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Survival justifies any means ▬ Kamila

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MessageSujet: Survival justifies any means ▬ Kamila Jeu 15 Mai - 16:45


Kamila Aleksandra Petrova


Kami ▬ Vampire ▬ 20 ans/385 ans▬ Tchèque ▬ Chasseuse de Primes ▬ Mauvais ▬ Sang Humain ▬ Nina Dobrev


This is how I look
Miroir, mon beau miroir, dis-moi qui est la plus belle personne sur terre
Une silhouette élégante et svelte, de longues jambes élancées, des bras fins aux doigts délicats. C’est ce que l’on peut voir à première vue chez Kamila. Plutôt grande et aussi fine qu’une brindille, elle peut paraître fragile au premier abord mais qui pourrait se douter que derrière cette frêle silhouette se cache une des créatures les plus puissantes ayant jamais existées. Sa peau est douce et plutôt mate ce qui est surprenant comparé aux autres vampires dont la peau est d'un teint cadavérique. En revanche on a l’impression que la moindre éraflure pourrait la briser comme de la porcelaine. Kamila a un visage aux traits fins et espiègles.  Ses yeux en amande lui donnent un petit air malicieux ainsi que ses longs sourcils tracés aussi finement qu’avec un pinceau. Ses iris perçants de couleur ambre fascinent quiconque se plonge dans son regard, elle use et abuse de son charme de vampire afin d’obtenir ce qu’elle désire. La belle est aussi pourvue d’un nez droit et de fines lèvres roses. Son sourire éblouissant pourrait faire tomber n’importe qui entre ses griffes, elle a des dents tout simplement parfaites, des dents de vampires blanches et aiguisées qui s’allongent lorsque ses instincts de prédateur prennent le dessus. Pour encadrer ce joli minois il y a une cascade de boucles brunes. La chevelure de Kamila est épaisse et soyeuse, elle les lisse quelques fois. La belle immortelle possède également une tâche de naissance brune en forme de croissant de lune sur son omoplate droite qui lui vient de sa mère.

Kamila est une fille qui aime prendre soin d’elle, hors de question de ne pas se préoccuper de son apparence ! Elle aime suivre la mode mais s’habille souvent avec des talons hauts et une veste en cuir. Bijoux, maquillages, accessoires… Elle fait attention à tout ! Elle se déplace avec assurance, la tête toujours haute ainsi qu’une expression narquoise collée au visage. Sa beauté surnaturelle intrigue les inconnus qui tombent sur son passage, elle attire les regards et ne désire qu’une chose, être la perfection incarnée.




This is how I think
Tout le monde est différent. Mais moi, je suis encore plus bizarre que tout le monde
Kamila est une personne complexe et très difficile à cerner. Cela fait plus de 300 ans que la jeune femme mène un train de vie assez mouvementé. Elle déménage de ville en ville, de pays en pays et par conséquent apprend beaucoup de choses. Elle parle plusieurs langues comme le Thèque, le Bulgare, le Français, l’Italien et le Castillan. Elle a la capacité de s’adapter très rapidement à l’endroit dans lequel elle vit ainsi qu’aux nombreux changements de notre monde, pour elle, c’est s’adapter pour survivre. Kamila est une personne qui au premier abord peut paraître gentille et inoffensive mais il suffit de la contrarier un peu pour qu’elle s’énerve et se venge de manière beaucoup trop obsessive. Elle n’est pas du genre à prendre les choses à la légère et ne supporte pas qu’on l’insulte ou qu’on lui manque de respect. Vaniteuse et arrogante, elle se considère tout simplement comme parfaite et très puissante. Étant au sommet de la chaîne alimentaire elle agit comme si elle était supérieure aux autres et cherche à intimider les plus faibles. Rancunière, elle n’oublie jamais rien et aime préparer méticuleusement sa vengeance. Kamila est aussi très charismatique et manipulatrice, elle sait se servir des mots pour obtenir ce qu’elle désire. On pourrait aussi la considérer comme une grande comédienne car elle arrive à changer de masques aussi aisément que de chaussures, se faisant passer pour une personne totalement différente avec une habilité surprenante. On pourrait la comparer à une vipère, aussi fourbe et vicieuse que le reptile, elle est complètement déloyale. Il ne faut jamais compter sur elle car la seule chose qui importe Kamila, c’est elle-même. Lâche, hypocrite, égoïste elle n’aidera jamais quiconque si cela signifie mettre sa vie en danger et n’hésitera pas à vous poignarder dans le dos. La jeune femme est également une déterminée compulsive, si elle veut quelque chose, elle l’aura. Kamila n’hésitera pas à employer tous les moyens nécessaires pour arriver à ses fins.

La belle immortelle n’a pas toujours été comme ça, autrefois lorsqu’elle était encore humaine, c’était une âme pure avec un grand cœur. Elle était joueuse et semblait rayonner de vie, jamais elle n’aurait fait de mal à quiconque. En revanche s’il y a bien une chose qu’elle a conservée de son ancienne vie, c’est son espièglerie. Kamila a toujours été puérile et malicieuse, elle aime taquiner les autres et les chercher. Autrefois, elle était du genre à tomber vite amoureuse mais désormais, elle est froide et semble résigner à n'éprouver de sentiments pour personne. Elle a souvent quelques petits béguins en revanche mais fait preuve d’une jalousie obsessive lorsqu’une autre femme veut lui soutirer son prisonnier. Elle agit également de manière très possessive avec les rares personnes qu’elle apprécie. Kamila n’a jamais cessé d’être impatiente, elle ne supporte pas d’attendre que les choses se fasses à leur allure. Têtue, elle pense avoir toujours raison et ne supporte pas qu’on la contredise. La belle déteste par-dessus tout quand quelqu’un vient fouiner dans ses affaires et sa vie personnelle. Elle n’aime pas qu’on la prenne en pitié et ne laisse passer aucune émotion devant qui que ce soit, elle préfère rester forte et énigmatique aux yeux des autres. C’est également une femme agile et rapide même si cela est dû en grande partie à ses dons surnaturels. La jeune créature a toujours était très rusée et intelligente, elle n’est pas impulsive, elle agit de manière calculatrice et très réfléchie ce qui en fait une adversaire dangereuse. Elle fait croire aux gens qu’elle est douce et gentille pour qu’il ne se soucie pas d’elle et lorsque le moment vient de montrer sa vraie nature, elle les surprend toujours. Sa sournoiserie est sans limite. Kamila a le cœur gelé, elle se nourrit de sang humain et n’hésite pas à être sauvage, elle laisse traîner les corps n’importe où et c’est le seul point sur lequel elle semble ne pas réfléchir. En effet, la belle immortelle agit de manière insouciante en laissant derrière elle les cadavres de ses victimes, mais la vérité c’est qu’elle n’en a rien à faire des chasseurs. Elle est un vampire, une des créatures les plus puissantes ayant jamais existé, qu’ils viennent la chercher s’ils veulent mais c’est à leurs risques et périls !




