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It's not what I've planned ▲ Lara

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"The call of the light is more powerful than anything. I'm not a killer."



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MessageSujet: It's not what I've planned ▲ Lara Lun 1 Juil - 3:56


Lara Catheryne Whiteley
27 ans ∞ Sorcière ∞ Américaine ∞ Journaliste ∞ Bon ∞ Magie Blanche ∞ Soigneuse ∞ Olivia Wilde
« citation - parole de musique »


✖ ME, MYSELF AND I ✖
Lara est une femme plutôt belle. Beaux yeux, physique attrayant, autant dire qu'elle ne laisse pas tout le monde indifférent. Chose dont elle a conscience, mais a laquelle elle ne préfère pas penser. Ses cheveux sont bruns aux reflets châtains, ne descendant jamais plus bas que le bas de ses épaules. Naturellement lisses, ils ondulent cependant au contact de l'eau. Ses grands yeux bleus en amande changent parfois de couleurs, variant du gris au vert, selon le temps. Ses sourcils bien dessinés, son nez fin et droit, sa longue bouche. Tout ceci est encadré par un visage ovale à la mâchoire carrée, un peu trop pour être féminine peut être mais qui lui donne un certain charme. Mesurant environ 1m75, sa silhouette est très fine avec des courbes bien dessinées, de longues jambes et une poitrine généreuse. Sa démarche est toujours svelte, tout en gardant une trace de féminité. Lara prend soin de son apparence et aime donc se maquiller et se faire belle. Elle fait également attention à ses vêtements et porte en général quelque chose de glamour ou de féminin, la mettant bien en valeur sans pour autant être provoquant. Elle n'est pas provocante, non. Elle prend juste soin d'elle, et s'assume en tant que femme ! Mais elle n'ira pas au delà de insupportable !
✖ ALL ABOUT ME ✖
Lara est une jeune femme sympathique qui ose faire les choses. Elle n'est que très peu timide et n'hésitera pas à vous balancer ce qu'elle pense à la figure si vous lui cherchez des noises. Elle ne sera jamais méchante de sang froid; mais peut être très rancunière. Elle est quelqu'un qui aime la vie et profite d'elle de chaque instant, se donnant à fond pour chaque tâche qu'elle apprécie faire. Très méfiante avec les hommes, vous aurez assez de mal à la séduire. Son passé amoureux étant assez vastes, de relations sans lendemain à déceptions amoureuses, elle aura du mal à s'engager sérieusement avec quelqu’un. Elle même n'aime pas séduire, bien qu'elle soit totalement apte de le faire et qu'il n'est pas rare qu'elle sorte en boite et qu'elle se réveille dans le lit de quelqu'un.  Lara est une femme très têtue mais aussi susceptible, et plutôt imprévisible. Parfois elle retrouve son esprit enfantin et fait des choses totalement dangereuses et inutiles, comme une grosse téméraire qui ne mesure pas le danger. Le pire, c'est que cela l'amuse. Enfin bon. Assez maladroite, elle va souvent s'attirer dans des situations désastreuses, sans compter sa curiosité affligeante qui fera d'elle avant tout une bonne journaliste mais qui la fera aussi avoir des problèmes. Elle n'abandonne jamais lorsqu'elle commence quelque chose, peu importe ce qu'il en coûte. Très attachée à sa liberté, elle ne supportera pas lorsque les gens lui donneront des ordres. Elle a également prit des cours de self défense. Elle est très attachée aux personnes qu'elle aime et ferait tout pour elles, et serait même prête à tuer ! Elle adore l'eau, nager, manger des pancakes, lire de bons bouquins.
✖ My Story ✖

CHAPITRE UN

Son sac sur l’épaule, Lara arriva dans les quartiers d’habitations du cirque, sans un mot. Observant autour d’elle, émerveillée. Pour la première fois de sa vie, elle était livrée à elle-même, seule dans la nature. Elle avait 19 ans, et son père était parti en prison a cause d'escroqueries trop nombreuses. Sa mère était morte lors de ses 16ans, d'un cancer généralisé. Ses parens étaient humains, mais ils avaient vite remarqué sa nature magique qu'elle tenait de sa grand-mère maternelle, une honorable mage blanche. Elle fut donc mise au courant et initiée durant son enfance, mais malheureusement, la vieille femme rejoignit les cieux lorsqu'elle eut 15 ans, lui léguant son Grimoire de Magie Blanche. Elle avait sans suprise rejoint les Mages Blanc, et s'était spécialisée Soigneuse, comme sa grand-mère. Désormais, elle était seule. Toute seule. Et comme elle ne comptait pas rester à la rue indéfiniment, elle s'éait rendue à Central Park pour rejoindre les rangs du Cirque de passage. Ainsi s’approchait-elle lentement au milieu du camp, lorsqu’une voix retentit :

