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Never Again

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MessageSujet: Never Again Mer 8 Oct - 23:24




Alana & Marvel




« never again »
ΨΨ
La nuit commençait tout juste à tomber, ce qui, d'habitude, ne voulait pas dire grand chose pour le vampire qu'étais Marvel Jenkins - merci, chère pierre de jour. Malheureusement pour lui, depuis que les loups-garous étaient devenus mégalomanes, les rues du Bronx devenaient impraticables pour les vampires lambda. La bande de celui qui se faisait appeler le Saigneur n'avait jamais été aussi fournie en immortels violents at sanguinaires qu'elle ne l'était en ces temps de guerre ; et ceci risquait de rendre la "repentance" de Marvel encore plus difficile que prévue.

Aujourd'hui, en cette venteuse après-midi d'octobre, le brun avait tenté de se procurer quelques-unes de ces poches de sang dont Aaron se nourrissait exclusivement. Il n'avait jamais essayé ce mode de "compensation" mais son côté lâche le poussait à éviter les proies vivantes dont l'odeur attirante le rendait vulnérable. Bien sûr, tout ne se passa pas comme ça aurait dû se passer. Alors qu'il sortait à peine de l'hôpital - de Brooklyn, bon sang ! Pas du Bronx - il tomba nez à nez avec l'un des plus anciens membres de la meute Blackwood : un tatoueur afro-américain aux cheveux bleu électrique. Beaucoup de créatures surnaturelles faisaient appel à lui pour se faire encrer, mais les vampires ne pouvaient pas avoir de tatouage alors Marvel ne l'avait jamais vu en personne. Il était moins imposant en chair et en os quand l'image que l'immortel s'en était fait, mais il restait un ennemi de taille. Autant dire qu'avec cinq poches de sang mal cachées dans sa veste, la fuite était la seule option. Les loups pouvaient flairer les vampires à plusieurs mètres de distance, de toute manière. Il ne pouvait rien nier. Au moins, ce n'était pas la pleine lune et le loup était seul.

C'était ce qu'il croyait. Non, les Blackwoods ne sont jamais seuls. L'union fait la force, yeah ! Et bien, Marvel manquait cruellement de force. Les brutes réussirent à le faire lâcher ses biens mal acquis et l'une des poches s'ouvrit même sous la pression des griffes écœurantes du tatoueur. Son contenu se déversa presque entièrement sur les vêtements du brun, tâchant aussi bien sa veste que son pull et son pantalon. L'expérience le poussait à ne porter que des choses foncées, aussi pouvait-il cacher cela dans la pénombre des ruelles du Bronx. Il ne lui restait plus qu'à réussir à semer les lycanthropes et à rentrer chez lui. Il avait comme une impression de déjà-vu... Foutue guerre des gangs. A une autre époque, il lui aurait suffit de plonger dans le métro sans se soucier des humains l'entourant qui risquaient de subir la fureur des loups. Mais Heley le prenait pour un pacifiste et Adonis espérait toujours le voir changer. Depuis "l'accident" Raven, il lui était difficile de se conduire mal sans les imaginer êtres déçus au point de l'abandonner - il voulait changer mais restait un tant soit peu égoïste, il fallait l'avouer. Bon, la solution de facilité n'était pas une option, il devait donc passer par les toits. C'était plus le territoire des maï que celui des morts-vivants mais il aurait un avantage sur la bande de chihuahuas balèzes qui le pourchassait.

Vingt minutes plus tard, le barman ne voyait ni n'entendait plus les larbins de Zachariah Blackwood derrière lui. Il fut tenté de s'arrêter au bord d'un immeuble pour retrouver ses esprits mais il n'en avait pas physiquement besoin, aussi préféra-t-il se diriger de suite vers son quartier de résidence. Plus vite il y serait, plus vite il retrouverait la sécurité que la présence d'un vampire millénaire dans l'appartement sous le votre apportait. Il courait moins vite que lorsqu'il avait peur pour sa vie mais dépassait largement la vitesse des New-Yorkais fatigués qu'il apercevait de temps à autre. Il restait à l'ombre des bâtiments, loin des lampadaires et des trottoirs trop fréquentés mais ne sautait plus de toit en toit. La "frontière" n'était plus très loin quand le vampire percuta un obstacle au beau milieu de la chaussée. Heureusement, la route était déserte des deux côtés et aucune voiture ne vint refaire sa colonne vertébrale alors que son visage rencontrait le bitume. L'obstacle avait ralenti le vampire qui se releva sans blessure ouverte à part une égratignure au niveau de la tempe droite. Il aurait du sang coagulé dans les cheveux pour toute trace de sa chute une fois rentré chez lui.