Mon pseudo est Sama/Caly/Roxy, j'ai 17 ans et je suis disponible 5/7/7 jours. Pour le moment, je trouve le forum AWESOME, et si j'avais un conseil à donner cela serait nada. Pour finir, j'ai bien trouvé les codes du Règlement, qui sont [Je valide parce que je suis la reine]


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Dernière édition par Kamila A. Petrova le Jeu 15 Mai - 16:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Survival justifies any means ▬ Kamila Jeu 15 Mai - 16:45



This is how I lived
C'est mon passé, mon histoire, mon vécu, mes aventures


Once Upon A Time


Je m’appelle Kamila Aleksandra Petrova, j’ai 385 ans et je suis née en 1629 à Prague en République Tchèque ou autrefois appelé La Bohême. C’est dans un bordel misérable que j’ai vu pour la première fois le jour. Ma mère était une prostituée qui s’est faite violer et engrosser par un quelconque inconnu, je n’ai jamais su de qui il s’agissait. Aussitôt que je suis née, elle m’a abandonné aux portes d’une maison de bourgeois afin que je puisse avoir ma chance. Toute ma vie j’ai grandi en pensant que j’étais leur fille et j’étais heureuse. C’était des gens bien, ils s’aiment comme jamais personne ne s’était aimé mais n’arrivaient pas à avoir d’enfant. J’ai été leur trésor, un cadeau envoyé du ciel. C'est eux qu'ils m'ont appelé Kamila mais ils me surnommaient Anděl, dans notre langue cela signifie“Ange“. Ma mère,  Šárinka, était une femme douce et raffinée, je me souviens encore de ses longs cheveux blonds et de son sourire bienveillant, de sa voix lorsqu’elle me racontait des contes de fées pour m’endormir. Dans notre quartier, elle était la femme la plus élégante et appréciée, sa beauté en impressionnée plus d’un et son charme aussi. Petite je ne rêvais que de lui ressembler. Quant à mon père, Viktor, il était l’homme le plus merveilleux et honorable que j’ai jamais connu, c’est lui qui me réconfortait à chaque fois que j’avais peur, lui qui me disait que je devais toujours avoir confiance en moi. Il m’a appris à être forte. C’était un homme drôle et bienveillant qui s’était enrichi grâce au commerce et pour lui rien ne comptez plus que sa femme et sa fille. Le souvenir de ce couple qui m’a élevé est resté encré en moi comme dans du marbre, il ne se passe pas un jour sans que je pense à eux.

J’ai grandi dans une immense maison avec un magnifique jardin, nous avions même une écurie avec des chevaux, j’avais le mien d’ailleurs! Il s’appelait Kryštof, je m’en souviens, c’était un magnifique kinsky. Mon père et moi adorions faire de longues balades à cheval dans la forêt. Ma famille possédait également une autre maison à Florence en Italie où nous allions parfois en vacances. Je menais une vie des plus confortables, mes parents connaissaient du monde, nous allions souvent à des bals ou diverses réceptions. J’étais une enfant adorable, espiègle, débordante de joie et d’énergie, un peu trop téméraire quelques fois. J’avais toujours des petits noeuds dans mes longs cheveux bruns et mes parents me gâtaient sans arrêt, robes, nourritures, jouets... Ils me payaient les plus grands précepteurs de la région, je suivais de nombreux cours, j’apprenais à jouer de la lyre, à parler en Français, à monter à  cheval et à me comporter comme une aristocrate digne de ce nom. Nous avions de nombreux servants à la maison, je n’avais jamais besoin de faire quoique ce soit seule mais mon père tenait quand même à ce que je ne soit pas une simple petite fille gâtée, il m’emmenait partout avec lui: à la pêche, à la chasse... En revanche j’avais horreur de le voir tirer sur un magnifique cerf, à chaque fois je ne pouvais m’empêcher de faire du bruit exprès et cela le faisait beaucoup rire! Haaa son rire! A chaque fois qu’il riait, il illuminait la pièce, j’adorais entendre ce son si familier et réconfortant.

Je n’ai pas grandi avec mes parents biologiques mais néanmoins je garde quelques souvenirs de ma mère lorsque j’étais petite. Toute mon enfance, l’image d’un visage triste et magnifique à la fois a hanté mes rêves. A chacun de mes anniversaires je retrouvais sur le rebord de ma fenêtre un présent, je pensais que c’était les fées qui me l’offraient mais il s’est avéré que c’était elle. Durant tout ce temps, elle n’a jamais cessé de veiller sur moi, à plusieurs reprises j’ai aperçu son visage dans la rue, il m’intriguait. C’était un beau visage mais on voyait à travers son expression que cette femme avait souffert et qu’elle était brisée. Désormais nous le sommes toutes les deux.


I Will Love you for the Eternity


C’est à 17 ans que je tombai amoureuse pour la première fois, et ce fut sans doute la dernière. Ce n’était qu’un simple garçon d’écurie, le fils d’une de nos servantes, il était à peine plus âgé que moi. Nous jouions souvent tous les deux lorsque nous étions enfant, c’était mon meilleur ami, j’avais pour habitude de lui apporter de la nourriture en cachette, des sucreries, des gâteaux… Nous rions sans arrêt tous les deux. Ensemble, nous grimpions aux arbres, nous nous battions avec des bâtons, nous nagions dans l’étang… Nous étions deux enfants qui pensaient qu’ils combattraient des monstres ensemble, qu’ils n’avaient peur de rien et qu’ils continueraient à jouer toute leur vie. Je me souviens que nous regardions les adultes s’embrasser avec dégoût comme tous les enfants, puis nous avons grandi.

Lorsque je devins adolescente, mes parents qui avaient beau être gentils avec moi, devinrent un peu plus stricts. Je devais me comporter comme une fille digne de mon rang et cesser de me battre ou de courir et de grimper aux arbres. Je continuais pourtant à rendre visite à Aleksandr, c’est comme ça qu’il s’appelait. Mon deuxième prénom est d’ailleurs Aleksandra, c’est pour lui faire hommage que je me suis appelée ainsi mais aussi afin de ne jamais l’oublier, il restera à jamais mon seul et unique véritable amour. Aleksandr travaillait donc aux écuries et servait ainsi la maison à son tour. J’avais beau adorer faire du cheval, je ne peux nier que la véritable raison pour laquelle je venais souvent aux étables était à fin de voir son beau visage, jamais personne ne sera aussi parfait à mes yeux que lui ne l’était. Ses iris étaient du plus merveilleux des verts qu’il m’ait été donné de voir, j’aimais me perdre dans son regard. Les traits de son visage étaient droits et sans aucun défaut. Aleksandr était un homme bon, courageux et dévoué. Parfois nous partions tous les deux à cheval dans la forêt faire de longues balades et nous nous baignions dans l’étang comme lorsque nous étions enfants, nous n’avions jamais cessé de l’être.

Lorsque j’eus 16 ans, mon père demanda sans que je ne le sache à Aleksandr de prendre ses distances. Il n’était pas dupe, il savait très bien comment cela allait finir si nous continuions comme ça tous les deux. Il voulait que j’épouse un homme riche qui puisse satisfaire mes besoins et m’élever encore plus haut. Je ne compris pas pourquoi Aleksandr s’éloignait de moi, il ne se comportait plus comme mon meilleur ami mais plutôt comme ce qu’il était vraiment, mon servant, et ça mon père avait du le lui rappeler. J’étais frustrée et triste de ne plus pouvoir me confier à lui, rire avec lui et m’amuser avec lui. J’avais le cœur brisé mais je continuais d’aller le voir malgré le fait qu’il ignorait mes taquineries, je voyais bien que quelque chose n’allait pas il semblait aussi triste que moi mais il y avait des fois ou je réussissais en le cherchant bien à retrouver l’ancien Aleksandr.

