent enrôler dans une si sombre entreprise. En tant que si vieux vampire, il se donnait la responsabilité de veiller sur ses pairs, et les empêcher de se laisser avoir par Jared faisait partie de sa tâche. Ce n’était pas toujours facile, d’ailleurs, car souvent, ses paroles de bon samaritain ne suffisaient pas à faire oublier l’appât du sang. Ainsi, Adonis décida ce soir-là d’aller lui parler pour s’assurer que Jared ne fomentait pas quelque plan machiavélique. Il ne savait pas vraiment où le trouver, mais il se doutait qu’à cette heure-là, l’ex-soldat devait aller se nourrir.

Adonis enfila une veste sombre avant de quitter son appartement. D’ordinaire, il s’assurait plutôt d’éviter Jared – dans une aussi grande ville que New York, c’était plutôt chose aisée. Il trouva la situation assez étrange et inhabituelle. Il n’était pas du genre à aller chercher ses ennemis mais les circonstances étaient différentes. Aussi, il ne tarda pas à descendre dans les rues de la ville qui ne dormait jamais. Il le trouva assez rapidement car son flair ne le trompait jamais. Il le vit de loin, quittant un bar du Bronx avec une humaine à son bras. Cela ne surprit en rien le vieux grec. Jared était si insolent et provocateur, parfois, que traîner près du territoire Blackwood était très certainement volontaire. Adonis riva son regard gris sur les deux silhouettes qui s’éloignaient dans la nuit. Il les suivit d’un pas assuré, oubliant tout autour de lui et se débrouillant malgré tout pour ne pas percuter le moindre passant qui croisait son chemin. Très vite, de toute façon, la population se fit plus rare jusqu’à ce qu’ils arrivent dans une ruelle déserte. Adonis les rejoignit rapidement et Jared l’accueillit d’une remarque acerbe en chassant sa proie. Le vieux grec suivit distraitement du regard la belle demoiselle qui ignorait totalement qu’elle venait d’échapper à la mort.

« Pourquoi crois-tu que je viens te voir ? », Lui fit remarquer Adonis en redressant le menton.

Il se rapprocha légèrement mais s’assura de garder entre eux deux une distance raisonnable. En à peine quelques secondes, une certaine animosité s’était déjà installée entre les deux êtres. Adonis n’avait jamais pardonné à Jared de lui avoir fait subir une telle humiliation et une telle souffrance et rien que de le voir, il se sentait réellement irrité. Malgré tout, il resta digne, le dos droit, l’air imperturbable, affichant presque un sourire en coin.

« J’ai appris ce qui t’était arrivé. Je tenais à te féliciter. », Annonça-t-il d’un air sarcastique. C’était de la provocation gratuite, mais il savait qu’il toucherait sa cible. « J’imagine que tu dois être furieux. »

Oh oui. Il l’imaginait même très bien. Il connaissait le caractère de Jared et avait assez d’imagination pour se projeter dans sa rage et son humiliation, sa fureur et son envie de vengeance. Car il avait envie de se venger. Adonis le savait. Le devinait. Et c’était pour cette raison précise qu’il se tenait là, au milieu de cette ruelle face à une des rares personnes qui avaient l’honneur d’avoir droit à sa haine. Il y en avait peu car Adonis était plus un pacifiste qu’un belliqueux. Cependant, lorsqu’on lui causait du tort, il ne l’oubliait jamais. Jamais. C’était fort stupide de s’en faire un ennemi, car Adonis, malgré son âge avancé, avait une bonne mémoire et nourrissait une culpabilité intense envers ceux qui lui faisaient du mal.

« Que comptes-tu faire, maintenant, Jared ? », S’enquit le vieux grec en s’avançant un peu plus vers Jared pour lui tourner autour sans jamais le quitter du regard. « Recruter de nouveaux membres pour ton armée ? Je ne te conseille pas de nourrir la moindre envie de revanche pour l’instant. Accepte ta défaite et fais-toi oublier. »

Sa voix était calme, posée, mais ferme et vibrant légèrement d’une haine qu’il ne se fatiguait pas à dissimuler. De toute manière, Jared connaissait bien l’opinion d’Adonis sur ses faits et gestes mais surtout sur sa personne.


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MessageSujet: Re: En parlant de mauvaises nouvelles... (pv Adonis) Mer 3 Sep - 18:20


En parlant de mauvaises nouvelles...