« Aïe... »

Il avait réagit plus par réflexe qu'à cause de la douleur. L'impact avait tout de même été violent. Le brun fit un tour sur lui-même pour voir le coupable de son freinage forcé et, et alors qu'il s'attendait à voir un muret en pierre ou une benne à ordures, il fit face à un fauteuil roulant.

Vide.

« Hum, y a quelq... Oh ! »

Il aurait dû entendre le cœur de cette fille, mais il n'avait pas fait attention à son environnement, comme d'habitude. Dans le cas contraire, il ne lui aurait pas foncé dedans. Parfois, dans de rares moments de lucidité, Marvel remerciait Elena Standford pour l'avoir gardé en vie toutes ces années. Evidemment, sa haine pour cette femme revenait bien assez vite. Sans elle, il serait peut-être mort mais il n'aurait pas été brûlé par le soleil chaque matin durant dix, oui dix ans ! Ça faisait un paquet de matins... Ah, c'est vrai, il devait s'occuper de handicapée qu'il venait d'éjecter de son fauteuil.

« Woa, je suis trop désolé ! Je veux dire, pardon de, euh... Désolé. »

Quelle éloquence ! Ça avait toujours été ainsi, malgré les efforts qu'il imaginais avoir faits - il aimait se noyer dans ses propres illusions. Plein de bonnes intentions, le vampire offrit sa main à la jeune femme avant de se rendre compte qu'elle aurait du mal à se relever de cette manière. De toutes le manières, en fait. Si elle était en fauteuil roulant, il devait y avoir une raison. Il se perdit en pléthore d'excuses une seconde fois et s'accroupis pour aider la jeune femme à se relever. Couvert de sang comme il l'était, elle ne devait pas avoir très envie qu'il la sert contre lui...



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MessageSujet: Re: Never Again Jeu 9 Oct - 23:58

Never Again

La pluie venait de s’arrêter,  me permettant enfin de mettre en œuvre mon projet. A vrai dire j’étais déjà prête à partir depuis quelques heures, et j’avais eu peur que cette bruine m’oblige à tout annuler. Rien n’était plus pénible que la pluie. Son effet sur mon humeur était désastreux, sans parler de mes cheveux qui se gonflaient immédiatement pour me faire ressembler à un caniche séché au sèche-cheveux. Plus sérieusement, l’humidité et le froid que la pluie apportait me rendait vulnérable aux rhumes et autre pneumonie, puisque je ne pouvais pas me réchauffer en sautillant comme le fond la plupart des gens.
Je réajustais le plaid sur mes jambes et poussait la porte. Dehors, un monde hostile m’attendait. Je ne parlais pas des monstres qui pourraient y roder, ni des pickpockets, agresseurs ou truands. Cette hostilité est bien moins hypothétique. Elle était partout, à chaque marche que je ne pouvais franchir, à chaque rue se terminant sur un escalier, à chaque voiture mal garée qui empiétait sur le trottoir, le rendant trop étroit pour mon fauteuil. Mais aussi à chaque regard interrogateur, dégouté ou empli de pitié qui me scrutait. Sortir m’était devenu difficile. Je ne supportais plus cette vie, les restrictions, comment cela limitait ma vie. J’étais destinée à être un bon médecin et au lieu de ça, je me retrouvais simple caissière, à remplir les quotas d’employés handicapés de l’hôpital. C’est pourquoi il fallait que je trouve vite une solution. Ou sinon… je ne sais pas ce qui arriverait.
Perdue dans mes pensées, je faillis perdre le contrôle de mon fauteuil en dérapant sur une flaque d’eau. J’examinai les environs, mais il n’y avait personne. Personne pour rire, se moquer ou se jeter sur moi en proposant son aide. Dieu merci. Sauf qu’une seconde plus tard, je me retrouvais la tête dans cette même flaque. Que s’était-il passé ? C’était comme si une tornade venait de me frapper de plein fouet. J’étais allongé sur le bitume, un bras coincé sous mon corps, le torse douloureux. Mon plaid était étalé par terre et mon fauteuil tournait misérablement sur lui-même, vide. Devant lui, un jeune homme se tenait, l’air abasourdi.

« Hum, y a quelq... Oh ! Woa, je suis trop désolé ! Je veux dire, pardon de, euh... Désolé. »

Se fendant en excuses, pas très bonnes d’ailleurs, le jeune homme se rapprocha de moi et me tendit la main pour m’aider. Je lui lançais un regard exaspéré. Comment voulait-il que je me relève ? Il faudrait avoir des jambes fonctionnelles pour ça. Se rendant compte de son erreur, il s’accroupit à côté de moi. Choisissant de l’ignorer, j’attrapai mon fauteuil pour le faire rouler plus près de moi. A la force de mes bras, je me hissais pour m’y assoir. Mes côtes me faisaient mal, mais à part cela et quelques égratignures, tout allait bien. Hormis mes cheveux. Je passais ma main dans mes boucles trempées.