A 17 ans, mon père commença à essayer de me trouver un mari. Il m’emmenait avec lui à de nombreux bals et faisait venir à la maison beaucoup de jeunes nobles mais moi je n’avais que la tête dans les nuages et songeais à Aleksandr. Ma mère était en colère contre moi car je me comportais de manière mesquine avec mes prétendants et les repoussais exprès. Aucun d’eux ne m’intéressait. Mais un beau jour, alors que je parlais avec l’un d’entre eux bras dessus bras dessous non loin des écuries, Aleksandr nous vit. Sans réfléchir, j’enlevai de suite mon bras de celui de mon prétendant mais il tourna le regard et s’en alla. Le soir même alors que je revenais aux étables à sa recherche, je le trouvai allongé non loin de là dans l’herbe fraîche entrain de contempler le ciel. Je vins le rejoindre et m’allongeai à ses côtés, nous avions parlé pendant peut-être une heure, de tout et de rien. Je lui clarifiai les choses à propos de ce qu’il avait vu puis lorsque nous nous relevions, il me serra contre lui avec ses bras forts et robustes dans lesquels je m’étais toujours senti en sécurité puis m’embrassa. Aujourd’hui, je donnerai n’importe quoi pour sentir à nouveau la douceur de ses lèvres sur les miennes. Notre premier baiser fut magique et ce fut le début de notre histoire d’amour. Voilà comment deux enfants qui avaient l’habitude de jouer ensemble dans l’étang se retrouvent amants. Je continuai à repousser mes prétendants et Aleksandr et moi commençâmes à nous rendre visite en cachette. J’allais le voir à l’écurie ou alors nous nous rejoignions dans la forêt non loin de ma maison. Nous nous aimions depuis toujours et nous venions tout juste de nous l’avouer. Pour moi il était hors de question d’épouser quelqu’un d’autre qu’Aleksandr, sa fortune m’importait peu, je n’en avais rien à faire qu’il soit pauvre, je renoncerai à tout pour lui.

Ce petit manège dura plusieurs mois jusqu’à ce que mes parents remarquent mes fuites discrètes en catimini, mon air distrait ainsi que les regards qu’Aleksandr et moi nous lancions. Quelques semaines après mes 18 ans, mon père nous surprit mon âme sœur et moi entrain de nous embrasser derrière les écuries, il était tellement furieux ce jour-là qu’il renvoya le pauvre écuyer et sa mère. Peut-être pensiez-vous qu’il était dur mais il ne faisait que s’inquiéter pour moi, j’étais son unique enfant et il voulait ce qu’il y avait de mieux pour moi. A cette période, alors que mes parents et moi nous étions toujours bien entendu, nous commençâmes à nous disputer souvent. Je les menaçais souvent de m’enfuir, ils me faisaient surveiller constamment pour que je n’aille pas retrouver Aleksandr en cachette. Au bout d’un mois, je n’en pouvais plus et la colère s’était transformé en un chagrin immense, je ne mangeais plus rien, n’avait plus goût à rien, mes parents désespéraient et se demandaient s’ils avaient vraiment fait le bon choix pour leur précieuse fille. Un autre mois s’écoula sans que je sache si Aleksandr arrivait à s’en sortir, lui et sa famille n’avait plus de travail et de maison, je me sentais tellement responsable… Mais un beau jour, Aleksandr frappa à notre porte, il était mieux vêtu que d’habitude, mon père le laissa entrer car il avait quelque chose d’important à dire. C’est alors que devant mes parents, il sortit un écrin dans lequel se tenait une bague merveilleuse en or, il n’y avait pas de pierres précieuses dessus mais elle était sculptée d’une manière somptueuse, plusieurs motifs étaient gravés dessus. Il avait économisé pendant un an pour pouvoir me l’offrir, il avait travaillé d’arrache-pied et fait d’autres petits boulots en dehors de ma maison. Aleksandr demanda alors à mes parents la permission de m’épouser, consternés,  ils ne surent pas quoi répondre sur le moment tandis que moi je tremblai de tous mes membres. C’est alors qu’ils donnèrent leur accord tous les deux, ils virent le bon en mon futur époux et surent qu’il n’y avait qu’avec lui que je serai heureuse et qu’il ferait tout pour prendre soin de moi. Ce fut sans doute le plus beau jour de ma vie, Aleksandr mit sa bague autour de mon doigt, tous les obstacles auxquels nous avions fait face étaient enfin derrière nous et nous allions pouvoir être heureux tous les deux. De plus, mon père avait de grands projets pour mon fiancé, bien qu’il soit garçon d’écurie, c’était un homme assez intelligent et mon père voulait qu’il reprenne son commerce lorsqu’il ne serait plus en mesure de le gérer. Les deux hommes s’entendaient finalement à merveille à mon plus grand bonheur quant à ma mère et moi nous organisions les préparatifs du mariage, ils devraient prendre environ deux  ans car mes parents payaient seuls l’évènement étant donné le peu d’argent que possédait Aleksandr. Nous étions tous aux anges, tout allait pour le mieux entre mes parents et moi et Aleksandr leur plaisait énormément, je voyais déjà notre futur ensemble, je me voyais marcher vers l’autel dans une somptueuse robe blanche, je voyais les enfants que nous aurions pu avoir…. Je pensais que plus rien de malheureux ne pouvait nous arriver, que nous avions traversé suffisamment d’épreuves  mais j’étais loin de me douter que cela n’était rien contrairement à ce qui m’attendait.

No Happy Ending


Cela faisait désormais un peu plus d’un an qu’Aleksandr m’avait demandé en mariage et depuis ma vie était tout simplement parfaite ! Nous allions nous marier dans trois semaines lui et moi et ce serait un mariage magnifique, j’avais déjà trouvé ma robe et c’était la plus belle que je n’avais jamais vue ! Tout semblait parfait, beaucoup trop parfait à mon avis car ce mariage n’aurait jamais lieu.

Un soir, Aleksandr et moi revenions d’un bal qui s’était déroulé en ville. Nous étions alors dans une diligence, il faisait tard, je m’étais endormi sur mon fiancé et nous devions passer par la forêt afin de rentrer chez mes parents. Bientôt nous aurions notre propre maison. C’est alors que le carrosse s’arrêta subitement au milieu des bois sombres, ne comprenant pas ce qui se passait, Aleksandr me réveilla et nous entendîmes alors un cri rauque ainsi que quelque chose tomber au sol. Les chevaux se mirent à hennirent et de plus en plus, leurs voix résonnèrent comme un faible écho, comme s’ils s’étaient enfuis. Paniquée, je serrais le bras de mon fiancé qui essayait de me réconforter, inquiet lui aussi. C’est alors que la porte de la diligence s’ouvrit et qu’Aleksandr et moi fûmes brutalement arrachés de notre véhicule.

Nous ne voyons pratiquement rien à cause de la noirceur de la nuit mais ils étaient au moins cinq. Cinq hommes, des bandits qui volaient les riches passant à travers les bois, nous n’eûmes pas de chance de tomber sur eux. J’étais fragile, j’étais habitué depuis toute ma vie à être bien traité, à ne recevoir aucune violence… Cette nuit là-changea tout. Je ne cessais de hurler et de me débattre et lorsque je vis le corps de notre cochet étendu au sol et égorgé, mes cris s’intensifièrent. Deux des voleurs essayaient de me faire taire tandis que les trois autres tenaient mon fiancé. Ils commencèrent alors à fouiller notre carrosse et prirent tout ce qu’ils pouvaient trouver de précieux dedans. Une fois qu’ils eurent fini, je pensais que peut-être allaient-ils nous laisser tranquille, mais c’est alors que les cinq hommes dirent qu’ils allaient s’occuper de moi à la place d’Aleksandr. Je me retrouvais face à eux, ils me fixaient d’un air abominable, les regards les plus horribles qu’il m’eut été donné de voir. L’un d’entre eux s’approcha de moi et se mit à me caresser le visage, je le mordis, il me gifla et je tombai au sol. Aleksandr voulait se libérer pour pouvoir me protéger mais contre cinq hommes et armés qui plus ait, il ne pouvait rien faire. Mais il réussit quand même à se libérer de leur emprise et frappa celui qui m’avait giflé. C’est alors que le combat commença. Deux des hommes me retenaient fermement pour m’empêcher de fuir tandis que trois autres se battaient contre mon fiancé.