«  Alors comme ca c’est toi la nouvelle ? »

Lara tourna la tête, et aperçu une multitude de gens assis à une table de bois. D’un peu tout les âges. Il y avait deux grands hommes habillés en clown, une jeune femme blonde avec un costume magnifique et d’autres artistes. Gênée, la fillette répondu d’une voix à peine audible.

« Oui. »

La jeune blonde s’approcha alors quelques instants après près de Lara, et lui mit amicalement la main sur le dos. Elle la poussa à s’approcher un peu plus.

« Et bienvenue dans la troupe ! Ici, c’est notre famille à tous. Voici Ricardo, Raymond, Alejandro, Cathy, Maria et moi c’est Heylin. Et toi, c'est quoi ton nom ? »

A l’énumération de leurs noms, les concernés agitèrent la main en souriant ou faisaient un geste semblable. La jeune fille sourit et se présenta à son tour.

« Lara. Je m’appelle Lara ! »

Ils saluèrent la concernée et l’invitèrent à s’asseoir à table. Elle se fit une place sur le banc et tomba juste en face d’un jeune homme brun plutôt mignon. Même plus que mignon. Les épaules écartées, musclé, coiffé en brosse de sa tignasse brune, des yeux turquoise magnifiques. Lorsqu’il la regardait, elle sourit.

« Et sinon, tu sais faire quoi ? »

Cette question l’extirpa immédiatement de ses pensées. Un des clowns lui avait posé la question.

« Heum… Disons que je suis plutôt souple et aime danser. »

« Heeey… Montres-nous ca ! » dit Heyllin qui venait de la tirer de sa place, et lui saisit le poignet pour lui poser finalement sur une grande barre tenue sur un socle.

« ... Je suis censée faire quoi avec ca ? »

« Hum... Ouais t’as raison, viens plutôt par là. »

Elle la tira par vers un arbre où un long ruban était accroché sur une de ses plus hautes branches écartées. Les artistes se relevèrent de table et les suivirent. Lara jeta un regard en arrière, puis sous quelques encouragements, elle grimpa au ruban. Le premier essai ne fut pas très glorieux, elle s’emmêla rapidement. Certains levèrent les yeux au ciel. Ils devaient sans doute penser qu’elle n’était qu’une gamine en manque de fric. Hors Lara aimait la scène. Du moins comme elle en avait entendu parler. Elle remonta alors enfin à son ruban, et enroula ses pieds dedans, se tortillant dans tout les sens. Elle fit quelques figures de souplesses dignes de contorsionnistes, puis danser gracieusement dans le ruban. Elle souriait et manquait de pouffer tellement elle était gênée. Cela n’avait duré pas plus de cinq minutes. Lorsqu’elle descendit, Heyllin la tira et lui dit d’un air non négociable :

« Ok. Toi, acrobate. »

Quelques uns la félicitèrent, lorsque le tas de gens se divisa en deux, à l’arrivée du patron. Il la regardait d’un air plutôt étrange, mais elle n’y prêta pas attention. La troupe se tut, et essayait d’inciter le patron.

«  Alors comme ca tu es la nouvelle recrue ? Tiens, voici les clés de ton logement. J’espère que tu te plairas ici. Pour tes costumes, n’hésite pas à aller voir Gwendoline, c’est la couturière. On s’offre un mois de répète avant de partir en spectacle, débrouilles-toi pour te trouver un numéro d’ici là. Je te veux acrobate, j’uis sure que t’aura du succès ! »

Il prit un air légèrement mesquin, la jeune femme ne comprit pas pourquoi. Le patron partit.

« T’inquiète pas, il est sympa. » lança Heyllin en lui adressant un clin d'oeil.