Jared avait espéré une nuit tranquille. Seulement lui et sa future proie qu'il allait un peu torturer avec de jolies phrases avant de passer à table. Il n'espérait pas oublier les événements de la dernière nuit, mais seulement un répit dans un jeu qui s'annonçait serrer. Histoire de se vider la tête avant de passer à l'action. Il aurait dû s'attendre à ce que le grec se manifeste. Dès lors, il n'était plus question de se nourrir... Ni de passer une bonne soirée.

L'ancien soldat chassa l'humaine devenue bien inutile dans la conversation qui allait avoir lieu dans cette ruelle. Il prit ensuite les devants en lançant une remarque acerbe à l'autre vampire. Jared ne répondit à la question que par un sourire mi-arrogant mi-ironique. Il avait sa petite idée sur les motivations d'Adonis. Les nouvelles circulaient vite dans le monde de la nuit. Le grec n'était certainement pas venu pour lui proposer son aide comme lors de leurs premières rencontres ou alors Adonis n'avait pas retenu la leçon.

"Le roi plie un genou et déjà les charognards s'approchent pour se disputer les meilleurs parts de son cadavre." Commenta-t-il avec dédain et virulence lorsque son interlocuteur le 'félicita' pour sa défaite.

Le vampire avait perdu son sourire en disant cette phrase. Le regard qu'il lança répondait assez efficacement à la question du grec au sujet de la fureur qu'il pouvait éprouver.

Jared exagérait volontairement son statut. Même s'il était chef d'une bande, il n'en était pas roi pour autant. Toutefois, pour lui, cette comparaison résumait assez bien la situation actuelle et lui apportait la confirmation que l'ancien soldat ne pouvait se permettre d'attendre trop longtemps avant de lancer sa contre-attaque. En plus, Jared venait de résumé ce qu'il pensait de l'intervention d'Adonis : un charognard venant enfoncer le couteau dans la plaie. Bien qu'il soupçonnait le grec trop malin pour imaginer qu'il suffisait d'une défaite, aussi humiliante soit-elle, pour faire tomber l'ancien soldat.

Le vampire n'aimait pas Adonis. Il aurait été moins orgueilleux, sans doute aurait-il écouté la voix de la sagesse qui lui chuchotait qu'il n'était pas bon de se faire un ennemi du calibre du vampire grec, mais c'était plus fort que lui, chaque parcelle de son interlocuteur l'agaçait au plus haut point. Et cette sensation ne faisait qu'empirer dans la situation présente puisque Jared avait déjà les nerfs à vif.

Adonis se mit à lui tourner autour. L'ancien soldat avait l'impression d'être un gamin turbulent qui se faisait gronder par son père ou encore un criminel essuyant le jugement d'un tribunal. Aucune de ses deux comparaisons ne lui plaisait, bien évidement.

"Ce que je compte faire ?" Répéta-t-il avec toujours autant de mordant que lors de sa dernière remarque sarcastique. "C'est donc çà qui inquiète le GRAND Adonis."

S'il lui restait l'ombre d'un sourire ironique, ces vestiges disparurent totalement lorsque le grec lui conseilla de se faire oublier.

"Çà jamais !" Proclama-t-il à la limite du hurlement furieux.

Cette réponse s'appliquait autant sur le fait qu'il n'accepterait jamais sa défaite face à l'Alpha de la meute Blackwood et encore moins l'idée de se faire oublier. Cela ferait bien trop plaisir à ses ennemis qu'il courbe aussi facilement l'échine. Jared s'avança vers Adonis pour obliger ce dernier à arrêter de tourner en rond autour de lui.

"Tu n'es donc pas au courant ? Ou plutôt : Tu n'as pas saisi la situation ? La guerre est déclarée contre les loups." Rétorqua-t-il avec conviction. "Ce n'est pas moi qui ai lancé le gant dans cette histoire. Tu crois vraiment que les chiens savants de Blackwood feront la différence entre tes protégés et mes soldats lorsqu'ils vont se lancer dans leur vendetta ?"

Jared ne cachait pas le peu d'estime qu'il éprouvait les lycans en les qualifiant de 'chient savant'. Cela rendait sa défaite d'autant plus amère et difficile à supporter pour son orgueil. Ce qui n'empêchait pas une certaine justesse dans ses paroles. Les loups-garous tueront toutes personnes ayant les canines un peu trop affûter, que ce soit les buveurs de sang de la bande à Jared ou les pacifistes sous la protection d'Adonis.