Le combat fut violent, tandis que mes ravisseurs essayaient de m’empêcher de hurler, Aleksandr se défendait contre les trois autres mais seuil il ne pourrait pas s’en sortir. Néanmoins, il réussit à crever les yeux d’un et lui donna un coup de coude dans le visage, l’homme tomba alors sur la roue avant du carrosse et on entendit son dos se briser. Il tomba raide mort. Il avait réussi à en tuer un mais ce n’était que le plus faible, désormais il se retrouvait face à deux hommes robustes qui le striaient de coups. Ils ne cessèrent de le frapper que lorsqu’Aleksandr ne plus pu se défendre. Je regardais mon époux, à terre, son visage si beau ensanglanté et profondément marqué par les coups. L’un d’entre eux se mit à rire et me balança brutalement au sol. Je compris alors ce qui allait se passer et je me mis à paniquer tandis que l’homme essayait de glisser ses mains sous ma robe. Je me débattis du mieux que je pus, Aleksandr à côté essayait de se relever mais il était beaucoup trop sonné. J’envoyai alors de la terre dans les yeux de mon agresseur qui hurla puis j’en profitai pour me relever et m’enfuir en courant. Un des hommes essaya de me retenir mais arracha un pan de ma robe et je réussis à m’enfuir à travers les bois.

Je pleurais, je n’arrivais plus à respirer, mon cœur battait à tout rompre. Aleksandr était toujours là-bas, je ne pouvais pas l’y laisser, mais j’avais trop peur. Alors je courais sans jamais m’arrêter, ma robe se prenait plusieurs fois dans des branches et des buissons, je ne cessai de tomber, j’avais des écorchures de partout et on pouvait entendre mon souffle apeuré à travers toute la forêt. J’entendais les voix de mes ravisseurs, leur ton mielleux me demandant de revenir vers eux pour toutes les horribles choses qu’ils allaient me faire. J’errais, perdue à travers les bois lorsque soudain, ma course affolée me ramena devant la diligence, j’avais tourné en rond. Par chance, personne n’était là, je prenais le couteau sur le corps du défunt agresseur, celui qu’Aleksandr avait tué puis me jeta sur le corps de ce dernier essayant de voir si son cœur battait encore. Il me supplia de partir. Tétanisé par la peur, je ne l’écoutais pas et regardais son visage avec effroi, comment avaient-ils pu lui faire ça ? Mon fiancé me demanda de partir sur un ton plus agressif et alla même jusqu’à me bousculer pour que je m’en aille mais il n’y avait rien à faire, je ne voulais pas partir. C’est alors que je les entendis, ils revenaient. L’un d’entre eux attrapa mes jambes et tenta de me tirer plus loin, j’essayais de rester accrocher à Aleksandr mais j’avais toujours été beaucoup trop faible, il réussit à me tirer sans problème et c’est alors qu’un autre homme se jeta sur moi également. Les deux autres devaient être toujours dans la forêt. Ils me traitèrent de tous les noms et arrachèrent tous mes bijoux, mon collier, mes boucles d’oreilles et même ma bague de fiançailles. Ils essayèrent alors d’enlever ma robe, mais mon couteau à la main, je réussis à planter ma lame sale dans l’épaule de mon ravisseur qui hurla de douleur, je continuai alors à remuer le poignard dans la plaie le faisant encore plus hurler. Du sang coulait sur mon visage, j’étais horrifiée parce que je faisais mais je n’avais pas le choix. Je frappai alors avec mon genou son abdomen et il retomba en arrière. Je réussis enfin à me lever mais c’est à peine si je pouvais faire un pas sans tomber. Il restait encore un homme, il me frappa le visage et je retombai de nouveau à terre.

Je me débattais, toujours en hurlant, mon couteau se trouvait dans l’épaule de l’autre homme, il était à terre, j’avais beau essayer de le lui arracher mais mon agresseur m’empêchait de m’approcher de son corps inconscient. C’est alors que la brute tomba à terre et relâcha son emprise sur moi. Je me redressai et vis qu’Aleksandr avait réussi à se relever pour frapper l’étranger mais il était bien trop faible et blessé pour se battre et pourtant il s’acharnait sur lui. J’arrachai alors le poignard de l’autre homme et le lançai à mon fiancé. Il réussit à donner un coup de pied à l’inconnu qui s’effondra au sol et ramassa le poignard. Je crus enfin que tout était finis, qu’on allait réussir à s’enfuir et rentrer chez nous, mais c’est alors qu’un coup de feu retentit dans la forêt. Je cherchai d’où pouvait bien provenir ce bruit, des gardes peut-être ? Mais c’est alors que je vis la main ensanglanté d’Aleksandr, cette main se tenait à l’endroit où se trouvait son cœur. Un filet de sang perlait sur ses lèvres tandis qu’il me regarda avec stupeur. C’est alors que je me mis à crier, ce fut le hurlement le plus déchirant que je n’eus jamais poussé de ma longue vie. Je courus pour essayer de retenir son corps titubant, son poids nous entraîna doucement vers le sol tandis que  je le suppliais de ne pas s’en aller. Il me regarda et me dit une dernière fois qu’il m’aimait, son magnifique visage que je tenais entre mes mains tomba au sol et son regard se perdit dans le vide. A ce moment-là, j’étais devenu complètement hystérique, je secouai son corps inerte tout en criant son nom et lui ordonnant de revenir. Je n’avais pas vu que les deux autres hommes étaient revenus, c’était l’un d’eux qui avait tiré sur mon fiancé, désormais ils étaient trois à être valide, un étant inconscient au sol. Ils essayèrent de m’arracher de la dépouille de mon âme sœur mais je leur rugissais dessus, d’eux d’entre eux attrapèrent chacun un de mes bras et me remirent debout. Criant comme une hystérique je leur ordonnai de me relâcher mais ils se mirent à rire. Je cracha sur le visage de l’un deux mais cela ne fit que l’amuser. Ils essayèrent à nouveau d’arracher ma robe mais je me dégageai en écrasant le pied d’un de mes talons et en mordant l’autre, je réussis à me saisir du couteau qui était tombé à côté d’Aleksandr et me tourna vers eux pour leur faire face. Ils rirent, amusés de me voir, moi seule contre eux avec une petite lame. Je fixai le visage de chacun de ces hommes afin de voir ceux qui m’avaient fait tout perdre, ceux qui m’avaient dépouillé, ceux qui avaient tué mon fiancé. S’il y avait une justice dans la mort, ils paieraient. Je les regardais et me dis que s’il y avait bien une chose qu’ils n’auraient pas, c’était ma dignité. Je pris alors le poignard, mais au lieu de m’attaquer à eux, je tournai la lame contre moi et l’enfonçai droit dans mon ventre. Les hommes jurèrent lorsqu’ils me virent m’effondrer au sol et après réflexion préfèrent s’enfuir. Je n’étais pas encore morte mais la douleur me tiraillait, je sentais la fièvre monter tandis que mon sang coulait à flots sur la terre dure se mélangeant à celui d’Aleksandr. Je regardais la dépouille de mon fiancé en pensant au futur dont nous avions tellement rêvé ensemble, des larmes perlèrent le long de mon visage mais je souriais, caressant faiblement son visage. Au moins nous partirons ensemble.