Heyllin avait l’air d’être la plus folle de toute la troupe. Elle osait tout, et était complètement décalée. Elle était déjà adulte, et était pourtant une véritable gamine dans sa tête. Lara rejoignit plus tard ses appartements, et découvra une vrai petite caravane. Lit, cuisine, table et toit. Les toilettes et la douche n’étaient pas intégrées mais étaient dans une caravane à part, commune pour toute la troupe. Elle prit soin de cacher son grimoire sous son lit dans des vieux sacs, et s'entrainait souvent. Ainsi commençait sa nouvelle vie. Elle souriait de bonheur en s’allongeant sur son lit. Elle était en sécurité ici, et ne vivait plus dans la rue. De plus, tout le monde était accueillant !



CHAPITRE DEUX

Perchées à huit mètres au dessus du sol, Lara était posée dans un cerceau, et s’entrainait sous le chapiteau pour son numéro. Dans les gradins se trouvaient le Mignon jeune homme ainsi qu’Heyllin et le patron. La blondasse portait à elle des regards encourageants et amicaux, tandis que le jeune brun la regardait d’un air neutre, l’air impassible. Le patron, lui, semblait distrait. Il la regardait, certes, mais on aurait dit que ses pensées étaient ailleurs. Au son de la musique, Lara répétait son numéro. On aurait dit une ombre fluide portée par le vent. On ne pouvait employer que ce mot. Qui aurait crû qu’elle était destinée à faire ce mêtier ? Sa première représentation était demain. Hors de question de commettre une erreur. En descendant de son perchoir, elle laissa place à Heyllin qui répéta ses numéros de magies, puis enfin le jeune garçon, trapéziste. Lorsqu’Heyllin vint s’asseoir à côté d’elle, elle lui murmura l’air taquin :

« Il est craquant hein ? »

« Si tu crois que je fais attention à ca ! » Déclara Lara l’air dépassé

« Mouais mouais, c’est ce qu’on dit ! » Ajouta-t-elle, avec une accolade amicale.

Lara souffla. Le patron les avait entendues, et les toisaient d’un air perplexe. Lara le remarqua et se recula dans son siège, se concentrant sur le spectacle. Au bout d’un quart d’heure, elle murmura :

« Et comment il s’appelle au faite ? »

« Matthew. Le fils de Gabriella, il a 21 ans, à peine plus vieux que toi ! »

Lara acquiesça. Le spectacle qui se déroulait sous ses yeux était magnifique. Voltigeant d’un endroit à l’autre, pirouettes sur pirouettes, le garcon affichait un air totalement concentré. Ses muscles saillaient sous la lumière blanche des projecteurs. Lara frissonna. Il lui jeta alors un regard, et lorsqu’il vit qu’elle le regardait, il perdit toute concentration et rata de peu le trapèze, son corps déséquilibré.

Le soir du spectacle arriva. Lara s’en sortit relativement bien, dans son cerceau. Elle reçut quelques applaudissements, et le présentateur cria son nom.  Le patron était dans l’angle mort des coulisses, mais parfaitement visible depuis la scène. Tout le long, il l’avait observée d’un regard ahuri et perdu, un sourire intéressé parut sur son visage. Lara avait été pas mal déstabilisée par cela, les regards ambiguë étaient présents dès qu’il était là. Lorsqu’elle sortit du chapiteau, elle posa croisa les bras pour se réchauffer. Il faisait nuit noire, et il faut dire que son costume bleu fluo affriolant ne tenait pas réellement chaud. Lorsqu’elle posa la main sur la poignée de sa caravane, une voix l’interpella.

« Lara ? »

Celle-ci se retourna. C’était son patron. Pas réellement rassurée, elle garda la main sur la poignée de la porte. Il sourit stupidement.

« T’as été radieuse. Continue ma jolie, j’vais gagner du pognon avec toi. »

Elle haussa les sourcils, avant de sourire faiblement et de rentrer dans sa caravane, fermant la porte à clé. Elle leva légèrement la persienne de sa fenêtre, le patron était toujours là., fixait la porte. Il finit par s’en aller au bout de quelques minutes. Il était de plus en plus louche.