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MessageSujet: Re: En parlant de mauvaises nouvelles... (pv Adonis) Jeu 4 Sep - 12:44


En parlant de mauvaises nouvelles...

Un roi ? Adonis étira un rictus désabusé. Jared était un soldat, une bête, un monstre, mais certainement pas un roi. Ce n’était pas sa petite armée qui allait faire de lui un souverain. Il se rapprochait d’ailleurs plus du dictateur que du roi, avec ses méthodes brutales et sa loi indiscutable. Et puis, contrairement à ce que Jared disait, Adonis se doutait bien qu’une petite défaite comme celle qu’il avait vécue ne suffirait pas à attirer les charognards – malheureusement. C’était bien pour ça qu’il était là ; pas pour se disputer les parts de son cadavre, mais pour s’assurer qu’il ne se remette pas trop vite sur pieds afin d’aller réclamer vengeance. Alors oui. Le grand Adonis était inquiet, inquiet de ce que Jared réservait, de ce dont il était capable de faire après avoir essuyé une telle humiliation. Il le connaissait assez pour avoir la sagesse et la présence d’esprit d’être soucieux et méfiant. Les sarcasmes de l’autre vampire ne le faisaient pas rire, il était parfaitement sérieux. Le vieux grec fut contraint d’arrêter de lui tourner autour quand Jared s’avança vers lui. Il se stoppa net en rivant son regard gris sur l’ex-soldat, les sourcils légèrement froncés, à l’affût de la moindre manifestation d’hostilité. Il ne ferait pas le moindre pas en arrière, il refusait de lui laisser ce plaisir. Adonis n’avait pas pour objectif premier de se battre avec Jared, mais s’il y était contraint, il n’hésiterait pas une seconde. S’il était placide et pacifiste la plupart du temps, il ne souffrirait pas qu’on l’affronte et qu’on le provoque sans qu’il ne fasse rien en retour. Jared avait assez de jugeote pour se douter qu’il était mauvais de s’attaquer à un vampire millénaire – surtout qu’Adonis, une fois mis en colère, ne faisait pas dans la dentelle. Il fronça le nez aux paroles de son adversaire, poussant un grondement sourd quand Jared osa évoquer la possibilité qu’on s’attaque à ses protégés.

« Et tu crois vraiment que revenir à la charge après cet affrontement arrangera la situation ? »


Adonis grinça des dents. Il savait. Il savait que cette guerre allait tôt ou tard lui porter préjudice, à lui et aux autres vampires neutres, extérieurs à ces affrontements. Le vieux grec avait décidé de ne pas prendre parti, car il n’était pas friand de guerre ou de bataille – dans sa longue vie, il en avait assez vu, il avait participé à assez de carnages pour tout le reste de son existence. Ni les loups ni les vampires n’auraient droit au vieux grec à leurs côtés dans cette guerre. Adonis se contentait de prendre sous son aile les créatures de sang froid qui ne souhaitaient pas non plus choisir leur camp. Cependant, si les lycans commençaient à s’attaquer à eux sous prétexte qu’ils étaient des vampires, Adonis n’allait pas attendre longtemps avant de finalement prendre parti. Il ne supporterait pas bien longtemps de voir ses protégés disparaître. Par sa faute, Jared avait jeté de l’huile sur le feu et la situation était de plus en plus tendue entre les loups et les vampires. Si Adonis avait réussi à gérer la situation jusqu’ici, il ne garantissait plus de se débrouiller aussi bien si ça allait en empirant de cette manière.

« Toi et ta petite armée n’allez faire qu’empirer les choses si je vous laisse faire… », Le prévint Adonis en redressant le menton.

Il lui disait clairement qu’il s’opposait à lui. On pouvait difficilement faire plus évident, comme formulation. Jusqu’ici, le vieux grec était resté dans l’ombre, à observer, à écouter, comme à son habitude. Il s’était assuré que Jared n’approche plus jamais Daenerys mais ne l’avait malheureusement pas empêché de réussir à recruter d’autres soldats pour son armée sanguinaire. Si Adonis n’avait pas fait grand-chose, ça allait vite changer. Les choses étaient différentes à présent et trop de vies allaient entrer en jeu s’il laissait Jared continuer à jouer ainsi au petit soldat. Il regrettait de ne pas avoir réussi à le remettre dans le droit chemin quelques dizaines d’années plus tôt. Tout aurait été différent si Jared avait décidé de le suivre, de l’écouter. Il avait choisi la mauvaise voie et il finirait par en payer les conséquences.