Une demi-heure plus tard, le calme pesait dans la forêt, tout semblait si paisible. J’étais toujours allongée sur la dépouille de mon fiancé, je n’étais pas encore morte, mon cœur battait faiblement, j’avais perdu beaucoup de sang et  j’étais à demi-consciente. Ma tête me faisait souffrir, tout ce que je voulais c’était pouvoir m’en aller pour de bon mais mon corps semblait vouloir s’accrocher à la vie. A côté de moi, j’entendais l’homme que j’avais blessé à l’épaule gémir, il redevenait  peu à peu conscient mais ses compagnons l’avaient abandonné. Je ne me souviens plus trop de ce qui s’était passé à ce moment-là mais une ombre s’approcha de moi, je crus que c’était les anges qui venaient me chercher.  Je sentais la mort approcher, je n’en avais plus pour très longtemps. Une femme magnifique à la peau pâle comme la neige et aux boucles brunes se pencha au-dessus de moi tandis que je respirai avec faiblesse. Elle me donna quelque chose à boire, et je me laissai faire. Je sentis un liquide au goût étrange couler dans ma bouche, je n’avais aucune idée de ce qui était en train de se passer, je fermai alors mes yeux et m’imaginai auprès d’Aleksandr qui me serrait dans ses bras et je souris. Je sentis que c’était la fin, que je partais définitivement, je vis ma vie défiler devant mes yeux, le visage de la femme qui apparaissait dans mes rêves, mes parents, mes amis, mon fiancé… mes membres me lâchèrent et je ne devins plus qu’un corps inerte et froid. J’étais morte.

Fallen Angel


A mon réveil, je fus surprise de constater que tout autour de moi avait changé. Je n’étais plus étendue sur la terre dure et froide mais sur un doux lit de fleurs et d’herbes fraîches. Je me redressai doucement et vis que la clairière qui m’entourait était différente. Ici la lumière qui passait au travers des arbres était beaucoup plus vive, si vive qu’elle en était presque aveuglante. Une douce mélodie résonnait parmi les bois, et il y avait cette impression que le temps ne s’écoulait plus désormais. C’était comme être piégée mais dans un endroit somptueux voire paradisiaque. J’arpentais cet éden sans savoir où allait, peu à peu je me souvenais de l’accident, d’Aleksandr et de ma mort. Était-ce ici que ceux qui se sont éteints se retrouvaient ? Je portais ma main au creux de mon ventre, là où j’avais planté la lame qui m’avait ôté la vie et je ne sentis nulle trace de blessure. Alors que ma robe aurait dû être tâchée de boue et de sang, elle était redevenue aussi belle qu’avant voire même encore plus. Bien que tout ici semblait merveilleux, j’avais cette constante impression de ne pas y être à ma place, je me sentais mal à l’aise, c’était comme être piégée entre deux mondes. Comme si je n’étais pas encore tout à fait morte. Je devais trouver mon chemin, celui qui me mènerait à Aleksandr.

De temps en temps j’étais prise de migraine et ma vision s’obscurcissait comme si je revoyais le ciel sombre de la forêt, celle ou j’étais morte. J’avançai de plus en plus vite cherchant l’endroit où je devais me rendre. C’est alors que je réussis à sortir des bois et fus encore plus ébloui par la lumière. J’étais dans une immense clairière, séparée en deux par une rivière cristalline. Un pont en marbre se dressait entre les deux rives et de l’autre côté du pont, Aleksandr. Lorsque je le vis, mon cœur se mit à battre la chamade, nous étions mort mais nous allions tout de même être réunis et cela pour toujours. Je courus et criais son nom, il me vit mais il semblait impossible qu’il puisse traverser le pont en sens inverse, je devais le rejoindre de l’autre côté. Alors que je courais, je m’aperçus que les bois derrière moi devenaient de plus en plus sombres et le ciel s’assombrissait. La forêt redevenait glaciale et effrayante, si je ne me dépêchais pas j’allais rester piégé. Je m’approchai de plus en plus, à chaque souffle, de la buée émanait de ma bouche,  le temps devenait de plus en plus froid. Ma blessure au ventre se rouvrait et je fus saisi d’une douleur abominable. Alors que je m’apprêtais à mettre un pied sur le pont où de l’autre côté, Aleksandr me tendait sa main, je m’effondrai sur le sol et fus rattrapée par l’obscurité grandissante. Mon fiancé et cet éden qui m’attendaient de l’autre côté disparurent brusquement tandis que je tombais dans les ténèbres, impuissante. Désormais, je ne pourrais plus jamais le rejoindre.

Je me réveillai brusquement et cette fois-ci, ce fut pour de bon. J’étais allongée sur un lit dans une maison à l’aspect lugubre. J’étais totalement paniquée et encore sous le choc. Je venais de revenir dans le monde des vivants, je n’étais pas morte, et pas seule non plus. A mon chevet se tenait une femme à la beauté intrigante, elle me couvait de son regard protecteur, était-ce elle qui m’avait soigné et mise à l’abri ? Si c’était le cas, cette femme n’avait aucun droit de décider de mon avenir de la sorte, elle m’avait séparé de son âme sœur, j’étais prête à mourir. Je passai alors la main sur mon ventre et sentis une fine cicatrice là où un trou béant aurait dû apparaître. De la sorcellerie ? Des milliers de questions défilaient dans mon esprit. La femme me tendit alors un bol dans lequel un liquide sombre et rougeoyant baignait. Je ne voulais rien boire de ce qu’elle me proposait je n’avais aucune confiance en cette inconnue mais quelque chose en moi avait changé. L’odeur enivrante du liquide vint m’embrouiller l’esprit, je sentis mes veines se contracter sur mon visage et mes canines s’allonger. Je lui arrachai alors le bol des mains et le bus d’une traite, après cela, je le jetai dans la pièce et profitai de cette diversion pour m’enfuir de la maison. Hélas, alors que je fis seulement quelques pas dehors, je m’effondrai au sol et me mit à hurler. J’avais l’impression de m’être jeté dans un feu ardent, chaque parcelle de ma peau me brûlait  et je vis mes bras devenir rouges et infestés de cloques tandis que de la fumée me piquaient les yeux. C’est alors que je sentis quelqu’un me saisir dans ses bras et me ramener à l’abri de la morsure ardente du soleil. Je me retrouvai de nouveau sur le lit face à la mystérieuse femme. Était-ce elle qui m’avait fait ça ? C’est alors que ma tête commença à tourner, je tremblais tandis que les brûlures sur mes membres partaient aussi vite qu’elles étaient apparus, je commençai à entendre tout ce qui se passait autour de moi. Le moindre battement de cœur je le percevais,  la moindre branche qui craque, le moindre ruisseau qui coule, la voix douce de la jeune femme. J’entendais  absolument tout et en beaucoup trop fort. Mille émotions me submergèrent tandis que j’essayai de ne pas craquer. J’avais beau être en proie à la panique, je me sentais également forte et puissante comme jamais. Je me levai de nouveau mais ne tentai pas de m’enfuir, ma première tentative m’avait suffisamment effrayé et seule l’étrange femme pouvait me dire ce qui était en train de se passer. Il y avait un miroir dans la pièce, lorsque je vis mon reflet, je fus surprise de voir à quel point je ressemblais désormais à  ma ravisseuse. La même beauté intrigante, le même regard fascinant et envoutant. J’étais plus pâle qu’avant et mes yeux plus vifs. Je passai ma main sur mes lèvres ensanglantées mais je me rendis compte qu’il ne s’agissait pas de sang, du moins pas du mien, c’était ce que m’avait donné cette femme. Je vis alors mes dents et passai également mes doigts sur mes canines, je ne comprenais absolument rien. Je regardai alors l’inconnue au visage fascinant, j’avais besoin de réponses.