CHAPITRE TROIS

Un an était passé. Elle avait désormais presque 21 ans. Son anniversaire approchait à grand pas. Elle avait liée une amitié avec presque tout les artistes de la troupe, mais la plus forte d’entres-elles restait celle qu’elle avait avec Heyllin. Elle avait avec elle un lien privilégié, comme une sœur, une meilleure amie. Lara s’entrainait sans relâche pour ce qu’elle définissait désormais être sa passion. Elle regardait toujours Matthew discrètement, mais rien n’avait abouti, ils se parlaient à peine. Allez savoir pourquoi, il était assez distant envers elle. Concernant le patron, il n’avait pas cessé ces regards étranges. Parfois des paroles déplacées, mais elle se contentait d’ignorer. Mais avec le temps, les regards se transformèrent en gestes. La crainte qu’elle avait de lui ne cessait de s’amplifier. Une réelle peur de cet homme s’installa chez elle, et elle était toujours mal à l’aise lorsqu’il était là, ou qu’il la regardait sur scène. Pourtant, elle l’ignorait toujours. Elle ne parla même pas à Heyllin, il ne faisait ca qu’à elle et à personne d’autre. En profitait-il de son jeune âge pour l’emmerder ? Pour la troubler ? Il ne l’avait jamais menacée. Lara considérait que si elle se plaignait, elle risquait son job et ne voulait absolument pas redevenir une SDF. Alors, tant que les gestes resteraient des gestes, elle ne dirait rien. Rien à personne. Elle vécu durant cette année là une légère idylle amoureuse avec un Dresseur d’Eléphant qui se termina très mal lorsqu’elle le découvrit dans la caravane des costumes entrain d’embrasser langoureusement la contorsionniste. Elle commença alors à créer ses premiers froids avec quelques membres de la troupe. Cet homme s’appelait Peter. Il l’avait embobiné et, voulant contrer le patron, elle accepta d’être avec lui. Elle l’aimait également. Les peines de cœurs ne font jamais du bien, Lara se montra assez rancunière avec ce goujat et sa nouvelle attraction. Si bien qu’il fallait parfois les séparer, Lara n’avait pas peur d’eux. Cette idylle dura un peu moins d’un an.

L’anniversaire de ses 21 ans, la troupe organisa une petite fête surprise pour la jeune fille, devenue alors une véritable adulte. Tout le monde s’était cotisé pour lui offrir un beau bracelet large en argent, avec des gravures d’hirondelles dessus, représentant sa liberté. Le patron lui, n’avait rien fait. Il n’était pas là ce soir là, il avait prit le soin de rester dans son bureau. Celui-ci était grand, imposant et légèrement enrobé, ce qui lui rajoutait une force qu’il ne valait mieux pas tester. Chauve sur pratiquement tout le crane, de petits yeux vicieux inquiétants. De plus, il abusait pas mal sur les cigares et l’alcool. Lorsque Lara parti à sa caravane, une voix l’interpella. Elle tressaillit, redoutant le pire. Lorsqu’elle se retourna, elle fut soulagée de voir Matthew. Mais elle fut également assez surprise. Il s’avanca vers elle, et lui déclara, gêné :

« Ca te dirais… Enfin je… Je me demandais si ca t’interressais de faire un duo aux trapèzes avec moi ? Tu bouges bien, t’es fluide et tout ca, ca pourrait ajouter de la douceur au numéro et ca plairait surement aux gens un duo mixte… »

Il se passa une main dans les cheveux, et eut une esquisse de sourire. La première fois qu’il lui souriait, en deux ans de vie commune. Ainsi, ils répétèrent leur numéro pendant quelques mois. Lara n’était pas vraiment habituée à faire du trapèze et avait toujours peur de tomber. Lorsqu’elle sautait, elle ne pouvait s’empêcher de fermer les yeux. Mais, à chaque fois, Matthew lui rattrapait fermement les bras, et ils se balancaient, enchainant voltiges, sauts périlleux et autres figures étonnantes. Tout ceci faisait sentir une sensualité peu commune au numéro et, de plus, Lara ressentait de plus en plus des tremblements, des frissons lorsqu’elle le voyait. Ils tissèrent une grande amitié. Pendant leurs répétitions, la plus part des artistes du cirque les encourageaient en riant.