« Je vais le répéter encore une fois, Jared. »
, Fit le vieux vampire en faisant un pas vers le soldat, rivant son regard mauvais dans le sien. « Fais. Toi. Oublier. »

Il détachait chaque mot, chaque syllabe de sa voix rauque et grave, ne cachant pas les menaces que ses paroles laissaient sous-entendre. Pourtant, son ton restait calme, presque glacial. Adonis ne se laissait jamais aller à une colère trop sourde et trop sauvage. Il ne laissait presque jamais ses instincts prendre le dessus, contrairement à Jared qui avait un style de vie complètement différent du sien. Ils étaient presque le jour et la nuit. Le grec aimait les humains au point de les imiter tandis que Jared le méprisait et ne les considérait que comme de la nourriture. Le grec voulait constamment garder le contrôle tandis que Jared se laissait aller à ses pulsions. Ils étaient réellement deux opposés. Adonis espérait pouvoir arranger les choses avec les lycans, il espérait apaiser la colère de Blackwood et le convaincre de laisser ses vampires en dehors de tout ça. Qu’il se batte avec l’armée de Jared s’il voulait ! Mais si les loups n’étaient pas capable de faire la différence entre les différents vampires, alors pour l’instant, le mieux étaient de temporiser en restant discret et distant, voilà pourquoi il tenait tant à ce que Jared ne fasse pas des siennes. Il voulait se donner le temps d’y réfléchir, surtout qu’il ne tenait pas à trop se mêler de ces histoires – sauf que si des innocents y étaient mêlés, ça devenait aussi ses histoires.

« C’est mon dernier avertissement. », Conclut Adonis en se doutant malheureusement que ça ne suffirait certainement pas à convaincre Jared de s’arrêter là. « Je n’hésiterai pas à user de manières un peu moins civilisées pour te faire entendre raison s’il le faut. »


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MessageSujet: Re: En parlant de mauvaises nouvelles... (pv Adonis) Lun 29 Déc - 13:18


En parlant de mauvaises nouvelles...


Jared haussa les épaules face au rictus de son interlocuteur. Le terme roi n'était pas le plus adapté puisque le vampire s'était toujours vu comme un militaire et non comme un monarque. Cependant, il n'avait pas trouvé de comparaison plus juste pour exprimer ce qu'il pensait de cette situation. Si Adonis ne jouait pas les charognards, d'autres ne se priveraient pas de le faire. C'était ce qu'il arrivait inexorablement lorsqu'une personne ayant gagné une certaine réputation montrait un signe de faiblesse ou (comme dans le cas présent) venait d'essuyer une cuisante défaite. Du moins, c'est ainsi que Jared voyait les choses. Tout simplement parce que, si les rôles avaient été inversés, lui se serait précipité sur cette occasion de gagner un peu d'influence supplémentaire sur un de ses adversaires. Ce qui le faisait, sans doute, ironiquement appartenir à la classe de vautour qu'il venait de dénigrer.

Il aurait dû se douter que son interlocuteur n'entrât pas dans cette catégorie. Monsieur devait être trop préoccupé à maintenir sa pseudo-utopie avec ces vampires pacifistes. L'ancien soldat se fit un malin plaisir de lui rappeller la situation tout en s'avançant pour qu'Adonis cesse ce petit jeu énervant de lui tourner autour. Aussi arrogant qu'était Jared, il savait la limite à ne pas franchir en matière de comportement hostile envers le grec. Non pas parce qu'il avait peur d'Adonis. Osez suggérer une chose dans le genre vous coûterait quelques dents en moins au minimum. Juste parce que la colère et la rancune de Jared étaient temporairement concentrer sur les loups et non sur ces semblables.

Adonis ne recula pas d'un pas. L'ancien soldat n'en attendait pas moins de sa part. Tant mieux, son rappel de la situation n'en saura que plus savoureuse. La guerre était déclarée entre les lycans et les vampires. Les idiots qui voulaient... non... qui espéraient rester neutre dans cette histoire étaient bien naïfs. Jared n'était peut-être pas aussi vieux que le vampire grec, mais il savait que les 'pacifistes' avaient de grande chance pour prendre des coups provenant des deux camps. L'ancien soldat savait qu'il toucherait un point sensible en parlant des protégés de son interlocuteur. Par contre, il ne cacha pas sa déception devant la réponse du grec.