Le lendemain matin, j’étais encore plus effrayée que la veille. Irina – c’était comme ça qu’elle se prénommait- n’était pas une sorcière. Elle était bien pire pour moi, et désormais j’étais comme elle. Elle m’avait tout expliqué, le fait qu’elle m’avait sauvé et les conséquences qu’entraînait cet acte. J’étais devenu un vampire. Les histoires effrayantes que l’on racontait aux enfants étaient finalement vraies et moi j’étais un de ces monstres que les gens craignaient. Je la croyais, le sang et la morsure du soleil m’avaient suffisamment convaincu. Je lui en voulais de ne pas avoir sauvé Aleksandr, mais elle m’avait expliqué qu’il était déjà mort lorsqu’elle était arrivée. Néanmoins, je ne comprenais pas pourquoi cette femme  avait décidé de me sauver, les vampires étaient censés tuer et se nourrir de sang, pas sauver des vies. Pourquoi m‘avait-elle sauvé moi ? J’étais en colère contre cette femme, elle m’avait rendu immortelle et séparé d’Aleksandr pour toujours, même si je mourrais je ne pourrai le rejoindre, je doutais qu’il y ait une place pour des monstres comme moi dans l’haut-de-là. Cette femme avait tracé pour moi un sombre avenir. Néanmoins, les premiers jours, n’étant pas habituée à ce que mes émotions soient aussi décuplées, je fus prise de folie suicidaire. Je devenais hystérique et tentais par tous les moyens d’en finir, j’essayai de me pendre mais cela ne marcha pas, je voulus sortir de nouveau au soleil mais à chaque fois Irina venait me sauver. J’avais l’impression de sombrer dans la folie petit à petit, je ne pouvais pas aller voir mes parents car je pourrais les tuer et me nourrir de leur sang. Irina m’emmenait le soir avec elle pour se nourrir dans la forêt, j’étais résignée à ne pas me nourrir de n’importe quel être vivant mais la faim me tiraillait tellement que je me mis à chasser la nuit dans la forêt. Moi qui n’avais jamais osé faire du mal à qui que ce soit, je me jetai sans relâche sur le moindre cerf qui avait le malheur de tomber sur moi et le vidait de tout son sang. Je me souvenais de toutes les fois où j’avais pourtant détourné le fusil de mon père pour empêcher une de ces créatures de mourir mais désormais j’étais devenue incontrôlable. Un monstre.

Au fur et à mesure que les jours passèrent, Irina tentait de m’aider à me contrôler, mes émotions s’apaisaient peu à peu et j’avais abandonné l’idée d’en finir avec mes jours. Je fus même autorisée à assister à mes funérailles et celle d’Aleksandr mais de loin. Néanmoins je pouvais entendre ce qui se disait, le corps de mon défunt fiancé avait été retrouvé dans les bois tandis que le mien avait disparu mais étant donné la grande quantité de sang et les morceaux de robes qu’ils avaient trouvée, ils avaient supposé que j’étais morte et que j’avais été traînée dans un autre coin de la forêt. Voir mes parents me fit mal au cœur comme jamais. Ils pleuraient ma mort et celle de mon fiancé, leur unique enfant était morte. Je ne pouvais les approcher pour stopper leur souffrance, je devais les regarder sans rien faire. Néanmoins, je passai plus tard devant ma maison et déposai une lettre sur le perron leur disant que je n’étais pas morte, de ne rien dire à personne et que je ne pourrais revenir mais que je les aimerais et cela pour toujours.

Thirst for Revenge


Les jours passèrent encore et encore et un soir Irina et moi passions à travers la forêt et tombèrent sur les hommes qui avaient causé mon trépas. Ils tendaient une embuscade à une autre diligence, effrayant les riches qui se trouvaient à l’intérieur. Le cochet gisait mort au sol et les meurtriers tenaient dans leurs bras une innocente jeune femme qui était destiné au même sort que le mien quelques semaines plus tôt, mais cette fois-ci les choses n’allaient pas se passer de la même manière. Lorsque je débarquai, ils furent à la fois stupéfiés et effrayés de reconnaître le visage d’une morte. L’odeur du sang fit noircir mes yeux et allonger mes canines, je me jetai sauvagement sur l’homme qui se tenait le plus près de moi et lui déchiqueta la gorge, me délectant de son sang. Lorsque j’eus fini ce premier massacre, je vis les trois autres essayaient de fuir lâchant ainsi leurs prisonniers. Ils pouvaient toujours fuir, ma force et ma rapidité me permettraient sans problème de les rattraper. Je me mis alors à courir après eux, les percutant et les expédiant au sol chacun leur tour. Je plongeai ma main dans la poitrine du premier et sentis son cœur battre entre mes doigts, je plongeai mes yeux dans les siens et lui arracha sauvagement l’organe, le jetant au loin. Un bruit de chevaux retentit, et je vis la diligence s’enfuir au loin. Il me restait encore deux hommes. Je brisai les cervicales du premier qui s’effondra au sol pour ne plus jamais se relever. Lorsque je vis le visage de l’autre, ma haine s’intensifia, je reconnus parfaitement celui qui avait tué mon âme sœur, celui-ci je lui réservai un sort spécial. Je vis alors qu’à son auriculaire brillait ma bague de fiançailles. L’homme sortit son poignard et tenta de m’asséner un coup, mais je fus plus rapide. Saisissant son poignet, je lui arrachai la lame et avec, lui tranchai la main, récupérant ainsi mon alliance. L’assassin hurla et tomba à genoux, fixant son bras avec effroi mais je n’allais pas m’arrêter là. Je saisis sa mâchoire et le contraignis à me regarder droit dans les yeux. Je tenais toujours sa lame et la lui rendit  dans sa main valide. Le fixant toujours profondément, je lui ordonnai alors de se donner la mort de la même manière que je l’avais fait quelques semaines plus tôt. Il ne pouvait plus rien faire, les humains ne pouvaient lutter contre le don de persuasion des vampires. Je pris du recul et fus satisfaire de voir mon agresseur s’enfoncer la lame dans son ventre et restait étendu au sol à se vider lentement de son sang. Je regardai autour de moi le carnage qui venait de se produire et me rendit compte que c’était la première fois que je me nourrissais à vif de sang humain, la première fois que je tuais. Je souriais, satisfaite ma vengeance mais lorsque je pris réellement conscience de ce qui venait de  se produire, je me mis à pleurer. J’étais devenue un monstre, ma soif de sang m’avait transformé en un monstre aussi ignoble que ceux qui m’avaient tué voire même plus. Je voulais me venger, ils méritaient réellement de mourir mais la façon dont cela s’était produit m’inquiétait et m’amenait à me poser des questions sur la jeune femme douce et gentille que j’avais toujours eu l’habitude d’être et le monstre que j’étais en train de devenir. J’avais beau accuser Irina, elle n’était pas pleinement responsable de mes actes. Quelque chose de sombre commençait à germer en moi et cela m’inquiétait.