« Tu pourrais regarder devant toi mec. Tu sais combien de temps ça me prend pour les laver ? Il faut se déshabiller, ça prend environ trois heures, après il faut les laver, les frotter, les démêler, les sécher, les… »

Je stoppai mon bavardage quand je regardai enfin mon interlocuteur. Il était plutôt mignon, grand, brun. Jeune, de mon âge ou peut-être moins. Mais ce n’était pas cela qui avait attiré mon attention. Il avait une entaille sur la tempe, qui lui venait sûrement de notre impact frontal, mais ses habits étaient imbibés de sang. Une quantité qui ne pouvait physiquement pas provenir de sa coupure. Soit il avait une sérieuse blessure et il se vidait de son sang, ce qui était peu probable, ou il serait au sol en train d’agoniser. Soit ce n’était pas son sang et il venait de tuer ou blesser quelqu’un. Et il était en train de fuir le lieu du crime. D’ailleurs d’où venait-il ? J’étais certaine d’être seule dans la rue et il avait déboulé de nulle part. A moins qu’il ne soit Flash Gordon, je ne voyais pas comment il avait pu me rentrer dedans sans que je ne le vois.
A moins que… Serait-ce possible que le jour même où je décide de parcourir les rues pour tomber, à tout hasard et contre mes croyances élémentaires, sur une créature surnaturelle, cela arrive ? Rien n’indiquait que ce jeune homme était une sorte de monstre plutôt qu’un criminel. Le meilleur moyen était encore de demander. Mais comment aborder un sujet comme celui-ci ? « Hey mon chou, t’es un loup-garou ? » ou « Avant de partir, dis-moi, t’es un vampire ? ». Non, c’était vraiment lamentable, je ne savais même pas d’où venait ces rimes.
Non, pourquoi ne pas le piéger en faisant comme si j’étais déjà dans la confidence ? Il fallait que je trouve quelque chose d’assez global pour embobiner n’importe quel type de monstre. De ce que je savais des monstres du moins. C’est-à-dire pas grand-chose. Je désignai son pull, qui dégoulinait de sang.

« Tu pourrais manger plus proprement quand même.    Et ne pas foncer dans les gens. »

Je pris un air contrarié et rajoutai :

« Me dis pas qu’il y a encore un corps qui traine ? T’imagine pas la paperasse que ça fait à l’hosto. »

Il n’y avait plus qu’à espérer qu’il morde à l’hameçon. Ou qu’il ne me tue pas, ce qui était sûrement ma priorité. Il y avait encore de grandes chances que ce ne soit qu’un humain meurtrier. Tout cela n’était pas très rassurant. Dans quoi m’étais-je encore embarqué ?

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MessageSujet: Re: Never Again Sam 11 Oct - 17:42




Alana & Marvel




« never again »
ΨΨ
Bon, cette fille savait se débrouiller puisqu'elle venait de se remettre toute seule sur son fauteuil - c'était même plutôt impressionnant. A première vue, elle devait avoir à peu près le même âge que lui - sans compter les années passées en tant que vampire, elle n'avait pas soixante-dix ans. Ses cheveux devaient être bouclés, même si c'était toujours difficile à dire avec la pluie. Elle ne possédait pas la pâleur cadavérique des vampires, bien au contraire.

« Tu pourrais regarder devant toi mec. Tu sais combien de temps ça me prend pour les laver ? Il faut se déshabiller, ça prend environ trois heures, après il faut les laver, les frotter, les démêler, les sécher, les… »

Par habitude, Marvel voulu lui répliquer que lui aussi, il devrait laver le sang qu'il avait dans les cheveux parce que madame restait plantée au milieu du chemin. Mais il ne mettait que de trois minutes pour se laver, donc elle marquait un point...

Les yeux de la jeune femme tombèrent sur les vêtements imbibés de sang du brun, qui se pressa de refermer un peu sa veste - comme si ça servait à quelque chose. Elle allait le prendre pour un tueur en série et appeler à l'aide. Les flics ne devaient pas avoir son portrait robot, il devait se dépêcher de fuir ou... Hum, il avait des pouvoirs de persuasion après tout, il pouvait toujours essayer. Ça n'avait pas beaucoup marché jusqu'à présent, mais il restait un espoir. Adonis lui avait montré quelques trucs. Peut-être n'était-il plus une honte pour son espèce. Si c'était le cas, il devrait garder ses progrès secrets. Niaaah, il ne savait absolument pas garder un secret !