CHAPITRE QUATRE

« Je vous demande d’applaudir Lara & Matthew, les voltigeurs ! Plus fort mes dames et messieurs ! ! »

Un tonnerre d’applaudissement suivi sous le chapiteau rouge et jaune. Lorsqu’elle passa le rideau pour retourner aux coulisses, elle ajusta son costume rouge qui, moulant, faisait ressortir gracieusement ses courbes. Le patron était là et, pendant qu’elle passa lui mit la main aux fesses doucement. Lara accéléra le pas, surprise et gênée, sans se retourner. Elle lui aurait bien mit une baffe à celui là ! Si seulement il ne gérait pas son salaire ! Aussitôt, quelqu’un l’interpella.

« Lara ! » C’était Matthew. Celle-ci s’avança vers lui et il l’entraina dehors. Une fois éloignés du bruit, il s’arrêta et lâcha sa main.

« T’as été géniale. » Dit-il en plantant ses yeux droits dans les siens. Gênée, Lara baissa les yeux et rit doucement.

« J’aurais jamais réussi sans toi. Les trapèzes c’est vachement dur à maitriser, et… »

Ils avaient fournis un numéro particulièrement beau. Le patron les avait observés d’un air dédaigneux. Allez savoir pourquoi. Matthew lui tin le menton du bout des doigts, et lui releva la tête, plongeant ses yeux bleu dans les siens. Un long instant se mit en place. Un instant qui n’aurait jamais dû finir. Le temps paraissait figé. Lara sentit la chaleur monter dans son corps, une boule au ventre apparut. Son cœur battait à une vitesse affolante. Sans réfléchir une seconde de plus, elle sauta au cou de Matthew et pressa ses lèvres contre les siennes. Il n’y eu pas de mouvement de recul. Leurs de corps étaient collés, elle sentit son corps contre le sien, il n’y avait rien qu’elle ne désirait de plus au monde à cet instant. Matthew lui attrapa la taille et la porta rapidement jusqu’aux toilettes. Il l’assit sur le rebord de l’évier, et ils continuèrent à s’embrasser. Longtemps, très longtemps… Quand soudainement, une voix grave retentit.

« LARAAAAA ! » Ils sursautèrent, et interrompirent toute chose. Sortant de la caravane suivie de Matthew, elle aperçut celui qu’elle redoutait, le patron. Il avait surement dû les voir derrière le chapiteau. Lorsqu’il vit Matthew, une rage folle s’empara de lui. Il faisait nuit noir, seuls quelques lanternes étaient éclairées sur l’herbe. Tout le monde était dans le chapiteau, ils étaient seuls, sous la musique sourde qu’émettait le spectacle. Il hurla de rage, poussant la jeune acrobate sur le côté et agrippant Matthew par le col de son costume.

«  Qu’est-ce que tu fou là ?! Je t’interdis ! » Il hurla et lui mit une bonne droite dans le visage. Il le fracassa ensuite contre la paroi de la caravane. Lara hurla, à terre, et sa colère explosa la vitre du lampadaire à côté d'eux. Le patron vint voir Lara et l’attrapa par son col également.

«  Quand à toi ma jolie… Si tu ne veux pas voir ton salaire diminuer, ne te distrait pas trop. Tu m’appartiens, aurais-tu oublié ? Tu m’appartiens… » Il fini sa phrase en la scrutant de haut en bas, sur un ton cinglant.

Matthew lui sauta dessus, en lui criant de ne pas la toucher. Il se retrouva à terre immédiatement. Lara fondit en larme. Les regards, les gestes… mais que voulait-il d’elle à la fin ? Qu’elle soit sa femme de joie ? Plutôt crever ! Un des clowns –heureusement le plus barraqué- arriva pour stopper le massacre. Il calma le patron qui s’empressa de partir. Elle s’occupa de Matthew en désinfectant ses blessures.

Le lendemain, il fut viré. Exclu du cirque, et sa mère le suivit. Les adieux furent difficiles, de plus, personne ne savait ce qu’il s’était réellement passé, et Lara ne voulut pas en parler. Elle aurait tant voulu partir avec lui, mais il ne voulait pas la condamner à vivre dehors. Il voulait qu'elle puisse un jour avoir un destin glorieux, alors, elle se contenta d’oublier. Il ne fallait plus qu’elle se laisse distraire. Plus maintenant. La perte d’un être cher était très dure à cicatriser. La scène, la scène, la scène. C'était ca, son seul objectif.