Irina était une femme mystérieuse, j’avais beau lui poser des questions sur son passé, elle ne répondait que brièvement et changeait de suite de sujet comme si elle avait quelque chose à cacher. J’avais beau la prendre pour une parfaite inconnue, il y avait quelque chose de familier chez elle, j’étais sure d’avoir déjà vu son visage quelque part. En effet, alors que juste après avoir accompli ma vengeance, je me disputai avec elle, la blâmant pour ce que j’étais. A un moment, elle me tourna le dos, je voulus la retenir pour lui faire face mais un morceau de sa robe se déchira et je vis sur son omoplate droite, une tâche brune, un croissant de lune. La même tâche de naissance que moi. Je compris alors que cette femme ne m’avait pas sauvé pour rien. Elle avait un lien avec moi qu’elle me cachait depuis le début. Qui était-elle ? J’eus soudain très peur, personne dans ma famille n’avait cette tâche très particulière, peut-être était-ce juste un pur hasard ? Mais je n’y croyais pas vraiment. La dispute augmenta d’un ton, je lui montrai ma tâche de naissance à mon tour et Irina me dit alors toute la vérité. Elle était ma mère. Au fur et à mesure qu’elle me racontait son histoire, je restais perplexe, je ne disais rien mais je refusais d’y croire. Cette femme ne pouvait pas être ma mère, ma vraie mère s’appelait Šárinka et mon père n’était pas un monstre ignoble mais un homme honorable. Mon monde s’effondrait de plus en plus chaque jour et là s’en était trop.

Je m’enfuis et courus jusqu’à la maison de mes parents dans la nuit sombre. Par chance, ils n’étaient pas là. J’entrai dans la demeure où j’avais grandi et cherchai une preuve qui confirmerait les dires d’Irina. Je refusai d’y croire, mes parents  ne m’auraient pas menti, je lui prouverai qu’elle me mentait ou qu’elle me prenait simplement pour quelqu’un d’autre. Je montai alors au grenier et tomba exactement sur ce que je redoutais. Un panier, une couverture, un mot. Tout ce qu’avait décrit Irina était là. Elle était ma mère. La colère monta en moi, toute ma vie avait été basée sur un mensonge. Je n’étais pas le produit de l’amour mais simplement une bâtarde issue d’un viol. Je ne comprenais même pas pourquoi Irina voulait de moi, elle aurait dû me haïr à moins que me transformer en vampire avait été sa vengeance, je n’en savais rien. Les larmes me piquèrent les yeux et j’entrai dans une rage folle. Mes pas me dirigèrent vers ma chambre et je me mis à saccager tout ce qui m’avait autrefois appartenu et fait on bonheur. Je renversai mes meubles, balançai mes produits de beauté, déchirai mes robes… J’étais hystérique, mon enfance venait de se briser en l’espace d’une soirée. Je détruisais la moindre chose qui me passait sous la main, jusqu’au moment où je tombai sur une boîte particulière. Lorsqu’elle se renversa au sol, je vis qu’il s’agissait de la boîte dans laquelle se trouvaient tous les cadeaux que j’avais reçus d’une personne anonyme, ce que j’avais cru venir des fées. Je compris alors qu’il s’agissait d’Irina, chaque année à mon anniversaire elle m’avait offert un cadeau. Je ne savais pas si je devais l’aimer ou la détester, après tout cette femme n’avait fait que me protéger, elle m’avait donné à la famille la plus bienveillante qui soit sans laquelle je n’aurai jamais rencontré Aleksandr. J’avais vécu tant d’années de bonheur… Un bracelet serti de rubis traînait au sol, il était tombé de la boîte d’Irina. Je le saisis et le mis à mon poignet, il deviendrait à son tour un symbole comme le médaillon que mes parents m’avaient donné à ma naissance ainsi que mon alliance. Tous ces bijoux représentaient ceux qui avaient fait ou faisaient partie de ma famille, ceux que j’aimais. Je ne connaissais pas très bien Irina, mais elle était ma mère et la seule personne qui resterait à mes côtés à travers les âges. Je savais qu’elle me protégerait même si désormais je n’avais plus besoin de l’être. Ce qu’il y a c’est que je ne voulais pas être seule et elle non plus. Le temps me permettrait de me faire à ma nature, désormais je n’étais plus une enfant fragile aux rêves brisés, je devais être forte et survivre. Je fermai les yeux et éteignis toute trace d’humanité qui me restait, je ne voulais plus me lamenter sur mon sort désormais. Je devais accepter pleinement ce que j’étais. Un vampire. Et ce que je faisais. Je tuai.

Through the Ages


Après que j’eus quitté la maison de mes parents, Irina et moi partîmes dans la nuit même. Aucune de nous n’avait envie de rester plus longtemps à Prague, nous avions perdu beaucoup trop de choses ici et désormais plus rien ne nous retenaient. S’ensuivirent de nombreuses années de cavale à travers différents pays d’Europe. France, Italie, Allemagne, Hongrie… Nous voyageons partout sans jamais nous installé quelque part. Nous n’étions pas à la recherche d’une maison, nous ne voulions que fuir et oublier, disparaître c’est ce que nous savions faire de mieux. Au bout de trois ans, je pus enfin sentir de nouveau la chaleur du soleil sur ma peau sans que celle-ci ne s’enflamme. J’avais l’impression de renaître, nous avions attendu aussi longtemps car ma mère devait être sûr que je sache me contrôler et nous avions besoin de l’aide d’une sorcière digne de confiance ce qui n’était pas facile à trouver en ces temps-là.

Pendant 271 ans, ma mère et moi avons voyagé ensemble, nous avions parcouru le monde et continuons de nous cacher et de rester discrète. Du moins c’est ce qu’elle désirait elle. Ma mère avait instauré une règle comme quoi nous ne devions révéler à personne ce que nous étions vraiment et devions nous cacher. Certaines personnes étaient prêtes à tout pour obtenir le secret de l’immortalité ou pour détruire les créatures que nous sommes. Ainsi, à chaque fois que nous nous installions quelque part, nous restions pas plus d’un an voir même quelques mois et repartions de suite dans une autre ville ou un autre pays aussi vite que nous étions arrivés. Ce mode de vie nous permettait de ne pas avoir d’attaches. Pour survivre, notre don de persuasion était ce qui nous était de plus utile. Nous hypnotisions des gens afin de vivre chez eux et de profiter de leurs biens. Irina voulait que nous restions vigilantes en s’incrustant chez des gens modestes mais moi j’avais toujours eu des goûts de luxe, je voulais ce qu’il y a de mieux, ce qui était digne de moi. Au fur et à mesure des années alors qu’au début j’avais pu paraître amer et nostalgique, je devenais de plus en plus sombre et avais beaucoup trop confiance en moi. Mon assurance nous causé parfois quelques torts mais jamais je ne me sentais responsable des misères qui pouvait nous arriver par ma faute. Être un vampire, j’aimais cela de plus en plus. Je me sentais puissante, supérieure à toutes ces proies qui nous entouraient, je voulais m’élever au sommet. Je n’avais plus envie de me cacher. Malheureusement Irina n’était pas du même avis que moi, ma mère ne profitait pas assez du don que nous avions reçu et continuait à se prostituer pour de l’argent. Elle qui était plus forte et dangereuse que n’importe quels clients qu’elle recevait, elle aurait pu quitter ce commerce il y a des lustres. Je ne comprenais pas pourquoi elle avait si peu de dignité, sans doute sa vie d’avant l’avait beaucoup trop traumatisée, tout comme la mienne.