« Et tu crois vraiment que revenir à la charge après cet affrontement arrangera la situation ? »

"Je ne savais pas que l'immortalité pouvait rendre sourd." Commenta-t-il avec une moue à la limite de la bouderie infantile. "Je t'ai dit que la guerre était déclarée. Que tu le veuilles ou non... même dans l'hypothèse farfelue où je n'en voudrais pas, de cette guerre, je ne pourrais rien changer à cela."

Jared adorait trop les guerres pour penser à une telle chose. Ce genre de conflit était idéal pour faire le tri entre les minables et ceux digne de survivre. Dans les deux camps. Son seul regret était de ne pas avoir été celui qui avait mis le feu aux poudres. L'admettre équivalait à remuer le couteau dans la plaie encore ouverte laisser dans son orgueil mais il devait pourtant faire cette concession envers le loup : le chef Blackwood avait bien mené son jeu pour ouvrir les hostilités. L'ancien soldat n'aurait sans doute pas fait mieux. Pourtant, il allait devoir s'appliquer dans cette tâche pour fournir des représailles dignes de ce nom à ces sales clébards. Que la réplique soit à la hauteur de l'insulte.

De toute évidence, ses projets n'étaient pas au goût de son interlocuteur.

« Toi et ta petite armée n'allez faire qu'empirer les choses si je vous laisse faire... »

Le sourire suffisant de Jared disparut et une lueur de défi fut perceptible dans le regard qu'il lança à Adonis. L'ancien soldat savait ces chances de victoire bien mince. Il savait aussi que deux défaites à la suite ne seraient pas bonnes pour sa réputation. Adonis ne deviendrait jamais un allié, cependant, il valait peut-être mieux ne pas avoir à mener deux luttes de front. Çà, c'était ce que lui dictait la partie 'raisonnable' de son cerveau tandis qu'il luttait pour ne pas répondre à cette provocation. Cela lui en coûtait de se montrer soudain silencieux, bien qu'il s'agissait de la meilleure chose à faire tandis que son interlocuteur insista sur le fait qu'il devait se faire oublier.

« Je vais le répéter encore une fois, Jared. Fais. Toi. Oublier. »

Pas besoin de parler, l'expression qu'affichait l'ancien soldat trahissait parfaitement sa réponse : Jamais ! Lui se faire oublier ? Et puis quoi encore ? Suivre le régime stupide du grec pour ne pas avoir à tuer ? Plutôt mourir une deuxième fois !

"Ou sinon quoi ?" Rétorqua Jared en faisant lui aussi un pas en avant. "C'est quoi ta solution miracle, Monsieur le Pacifiste ?"

Jared allait trop loin, il en avait conscience à l'instant même où il avait prononcé ces paroles. Bien qu'il n'arrêtât pas de mettre en évidence le côté pacifique de son interlocuteur, l'ancien soldat savait qu'Adonis était capable de mettre temporairement de côté ses principes si la situation l'exigeait. Toutefois, lui-même n'avait pas pour habitude de courber l'échine.

« C'est mon dernier avertissement. Je n'hésiterai pas à user de manières un peu moins civilisées pour te faire entendre raison s'il le faut. »

Le vampire ne prenait pas cet avertissement à la légère, bien au contraire. L'avouer était une toute autre histoire. On pouvait voir qu'il soupesait mentalement les risques. Les apparences étaient primordiales, même quand elles ne trompaient personne. Jared n'était pas en état de combattre Adonis et ne voulait pas admettre qu'il se pliait aux exigences du vampire grec. Deux pensées contradictoires.

"Très bien." Conclut-il. Même si Jared recula de deux pas après avoir dit ces mots, le ton et son comportement laissait croire qu'il venait de faire une fleur à son interlocuteur. Parfois, pour reprendre l'avantage d'une conversation, il fallait agir à contre-sens de ces habitudes. "Très bien." Répéta-t-il sur un ton plus sec. "Je vais suivre ta recommandation. Je vais rester sur la touche... pendant quelque temps."

Il fouilla ses poches à la recherche d'une cigarette et d'un briquet. La tension était toujours palpable même s'il faisait mine de croire le contraire.

"Et si les loups en profite pour décimer les nôtres." Commenta-t-il sur un ton détaché en chipotant à son briquet. "Leurs sangs iront sur tes mains, pas les miennes."

Spoiler:
 

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