Des mois passèrent, elle eu alors 22 ans. Elle évitait toujours son patron, sauf lorsqu’il fallait qu’il lui donne sa paye. Depuis l’incident, rien n’avait évolué. Il la regardait toujours, elle l’envoyait parfois balader, ou alors elle ne disait rien. Cependant, elle avait peur de lui. Elle ne consacrait plus de temps à ses pouvoirs, et n'avait presque pas touché à son grimoire cette année là.


CHAPITRE CINQ


Suspendue dans les airs, gracieuse, élégante et fluide. Comme un oiseau, à l’exception qu’un long ruban lui soutenait une pression à la jambe pour éviter une chute. Enroulée dans son ruban, à environ 30 mètres du sol, la silhouette éclairée par les spots de lumières. Lara fit glisser ses mains le long de ses hanches, avant de se lacher, soutenue par la corde. La tête en arrière, elle apercevait la masse de spectateurs, quelques petits flashs éblouissants et des enfants bouches bée. Elle se retourna alors et s’enroula presque entièrement dans sa corde, avant de se laisser tomber. Ce moment était toujours empli de sensation. Elle tournoyait dans sa corde, descendant rapidement comme l’éclair, avant de finir sa chute à un demi mètre du sol les membres écartés. La musique s’éteignit alors, et un tonnerre d’applaudissement suivit. Le présentateur en costume rouge débarqua sur la scène, aux côtés de la jeune acrobate qui s’était relevée.

« Applaudissez-tous très fort Lara, la femme qui défie la pesanteur ! »

Lara sourit avant de s’incliner et de repartir lentement. Une fois hors de la scène, la musique assourdissante reprit. En passant, elle admira les lions dans le grillage entrain de courir vers la scène sous l’œil attentif de leur dresseur. Elle aperçut ensuite son patron, un sourire malveillant aux lèvres. Se contentant de l’ignorer elle repartit dans sa caravane, et se servit un verre d’eau fraiche en s’affaissant littéralement sur sa chaise, posant ses coudes sur le dossier. Ce soir il y aurait un autre spectacle, il fallait être prête. La porte s’ouvrir violemment. Le patron se tenait dans l’encadrement. Il lui parlait une nouvelle fois de son numéro, qui lui avait plus mais que si elle voulait un salaire plus élevé, elle allait devoir faire plus. Il se précipita vers la jeune femme en lui saisissant le coup de sa poigne et la plaqua contre le mur si fort, qu’elle eut l’impression d’avoir la colonne vertébrale brisée. Il renia tout respect humain, et son visage se trouvait à quelques centimètres seulement du sien. Elle sentait à vrai dire même son haleine. Elle sentait aussi son corps pressé contre le sien, cela la répugnait. Il resserra soudainement son étreinte, ne la laissant presque plus respirer. Lara cria, mais il n’y avait personne dehors lorsqu’il y avait un spectacle… Il plaqua ensuite violemment ses lèvres contre les siennes, et monta sa main le long de la cuisse de la jeune femme. Celle-ci essayait de se débattre, mais elle ne pouvait même pas bouger ses bras. Elle se contentait d’un gémissement plaintif et suppliait son agresseur de la lâcher. Elle détourna un instant la tête, les larmes aux yeux. Lorsqu’elle appela au secours, il la gifla. Il lui plaça ensuite une mèche derrière l’oreille avant d’approcher sa bouche de celle-ci et de murmurer.

« Si tu veux partir un jour, il te faut faire ce que je veux. Et tant que t’aura pas assez de fric pour te barrer, t’es à moi. Sans moi t’es rien, tu devrais me remercier. »