Bon, calme, il devait rester calme. Peut être qu'elle n'avait rien vu. Il faisait plutôt sombre. Peut-être qu'elle était aveugle en plus d'être handicapée ! Si seulement... Ça n'était pas très gentil, mais il avait ses raisons. S'il pouvait ne pas la tuer, ça serait déjà une évolution positive par rapport à son comportement préalable. De plus, tuer une handicapée lui faisait... Bizarre. C'était comme frapper quelqu'un avec des lunettes en école primaire : il ne savait pas pourquoi c'était "plus mal" qu'autre chose, mais ça l'était.

« Tu pourrais manger plus proprement quand même. Et ne pas foncer dans les gens. »

Woa, elle avait un ton accusateur super déplacé. C'était elle qui risquait de se faire violemment assassiner ! Est-ce qu'elle avait parlé de manger ? Manger, genre, nourriture ? Peut-être que l'éclairage transcrivait mal la couleur du sang, à moins qu'il n'ait pas bien entendu.

« Me dis pas qu’il y a encore un corps qui traîne ? T’imagine pas la paperasse que ça fait à l’hosto. »

Bon... Elle semblait être au courant. De quoi, exactement, était-elle au courant ? Question difficile. La patience du vampire périclitait avec la montée de la lune dans le ciel du crépuscule. Il faisait pratiquement nuit, il n'avait pas récupéré les poches de sang qu'il était venu voler et cette fille refusait de lui faciliter les choses. Il devrait faire attention aux obstacles bas aussi, la prochaine fois qu'il fuirait un groupe de lycanthropes. Pourquoi ne se contentait-il pas de filer, encore ? Ah, oui. Les flics. Elle ne devait pas parler de lui aux flics.

Marvel voulut s'en sortir par le biais d'un beau mensonge du style "Je travaille à l'hôpital et une poche de sang m'a explosé dans les mains !" mais cette fille, justement, venait du milieu médical - il aurait dû le deviner à l'odeur. Deuxième option : lui dire la vérité. Il n'avait tué personne, pour une fois ! La vérité ne pouvait faire de mal à personne, n'est-ce pas ? Les menteurs se font toujours prendre dans les films... (Il essayait de ne pas trop y penser étant donné que bon nombre de ses amitiés reposaient sur des mensonges.) L'histoire restait farfelue, elle risquait de ne pas le croire. Sa dernière solution restait la tentative d'hypnose - qui, si elle ratait, se solderait pas la mort de cette irritante jeune femme. Il préférait commencer par le dialogue, histoire de découvrir ce qu'elle savait exactement. Seulement ensuite, il la tuerait, euh, l'hypnotiserait.

« Tu dois pas faire grand chose à part la paperasse avec ça... »

Bravo ! Génial, il était décidément un maître du discours. Pourrait-il passer une journée sans insulter qui que ce soit ? Même Heley n'y avait pas échappé. Adonis s'y était sans doit habitué... Il n'était pas doué pour les excuses ou pour se rattraper en général alors autant faire comme s'il n'avait rien dit.

« Et je n'ai pas mangé. C'est justement ce qui m'énerve. »

N'importe quel autre membre de sa race en aurait profité pour vider l'une des poches de sang dans l'hôpital mais il avait été assez bête pour tout perdre sans en profiter du tout. Le parfum métallique de l'hémoglobine sur son T-shirt lui faisait tourner la tête. Un fois seul, il risquait de déchirer ses vêtements en les essorant trop fort.

« Je ne suis pas un meurtrier, si c'est ce que tu te demandes. Je n'ai tué personne aujourd'hui donc pas la peine de prévenir la police. »

Techniquement, il restait un meurtrier. En plus de cela, ses talents oratoires lui avaient permis de rajouter un "aujourd'hui' pas du tout douteux dans sa phrase. Ajoutons à cela la subtilité avec laquelle il lui a demandé de ne pas faire appel aux gentils fonctionnaires de police de New-York et nous obtenons le discours d'un parfait petit psychopathe débutant.

« Et, hum, ça va tes jambes ? Je veux dire, quand t'es tombée de ton fauteuil, tu t'es rien cassé ? »

S'il avait de la chance, elle ne relèverait pas ses maladresses. Il n'avait pas vraiment expliqué l'état dans lequel il se trouvait ni la force de l'impact lors de leur collision mais parfois, des gens stupides - comme lui - oubliaient aisément ces détails mineurs.



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MessageSujet: Re: Never Again

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