Au fil du temps, notre relation se dégradait mais elle se solidifiait en même temps. Nous n’avions pratiquement rien en commun si ce n’est qu’une soif qui ne s’assouvirait jamais. Soif de sang, soif de vengeance… Nous aspirions aux mêmes choses mais étions pourtant si différentes. Tandis qu’elle prenait les précautions nécessaires pour assurer notre survie, moi je devenais de plus en plus insouciante et manquai de nous faire découvrir de nombreuses fois. Toutes les deux, nous faisions en sorte de nous attacher à personne, c’était le meilleur moyen de ne pas souffrir. Néanmoins, je ne réussis pas à respecter cette règle. En 1920, juste après la fin de la Première Guerre mondiale, Irina et moi étions en Amérique. En ce temps-là, la Louisiane savait faire la fête, on entendait du Jazz partout dans les rues de la Nouvelle-Orléans et les cabarets étaient remplis de personnes célébrant la victoire. L’alcool était interdit avec la prohibition mais la contrebande régnait de partout. Ma mère et moi nous étions installées chez un vieux célibataire assez fortuné, nous profitions de sa belle demeure et de son argent. Nous nous faisions passer pour des sœurs comme pour toujours, Irina était beaucoup trop jeune pour avouer être ma mère sans avoir l’air folle. Nous avions beau nous incruster dans de belles soirées, des bals, des opéras… Nous mentions toujours sur notre histoire et restions très mystérieuses lorsque l’on nous adressait la parole.

En 1920, je commençai donc à m’attacher à un soldat de l’armée Américaine, un bel homme assez arrogant mais on peut dire que nos fortes personnalités nous avaient rapprochés sans le vouloir et peu à peu je retombai amoureuse. Je m’en voulais, je ne cessai de penser à Aleksandr, cela faisait pourtant plus de 200 ans que je l’avais perdu. L’eau aurait dû couler sous les ponts mais son souvenir était encré en moi à jamais. Néanmoins, je projetai de révéler ma véritable nature à mon nouvel amant, malgré les mises en garde de ma mère. Peut-être voudrait-il même se faire transformer ? Ma mère refusait catégoriquement cette idée car cela signifierait que je partirai et la laisserai. Au bout de plusieurs mois, alors que lui et moi rentrions de notre côté après un rendez-vous, je passai me nourrir en vile avant de revenir à la maison. Lorsque je revins, je fus alerté par des bruits de bagarre. Pensant que ma mère avait des ennuis, je me dépêchai de courir mais je compris que ce n’était pas elle qui avait des ennuis mais mon amant. Irina était en train de le menacer, ils parlaient tous les deux de moi, je l’entendais lui dire à quel point il m’aimait et elle l’accuser d’être ce qu’il n’était pas et le blesser. Lorsque j’atteignis enfin la demeure, je me précipitai dans la chambre et vit alors ma propre mère s’attaquer à celui que j’aimais et lui arracher sauvagement la jugulaire pour se nourrir de son sang. Lorsqu’elle se retourna, je la regardai sans pouvoir rien dire, du sang coulait le long de ses lèvres et je n’entendais plus battre le cœur du soldat. La colère monta en moi et je me jetai sur elle afin de la faire payer. S’ensuivit une longue lutte acharnée, tandis qu’elle essayait de me faire comprendre qu’elle avait fait ça pour me protéger, que l’homme que je commençais à aimer était un chasseur et qu’il m’avait trahi, je devenais plus violente. Je refusai de la croire, elle avait peut-être raison mais j’étais sûre qu’il ne m’aurait jamais fait de mal, ses sentiments envers moi étaient sincères et il l’avait même dit à Irina mais cette dernière l’avait tué. Nous ne nous étions jamais disputées de manière aussi violente, sur le moment, tout ce que je voulais c’était la tuer. Mais lorsque l’occasion se présenta, que je tenais son cœur dans sa poitrine et vit l’expression de son visage, je me résignai. Je n’arrachai pas l’organe, je ne pouvais tuer ma propre mère. Je me sentais lâche et impuissante mais je n’avais pas la force de faire cela. Elle était la dernière personne qui me restait. Je pris la fuite par la fenêtre et m’en allai, bien décidée à ne plus jamais la revoir. Désormais, j’étais seule.

How I Love Now


Durant trente ans j’ai été seule. Je ne voulais plus voir ma mère après ce qu’elle m’avait fait. Son simple souvenir suffisait à me mettre dans une rage incontrôlable. Après le meurtre qu’elle avait commis, j’ai eu besoin de prendre mes distances et je suis retournée en Europe où j’ai laissé ma haine s’exprimer. Laissant derrière moi de nombreux cadavres, je m’en prenais à tous ceux qui avaient le malheur de m’irriter. J’étais constamment énervée et j’étais devenue sanguinaire. C’est comme ça que j’agis lorsque je suis blessée. Durant ces trente ans donc, je n’ai eu aucun signe de ma mère, je n’avais aucune idée d’où elle pouvait être ou bien si elle était morte ou pas. Dans les années 50 je revins alors en Amérique. J’explorais différents États et revins même en Louisiane. J’imagine que je voulais revenir sur mes pas pour voir si elle était toujours en vie. Mais au bout de quelques mois, elle me retrouva. Ma mère me suivait partout où j’allais et nettoyait tous les dégâts que je faisais. Je la repérai vite mais même si je lui adressai la parole, je n’étais pas prête à lui pardonner et je lui fis bien comprendre. Je n’allais pas m’attaquer à elle ou la tuer. J’allais simplement l’ignorer.

Désormais nous habitons à New York et je dois dire que cette ville me plaît bien. L’ambiance, le mode de vie… tout me plaît et je compte bien rester ici un peu plus longtemps pour une fois ! D’ailleurs ça fait déjà deux ans que j’y suis, ce qui est un miracle. Même Irina ne dit rien à propos de ça, elle qui n’aime pas rester plus que quelques mois dans la même ville, elle s’habitue à cet endroit. Ici il y a plein de meurtres chaque jour pour couvrir mes activités nocturnes ce qui est beaucoup plus discret que de vivre dans une ville de campagne où un meurtre ferait un véritable écho. Désormais toutes les grandes villes sont un vrai terrain de chasse pour les vampires !

En ce qui me concerne plus particulièrement, je mens souvent sur mon âge et mon identité. Je travaille comme chasseuse de primes à mon compte et débusque des criminels pour de l’argent. Parfois je tue même pour de l’argent, en particulier pour mes clients surnaturels. Ma profession me plaît. En revanche, je n’ai pas d’appartement, je m’incruste toujours chez des inconnus et profite d’eux ou bien alors je rentre quelques fois quand je suis blessée ou que je n’ai nulle part où aller chez ma mère. Notre relation est toujours extrêmement tendue, nous vivons chacune de notre côté. Néanmoins, elle s’obstine à vouloir m’aider ce qui m’agace profondément. Les vampires n’ont pas besoin d’être protégés.



© Halloween de Never Utopia


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