Lara lui affligea un coup de genou dans le ventre. Sous l’effet de surprise, il la lâcha. Sur ses gardes, elle parti au milieu de sa caravane. Il arriva en trombe et tenta de se jeter sur elle avec un cri de rage, elle l’esquiva. Le bruit fracassant des objets tombant au sol devenait effrayant. Il réussit alors à l’attraper et la jeta sur le lit. La jeune femme se recroquevilla sur elle-même dans le coin du mur, en voyant l’homme rustre approcher. Faisait-il ca à toutes ses employées ? Elles n’avaient pourtant pas l’air traumatisées. Sur la table, il y avait un couteau. Un couteau qu’elle avait oublié de débarrasser ce matin. Mais elle était trop loin pour pouvoir le saisir, il était à l’autre bout de la caravane. A au moins deux mètres. Lara le supplia une nouvelle fois mais il l’attrapa par sa tignasse et l’allongea sur le lit. Elle avait toujours négligé la lecture de son grimoire, et n'était pas assez puissante pour tenter quoi que ce soit contre lui ! Lorsqu’il s’écrasa sur elle, elle dévisagea le couteau, tout en gémissant. Elle tendit une main vers lui, et aussitôt l’arme se déplaça dans sa main. Sans réfléchir une seconde, elle poignarda l’épaule de l’homme qui cria de douleur avant de s’affaisser au sol, une main sur sa blessure. Lara se releva aussitôt, essoufflée et se posta derrière l’homme, le couteau pointé vers lui. Son visage était marqué de douleur et de rage, et celui de la jeune fille d’horreur. Son mascara avait coulé tout le long de ses joues, ses cheveux plaqués à son front d’une facon dont on aurait pensé qu’elle ne se serait pas coiffée depuis des jours. En larme, elle abaissa légèrement sa robe noire à moitié déchirée, tout en gardant le poignard pointé vers l’homme.

« Ne me touches plus sale porc… »

« Enfin Lara… je voulais juste t’aider… Espèce de saloperie ! »

« Sortez d’ici ! Dégagez ! » Hurla-t-elle tout en le menaçant de son arme.

Le patron n’était pas en mesure de riposter, et sorti difficilement de la caravane. Il saignait abondamment. Qu’il crève ce connard. Pourquoi lui voulait-il ca ? C’était un vieux pervers vicieux et… Lara frissonna, verrouillant sa porte sur le champ. Elle ferma les rideaux, et s’assit sur son lit, entourant ses jambes de ses bras et camouflant sa tête à l’intérieur. Il fallait qu’elle sorte de cet enfer. Tenant toujours son couteau, elle se souvint de la chose qu’il s’était passé. Elle relevait la tête et contempla la chose, horrifiée. Elle venait de poignarder quelqu'un... Mais pour l’heure, il fallait se concentrer. Il fallait se tenir prête pour le spectacle de ce soir, être parfaite.


CHAPITRE SIX

Un bout de temps était passé depuis l'agression. Le patron se calma un moment avant de retenter quelques gestes déplacés mais cependant, à chaque fois, Lara le contrait. A ses 25 ans, elle déserta enfin, sans donner de trace sauf à quelques uns de ses collègues. Ils s'étaient tous cotisés pour qu'elle puisse partir de cet enfer, et, bien que malheureuse de les quitter elle leur en était infinement reconnaissante. Elle était enfin libre, le cirque c'était fini. Elle avait réuni assez d'argent pour s'offrir un logement stable. Même si c'était une collocation au Bronx avec une humaine ! Elle avait l'habitude des humains, et elle ne voyait plus de mal à se cacher. Cependant, elle ne commit pas deux fois la même erreur et repris l'étude de son grimoire, s'entrainant tant qu'elle pouvait quand sa colocataire n'était pas là. En deux ans, elle s'était beaucoup améliorée dans la magie et pouvait désormais se défendre un minimum. Elle avait également réussi à rentrer un an dans une université de journaliste, puis trouva un emploi stable et bien payé pour le New-York Eye, un journal de Manhattan. Elle était libre maintenant, et ne se laisserais plus jamais avoir. Elle ne parlera jamais de son sombre passé, et ne voudra plus y repenser. Très peu de personnes sont au courant qu'elle était dans un cirque, et encore moins qu'elle fut sous une dictature digne du plus grand des porcs. Voila l'un des seuls sujets où Lara pourrait mentir. Bien que le cirque, la foule et tout le tralala lui manquent aujourd'hui, elle ne regrette pour rien d'être partie.



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prénom ou pseudo • Heleyyy !
âge • 16 ans
comment as tu connu le forum ? • Bah je sais pas OO
présence • ALWAYS HERE !
autre chose ? • ce forum est magnifiquement parfait !  
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« DROWN ME INTO THE DARKNESS WITH YOU FOREVER »
Roxy&Lara ▬ If you loose your mind, if you drown yourself in the dark night, please just hold my hand and drown me with you because i'm tired, tired to try, i just want to be by your side forever no matter what and i couldn't support to live if you're not by my side. Take my soul take me all, babe I don't care if we are going to hell
   

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